Aujourd'hui, dimanche 25 juin 2017 , 17h 52mn.

L'histoire de Nideyle

Il était un univers : le Soma ; pour lequel deux Infinitudes se bataillaient le pouvoir. Comme deux enfants se querellant sans-cesse, comme deux adversaires s'opposant à une partie d'échecs. Ni ennemis, ni amis, tous deux menaient leur lutte au travers de leurs jouets : leurs planètes et les peuples qu'ils y avaient créés...

Alrik est associé au « bien » et de nombreux temples de Nideyle lui sont dédiés. Synonyme de création, de vie, de joie et de miracles, il demeure encore aujourd'hui un Dieu révéré et respecté. En revanche, vous auriez plus volontiers associé Amroth au diable... sombre, malfaisant, craint de la majorité des Nideyliens et adulé par les plus brutaux d'entre eux, il ne se manifeste guère que sous l'apparence d'un dragon terrifiant. Pour dire la vérité, ni l'une ni l'autre de nos Infinitudes n'a de réel visage ou d'existence matérielle, bien qu'ils se plaisent tout deux à adopter l'apparence de leur choix.

Mais qu'est-ce que Nideyle, vous demanderez-vous ?
Il s'agit d'une planète bien éloignée de notre regretté Système Solaire. Comme une jumelle à la Terre, à des années lumières de cette dernière, Alrik s'était attelé à la création de ce monde vierge de toute pollution et surtout, à l'abri de la corruption et de la vanité des hommes...

ParcheminJouant à créer la vie, Alrik peupla Nideyle d'humains, puis de ses créations les plus inattendues. Les plus proches de la nature furent les Morphes – clans d'humains aux yeux sombres capables de se métamorphoser en animaux – puis les Orphes – peuple hybride entre l'homme et l'animal – et enfin les Picaris – individus presque exclusivement végétaux, nés d'un gigantesque incendie qui ravagea la forêt du Mahjour, aujourd'hui devenue un désert aride. Il ajouta les Ohimes à la peau sombre qui, guidés par Quinah, donnaient parfois naissance à des demi-Dieux à têtes d'animaux comme en vénéraient les egyptiens d'autrefois. Avec ravissement, Alrik contempla la paix et la symbiose de ses créations... jusqu'à ce qu'Amroth décide d'y apporter sa patte personnelle. Lui aussi voulu s'essayer à la vie d'artiste. Lui aussi, voulu jouir de l'évolution de ce monde. Alors il façonna Drakmonniss, un puissant dragon marin à l'image du Léviathan. Mais elle fut trop arrogante, trop belliqueuse, trop territoriale. Bientôt, elle se prétendit propriétaire légitime de Nideyle et se bâtit une armée en secret. Furieux, Alrik souffla des tempêtes de colère et ébranla la planète de tremblements de terre et d'éruptions volcaniques, faisant surgir d'entre ses flancs – pour la première fois – un peuple guerrier. Il leur laissa pour guide la jeune et farouche Saan Vean, la meilleure d'entre toutes, celle qui élèvera ses soeurs Tenaag'i contre les enfants ratés de Drakmonniss : les Winghox.

Mais Drakmonniss, blessée, se dissimula dans les profondeurs les plus sombres des océans de Nideyle et devint la gardienne des côtes sud. Tant et si bien qu'au jour où vous lisez ces lignes, vous ne trouverez aucun marin de ce monde prétendant ignorer ou ne pas craindre Drakmonniss : la terreur des mers !

De nombreuses années s'écoulèrent ainsi, la vie ayant reprit son cours imperturbable.

Nideyle était jeune, innocente. Loin de la Terre, elle ne connaissait pas les affres des guerres nucléaires, des nuages d'oxyde, des pesticides brûlants. Douce planète comme un paradis perdu au fin fond d'un univers trop grand pour elle.

Tout juste quelques peuples s'y battent-ils, comme il est dans la nature des hommes de se chercher querelle. Au nord, le Roi Livian d'Ephtéria n'a de cesse que d'envoyer sans relâche ses éclaireurs à la conquête de ses voisins. Au sud, les Winghox patrouillent et livrent bataille à leurs voisines Tenaag'i comme leurs créateurs le leur a enseigné.

Et l'histoire aurait pu se perpétuer ainsi, si un autre événement imprévu n'était pas survenu peu après.

Car tout là-bas où l'on ne regardait pas, loin parmi les étoiles, les Terriens venaient de délaisser la Terre – meurtrie jusqu'à cesser de vivre. Après avoir bâtit d'immenses vaisseaux, ils embarquèrent en quête d'une nouvelle planète viable à conquérir, préférant la fuite à une mort annoncée. Au cours de leur périple, ils firent escale sur quantités d'autres mondes. Certains étaient vides ou invivables, d'autres étaient peuplés de races étonnantes. Les Cortesians par exemple, capables de télépathie, ou bien les Pelel'je qui furent considérés comme des parasites davantage que comme une race à part entière. Ainsi donc l'Atlas IV vit monter à son bord d'autres peuples que les Terriens qui l'avaient construit, et reprit son exode.

Lorsque Alrik et Amroth daignèrent prêter attention à autre chose que Nideyle, il était déjà trop tard : l'immense vaisseau s'écrasait sur leur planète !

C'était il y a 111 ans...

Depuis, nos deux Infinitudes ne sont pas intervenues.
Elles ont observé.

Au contact des peuples rencontrés au cours de leur périple, les Terriens semblaient avoir appris à se montrer moins agressifs, moins vaniteux, moins destructeurs, plus sages. Ils intriguèrent les Dieux qui les laissèrent agir à leur guise. La cohabitation avec les Nideyliens s'annonçant plutôt bien, ils s'en contentèrent. Bientôt, la vie s'organisa autour du lieu du crash. Une ville fut érigée, moderne et futuriste, contrastant drôlement avec les modes de vies archaïques des peuples déjà présents. Puis il y eut une tour, puis les « Ghettos » – cette ville modeste aux bâtisses hétéroclites. Aujourd'hui, Néobabel, la Basse-Ville et leurs Ghettos font partie de Nideyle et s'ouvrent aux peuples qui les entourent, sans interférer avec les modes de vies si différents du leur.


N'hésitez pas à consulter l'Encyclopédie de Nideyle afin d'avoir davantage de précisions sur les différents contextes. Aussi, la section Échanges est ouverte aux invités et à leurs questions.

Haut
Accueil du site
Bas