Mal pour mâle...

Bâtie après le crash de l'Atlas IV, c'est une ville complexe à la pointe des nouvelles technologies, futuriste, propre, et protégée par un Dôme d'énergie fort curieux.

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Mal pour mâle...

Messagepar Ceithli » 30 Aoû 2011, 16:41

Précedemment: Forêt amazonienne
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Archélas et Ceithli avaient fini par repartir, quittant les forêts de Sud, comptant sur Némésis pour retrouver le chemin par lequel elle était passée pour venir jusqu'à eux, la féline avait repris son apparence de guépard pour pouvoir trottiner à ses côtés sans trop se fatiguer, et surtout, elle permettait de faire fuir d'autres prédateurs et progressivement, la jument avait fini par comprendre qu'elle la protégeait.

Durant tout le trajet du retour, le soldat avait plus ou moins dormi sur le dos de sa monture, de temps en temps, Ceithli s'avançait d'un pas inquiet alors que Némésis tremblait de la savoir si proche - protecteur oui, mais fallait pas exagérer - pour renifler s'il était toujours vivant. Son inquiétude pour lui grandissait encore et encore, pendant les haltes, elle montait la tente, chassait, récupérait des baies pour essayer de lui offrir des vitamines, mais il ne gardait presque rien. Ses joues se creusaient et elle avait l'impression que sa fièvre empirait... les jours passaient et il n'allait pas mieux, bien au contraire.

De son côté aussi, elle avait le sentiment qu'elle tombait malade. Peut être avait-elle fini par attraper son mal, mais lorsqu'elle prenait forme animale, elle se sentait mieux, aussi se disait-elle que ce n'était surement rien de grave. Némésis avait trouvé un passage dans les montagnes, moins abrupt, plus accessible et pourtant, pas vraiment de traces de passages... ce sentier était inconnu de l'homme et c'était tant mieux, ils ne trouveraient personne sur leur chemin. Quelques teignes parfois et la féline avait alors entrainé les prédateurs au loin en courant le plus vite possible, essayant de tuer ce qui lui tombait sous la patte - lapin, marmotte, chamois - pour les laisser derrière elle et ainsi permettre aux teignes de quoi se mettre sous la dent, puis elle retrouvait la piste de Némésis et essayait de lui faire accélérer le mouvement.

Après quatre jours, ils avaient à peine réussi à franchir les montagnes, mais les immenses plaines du Nord se dessinaient enfin devant eux, et ils étaient désormais en terrain connu. Il y eut encore plusieurs arrêts, profitant de la forêt et de ce qu'elle pouvait apporter, remplir l'outre, s'approvisionner en baies et en viande avant de repartir, mais le soldat ne mangeait toujours presque rien. Horriblement pâle, la féline commençait à penser que la semaine dont avait parlé l'amazone était peut être bien réelle, même pour un homme. Et cette semaine arrivait bientôt à son terme, cela faisait six jours qu'ils avaient quitté Yeillstrand.

Elle avait finalement choisi de prendre la direction du Dôme et de la grande Tour de la Basse Ville... pourquoi? Parce qu'elle doutait fortement que le mal dont souffrait Archélas pouvait être soigné par un simple guérisseur. De ce qu'elle savait, pour le peu qu'elle y était allée, la Basse Ville offrait des lieux où on pouvait bien mieux soigner les gens, ils appelaient cela «hôpital». Il fallut deux jours de marche supplémentaires pour que le dôme soit enfin visible pour de bon, et la jeune femme choisit alors de reprendre forme humaine, revêtant l'une des tenues de chat pour paraître plus présentable et venir saisir la main de son amant, comme pour le rassurer de sa présence. Elle ne savait même pas s'il était vraiment conscient, elle savait juste qu'il respirait encore, crachant parfois ses poumons et tremblant comme une feuille alors qu'il était brûlant de fièvre. Sa main était moite et pourtant elle refusait de le lâcher, elle-même était pâle, mais elle se sentait tout de même bien, après tout, à force de ne manger que de la viande crue et quelques fruits, il était surement normal qu'elle soit patraque, son organisme n'était pas fait pour qu'elle ne demeure que sur un seul régime alimentaire. Enfin si, mais lorsque cela faisait des années que vous viviez d'avantage en humaine qu'en féline, il était normal que le corps ne soit pas très content de ne pas avoir sa dose d'aliments cuits.

Maintenant, la question était de savoir où se rendre, elle ne connaissait que le mot «hôpital» mais elle ne savait pas comment faire pour y aller, et avec son piètre sens de l'orientation, c'était surement peine perdue qu'elle cherche d'elle-même. Elle espérait pouvoir rencontrer quelqu'un qui pourrait la renseigner, et déjà, savoir si elle pourrait passer ce dôme?

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Re: Mal pour mâle...

Messagepar Archélas Ages » 30 Aoû 2011, 23:53

S'ils n'avaient avancés que très lentement lors de leur traversée de l'Échine de Drakmonniss, leur progression fut bien plus rapide en forêt et davantage encore lorsqu'ils atteignirent les plaines. Plus légère sans sa selle aux fontes remplies d'objets en tous genres, Nemesis filait droit devant comme si elle était investie d'une mission, les oreilles couchées de sentir l'équilibre précaire de son cavalier sur son dos. Archélas semblait lui faire honte. On n'avait pas idée de se tenir si mal lorsque l'on était soldat ! Près d'elle, elle laissait le grand chat trottiner en l'épiant d'une oreille méfiante, s'habituant à la routine qu'il lui imposait : avancer aux premières lueurs du jour, s'arrêter aux cours d'eau ou lorsque la nuit tombait, dormir – manger pour sa part – repartir aux premiers signe d'agitation de la femme prédatrice. Elle renâclait parfois avec lassitude, semblant penser que la vie était plus simple lorsque son capitaine voyageait avec d'autres cavaliers. La compagnie de ses semblables lui manquait d'autant plus que celle de Ceithli la rendait nerveuse, et dormir en sa compagnie était trop lui demander. Personne ne montait la garde pour elle, et ainsi somnolait-elle debout quelques heures, à bonne distance des deux humains qu'elle se trimbalait jour après jour.

De son côté, Archélas jetait un regard éteint sur ce qui l'entourait. Frigorifié à longueur de temps, il avait d'abord pensé que la maladie s'estomperait d'elle-même avec le temps comme un gros rhume... mais force lui fut de constater qu'elle persistait à s'aggraver et à l'épuiser constamment, au point que son moral déclina plus vite que prévu. Il tenta bien d'aider Ceithli une ou deux fois mais la jeune femme eut tôt fait de le faire asseoir comme s'il s'agissait d'un vieillard trop fatigué pour le moindre effort physique. Elle l'obligeait chaque fois à manger, lui ne gardait que peu d'aliments malgré ses efforts, et il fondit plus rapidement que neige au soleil. C'est donc les traits creusés et des cernes plus profondes que les empreintes de Nemesis dans la boue qu'il se présenta aux abords du Dôme. Les yeux rivés sur la surface miroitante d'un bel orangé, il ne savait plus très bien s'il devait s'extasier d'une telle merveille ou mettre cette hallucination sur le compte de sa fièvre. Au final, il eut l'air blasé d'un gosse incapable de s'émerveiller de rien, et se laissa aller sur l'encolure de sa jument comme s'il souhaitait s'y endormir. La main de Ceithli se refermant sur la sienne lui fit rouvrir les yeux.

Il y eut un silence durant lequel il sembla l'interroger du regard. Qu'elle ait repris forme humaine si tôt l'intriguait un peu, aussi cherchait-il à en comprendre la raison. Et si cette grande bulle n'était pas qu'un mirage ? Et si elle espérait le secours de Sayah dans cette ville étrange ?

« Viens... » l'invita-t-il en tirant sur sa main pour qu'elle se rapproche.

Nemesis s'arrêta, les jambes solidement campées au sol, prête à bondir à la moindre alerte, elle roulait de grands yeux en observant Ceithli de biais tandis qu'Archélas l'incitait à monter avec lui à cheval. Encore porter le guépard alors qu'il pouvait la dévorer à tout moment ? Le simple effleurement des jambes de son cavalier sur ses flancs la fit bondir en avant au petit trot, affolée à l'idée de se promener avec une paire de crocs juste derrière sa nuque. Quelques heures plus tard, ils s'arrêtèrent devant le Dôme. Nemesis, guidée par son instinct grégaire, s'était machinalement dirigée vers un poste-frontière en apercevant d'autres formes humaines regroupées sur le même point.

Ensuite, ce fut Tarzan dans la ville...

Des cinq douaniers, l'un haussa un sourcil, l'autre ricana à l'oreille d'un collègue au sourire goguenard, le quatrième en resta bouche bée au point d'en laisser tomber la cigarette qu'il fumait et le dernier se jeta sur le système de communication pour prévenir on ne savait quel service. Nemesis s'était arrêtée et surveillait la descente de ses deux cavaliers en soufflant bruyamment. En mettant pied à terre, Archélas plia les genoux, incapable de supporter son poids. De la cabine aux vitres impeccables surgissait la voix étouffée du seul douanier suffisamment motivé pour faire son travail.

« Poste-frontière Nord-Est, deux individus. Homme blanc, humain standard et femme, Morphe. Entre vingt et trente ans, probablement une urgence médicale pour l'un des deux. »

Les quatre autres observaient la scène sans bouger, chuchotant entre eux sans beaucoup de subtilité ni de discrétion.

« Bon bah déjà ils ont pas d'cornes...
_ Tant mieux, j'aime pas ces foutus cocus du sud.
_ Arrêtez, si ça s'trouve ils sont de chez nous...
_ Avec cette dégaine ?
_ T'as vu beaucoup de Morphes en ville toi ? À part sous leur forme animale ils évitent le coin en général, mais celle-là a pas l'air au parfum pour les ramassages scientifiques.
_ On lui dit ?
_ Laisse tomber...
_ Sinon Cro-Magnon là, il va pas faire une syncope si on lui explique le fonctionnement d'une douche ? »


Le reste se perdit dans des réflexions que leur fou-rire étouffait à moitié, jusqu'à ce que le cinquième douanier ne sorte de sa cabine.

« Ça vous fait rire ? Vous trois, vous allez mes les conduire au Pôle Sanitaire du quartier Est, ça vous fera les pieds ! Et toi, tu vas aller prévenir le Pôle de Sécurité Centrale. »

Les rires s'interrompirent aussitôt. L'un des hommes tourna les talons et s'éloigna en bougonnant tandis que le douanier, un bonhomme grassouillet, s'approchait enfin d'Archélas et Ceithli.

« Bonjour. Je suppose que vous venez pour des soins ? On va vous conduire vers des médecins, mais avant je dois prendre quelques renseignements. Je suis désolé, c'est obligatoire, mais ça ne fait pas mal je vous rassure. »

Son ton était à la fois aimable et enfantin, comme s'il prenait ses deux visiteurs pour des arriérés. Sans méchanceté, par réflexe comme lorsque l'on s'adresse à un enfant ou à une personne très âgée. Il sortit un petit appareil de sa poche ressemblant à une machine à carte bancaire et la présenta à Ceithli qui lui semblait en meilleur état que l'homme qui l'accompagnait.

« Il faut mettre vos doigts dessus les uns après les autres, comme ça. Il fit la démonstration en posant la pulpe de ses doigts boudinés. Vous voyez ? »

Il tendit ensuite l'appareil à la jeune Morphe puis en fit de même avec Archélas, quoi que pour ce dernier il dut tenir la machine pendant que la féline guidait les doigts du soldat sur l'écran électronique. Il leur demanda ensuite leurs noms sans cesser de pianoter sur son engin étrange et les remercia, faisant finalement signe aux trois hommes restant d'escorter les nouveaux venus. Et ainsi la petite troupe se mit en route. Archélas jeta à peine un regard sur l'architecture qui l'entourait, se concentrant sur la mécanique devenue compliquée de la marche à pieds. Les lueurs du Dôme se reflétaient sur leurs visages à tous les deux, jetant sur les choses des notes de couleurs surréalistes. Quelques passants changèrent de trottoir en les croisant, un groupe d'adolescente pouffa de rire à leur passage, un marchand les interpela depuis sa baraque à frites, mais malgré ces épreuves insolites sur leur route, ils arrivèrent enfin au Pôle Sanitaire du quartier Est, autrement dit un bâtiment immense, luxueux, lumineux, moderne et bardé de technologies à rendre fou de jalousie n'importe quel fondu de Science-Fiction.

« On ne passe pas par l'accueil. Lâcha enfin l'un des hommes chargé de les escorter. On vous attend dans une aile privée. »

Ils bifurquèrent à plusieurs couloirs, s'arrêtant souvent pour attendre Archélas que la marche épuisait. Ils durent même courir jusqu'à un chariot d'urgence pour lui trouver un récipient où vomir ! Enfin, ils ouvrirent la porte d'un petit bureau et refermèrent derrière le couple bien mal en point, laissant seuls Archélas et Ceithli avec un médecin assis à son bureau.

« Je vous en prie... » fit-il par-dessus ses lunettes en demi-lune en désignant deux sièges en plastique face à lui.

Son regard perçant se posa sur l'un, puis sur l'autre. Intérêt pour le soldat dont l'état de santé déplorable semblait prometteur en bonne surprise. Une nouvelle maladie qui pourrait porter son nom peut-être ? Avidité pour la Morphe. Il n'avait encore jamais soigné de Morphe et son esprit grouillait déjà de tous les tests qu'il rêvait de lui faire subir.

« Je commence par qui ? Monsieur ? »

À demi évanoui sur sa chaise, Archélas battit des cils comme pour supplier d'être achevé. Le médecin soupira et secoua légèrement la tête de gauche et de droite. Celui-là, il n'en tirerait rien, et il ne fit aucun effort pour cacher son exaspération. Son regard inquisiteur se planta alors sur Ceithli et il se leva pour se diriger vers une armoire métallique. Alors qu'il farfouillait dans les cartons, il enchaînait les questions d'un ton relativement doux, mais avec un manque de compassion évident donnant l'impression qu'il s'ennuyait un peu.

« Vous pouvez me dire quels sont ses symptômes ? Et je vais avoir besoin de savoir où vous étiez ces derniers mois : si vous avez voyagé, où, combien de temps, ce que vous y avez fait et d'où vous êtes originaire, si vous avez mangé ou but quelque chose d'inhabituel... »

Il claqua les portes de son armoire et posa sur son bureau une seringue et une quantité impressionnante de tubes. Un gros élastique dans l'une de ses mains, il pris le bras de son patient sans même lui demander son avis et le garrota, mission prélèvement sanguin.

« Ne bougez pas, je vais vous prendre un peu de sang pour... Pour essayer de trouver ce que vous avez. »

Il soupira une nouvelle fois, devinant que ces deux-là devaient venir d'un royaume d'arriérés et qu'ils n'entendraient rien à ses explications scientifiques. Leur parler d'analyse, c'était comme tenter d'initier un troll à l'art du napperon...

« On a des machines qui nous permettent de savoir si une maladie se promène dans votre sang, mais pour ça, il faut que j'en prenne un peu. Il leva un œil vers Ceithli. Et à vous aussi. Ça pique un peu mais ce n'est pas très long. »

Et pour illustrer ses propos, il s'autorisa à piquer un Archélas complètement à côté de son assiette, remplissant plusieurs tubes à une vitesse révoltante. Défaisant l'élastique du bras du soldat, il prit quand-même la peine de prendre son pouls avant de se relever, de ramasser ses tubes et d'aller les porter dans une sorte de tiroir donnant sur la pièce voisine.

« Voilà, nous verrons bien dans quelques minutes. Madame... à vous ? »

Il ne savait pas trop pourquoi, il se doutait que la jeune femme ferait un peu plus d'histoire...


Je te laisse t'amuser avec les tests : radios, IRM ou imageries du futur, fais-toi plaisir. Si ça ne va pas (je te laisse pas vraiment l'occasion d'agir), dis, j'éditerai sans problème.

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Re: Mal pour mâle...

Messagepar Ceithli » 31 Aoû 2011, 00:52

Ne se souciant de rien de ce qui pouvait l'entourer, les moqueries des passants, des gardes aussi, la féline ne faisait que regarder Archélas, rien que lui. Elle ne fit pas attention au trajet emprunté, elle aurait du pourtant, qui sait, peut être allaient-ils devoir fuir rapidement? Non, ce serait difficile de fuir d'un endroit pareil... de toute façon elle ne s'en occupait pas.

Lorsqu'elle arriva à l'hôpital, les choses se compliquèrent, car elle ne pouvait plus échapper à toutes ces choses étranges qui l'entouraient! Lorsqu'elle avait débarqué aux ghettos, elle avait vu des voitures, des radios, des télévisions, mais ce n'était rien comparé à ce qu'il y avait ici. Tout était blanc, lumineux, éblouissant, les machines faisaient de petits bruits stridents, il y avait des gens qui passaient à toute vitesse en parlant une langue qu'elle ne comprenait pas - ou du moins prononçaient des mots qu'elle ne comprenait pas - jusqu'à ce qu'on les conduise enfin dans une salle où il n'y avait qu'un seul homme, apparemment un Docteur.

Sans un mot, elle se plaça à côté de lui, rapprochant sa chaise pour être collée à lui, tenant sa main alors qu'il leur posait des questions étranges. Symptômes? Oh! Oui! Ce qui ne va pas!


«Il... il est malade...» il lui jeta un air presque désespéré, aussi se mit-elle à réfléchir rapidement «Il ne mange pas, il tousse, il ne dort pas non plus! Il a une fièvre depuis des jours, plus d'une semaine, peut être même deux je ne suis pas sure de quand ça a commencé...»

Les larmes lui montèrent aux yeux et les mots se perdirent dans sa gorge pendant qu'il se levait pour prendre un garrot,déclarant qu'il devait lui prendre du sang pour voir s'il n'y avait pas une maladie à l'intérieur. Elle le laissa faire, rassurant le soldat comme elle pouvait en se retenant de pleurer. Lorsqu'il eut terminé, il se tourna vers elle pour lui demander ce qu'elle avait... elle haussa juste les épaules, regardant encore le soldat

«Je vais bien. Je suis juste fatiguée... nous sommes allés loin dans le Sud. On... on a pris un bateau pour aller jusqu'au village des winghox pour une mission... il est soldat.» il sembla cependant insister pour prendre son sang, aussi tendit-elle le bras pour qu'il y mette le garrot. Parfaitement docile, comme une poupée, une marionnette qui ne vivait que pour l'homme amorphe à ses côtés «Mais on a été attaqués par Drakmoniss. Je crois que c'est là qu'il a commencé à être malade... c'était il y a deux semaines je crois... je n'ai plus vraiment la notion du temps.»
- «Continuez... vous avez mangé quoi?»
demanda le docteur en la regardant par-dessus ses lunettes tout en lui prélevant du sang.
- «J'ai chassé. Je... suis un guépard. Du lapin, du chamois aussi je crois, on le faisait cuire on avait réussi à faire du feu. Enfin moi quand j'étais sous ma forme animale, je mangeais cru.»
- «Très bien. Autre chose?»
- «On avait une corne d'abondance, alors il y avait des fruits secs aussi, des baies...»


Il approuva et déposa les autres tubes sur un autre plateau pour les poser à côté afin qu'ils soient analysés puis il alla s'assoir pour noter déjà ce qu'elle avait dit. Instinctivement, elle avait replié son bras pour arrêter la petite blessure provoquée par l'aiguille de saigner, sans même qu'il ne le lui demande.

«Bon, nous disons donc, principalement du gibier et des fruits secs. Est-ce que vous avez atteint cette ville ou vous êtes rentrés tout de suite?»
- «Non, nous avons été capturés et menés à la ville winghox. On nous a jetés dans une douve, puis ensuite on nous en a sorti pour nous habiller et nous nourrir d'une horrible mélasse. Mais je ne sais pas ce qu'il y avait dedans, je suis désolée.»
il grimaça un peu, notant quand même qu'il y avait donc des ingrédients inconnus dans la chaine des indices «Puis nous sommes allés dans une des boutiques de Sayah qui nous a renvoyés dans la montagne... et à partir de là, nous avons à nouveau mangé ce que je chassais, mais il commençait déjà à être bien malade...»
- «Très bien. Et donc vous êtes arrivés jusqu'ici comment? En marchant?»

Elle marqua une pause, le regardant à nouveau. Elle n'avait pas parlé du village des Tenaag'i, il avait juste mangé un peu de riz à ce moment là.. et elle était fatiguée, très fatiguée. «Lui était à cheval. Moi j'ai marché.»
- «Vous le sortiez d'où ce cheval?»
- «Longue histoire... encore un tour de passe passe de... Sayah...»
elle ramena sa main devant sa bouche, retenant une puissante nausée qui venait de la prendre. Il se leva et regarda ses pupilles en lui mettant une lumière dans l'œil, mais il ne put rien voir, elle était morphe! Cependant, au lieu de se sentir bête, il semblait plutôt fasciné. Deux infirmières arrivèrent, de forte corpulence pour attraper chacune un bras d'Archélas et l'emmener

«N... Non! Où vous...»
- «Ne vous inquiétez pas! On va lui faire faire des examens complémentaires. On va essayer de savoir ce qu'il a!»
s'empressa t'il de rajouter en sachant qu'elle n'allait pas comprendre. Elle se leva alors mais il l'obligea à s'assoir

«Non! Vous! Vous restez là! J'ai encore des analyses à vous faire faire...»

Il lui tendit un gobelet et lui montra une pièce à côté, une infirmière entra à son tour, plus féminine que les premières «J'ai besoin d'un test d'urine. Vous allez aller dans la pièce à côté et faire pipi là dedans!»

Ramenant à nouveau sa main devant sa bouche, elle se leva, se fichant totalement de ce qu'on lui demandait de faire. L'infirmière l'aida en réalité, et elle put même prendre une douche rapidement, et ce fut une sorte de marionnette sans volonté ni réaction qui revint dans le bureau, trempée alors que l'infirmière essayait de lui sécher les cheveux. Elle donna le gobelet au médecin qui le fit passer aussi à côté pour analyse. Puis elle fut assise face au médecin, sans même savoir tout ce qu'on pouvait faire subir à Archélas.

«Bon, on va vous conduire dans une chambre pour que vous receviez les premiers soins de base. Vous serez surtout alimentée convenablement et réhydratée. Je reviendrai vous voir quand j'aurai les résultats, aussi bien les votres que ceux de votre mari.»

Mari? La féline ramena instinctivement sa main sur la bague qu'elle portait toujours autour du cou. L'infirmière la leva et l'amena dans une chambre où elle fut allongée, on lui planta une aiguille dans le bras, des sachets étaient accrochés pour qu'elle se rétablisse, et d'autres médecins venaient la voir ou se précipitaient pour avoir les résultats de ses analyses et en apprendre plus sur elle.

Combien de temps elle resta là? Elle ne le savait pas. Les yeux ouverts, fixant le plafond, elle sentait ses forces lui revenir petit à petit... mais elle n'était pas bien. Elle avait peur, terrorisée même. Que faisaient-ils à Archélas? Allaient-ils pouvoir le soigner? Pourquoi être venu ici... elle n'en savait rien. Mais lorsqu'elle battit des cils, le médecin se tenait à côté d'elle, la fixant de son petit regard perçant, un sourire en coin espiègle de celui qui tient une mine d'or face à lui.


«J'ai vos résultats. À part quelques petites carences en certains nutriments, tout va bien.»

Ce n'étaient pas ses résultats qui comptaient... elle s'apprêta à poser la question, les mots ne voulant pas vraiment sortir de sa gorge alors qu'il levait la main, et affichait un sourire nettement plus large

«Félicitations... vous êtes enceinte...»

Cette fois, c'était l'air qui venait à lui manquer, et son cœur s'était comme arrêté... qu'avait-il dit?

L'homme semblait presque jubiler, mais il n'était surement pas heureux d'annoncer un tel évènement, il se disait surtout qu'étudier la grossesse d'une morphe, c'était au-delà de tout ce qu'il aurait pu imaginer! Il allait devenir célèbre!

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Re: Mal pour mâle...

Messagepar Archélas Ages » 31 Aoû 2011, 11:36

Dans le bureau aseptisé, les propos du médecin comme ceux de Ceithli ne parvenaient au soldat qu'à retardement, étouffés, sans le moindre sens. Tout juste fut-il conscient du fait qu'on lui coupait la circulation du bras pour lui voler du sang sans son consentement. L'air hagard, il avait peine à suivre des yeux cet homme qui remuait trop vite pour lui et jetait parfois sur sa féline un regard qu'il voulait rassurant... sans grand succès. Et puis avant même qu'il ait le temps de comprendre quoi que ce soit, il se sentit soulevé de sa chaise et fut emmené dans un pièce voisine. C'est à peine si ses pieds touchèrent le sol pendant le trajet. La porte se referma derrière lui.

« Allez jeune homme, c'est l'heure de la douche. Vous allez être bien sage d'accord ? Sinon on sera obligées de vous sangler, et ce ne sera agréable ni pour vous, ni pour nous.
_ Ceithli...
_ Mince, encore un qui délire. C'est pas de bol, c'est le deuxième aujourd'hui.
_ Non je crois que c'est le nom de la Morphe qui l'accompagne.
_ Ah d'accord. Votre amie va bien,
reprit l'une des femmes en parlant distinctement et un peu fort comme si elle s'adressait à un sourd, vous la verrez tout à l'heure. Il faut d'abord vous laver. »

Elle jeta un regard lourd de sens à sa collègue et, sans rien ajouter de plus, elles firent asseoir Archélas sur un banc métallique recouvert de papier absorbant. Malgré leur carrure, elles semblaient aimables et souriaient à l'idée de pouvoir jouer à la poupée l'espace de quelques heures. Parlant toujours comme si le soldat était un enfant autiste, elles prenaient le temps de lui expliquer ce qu'elles faisaient afin d'éviter les crises de paniques ou toute résistance inutile.

« On va vous déshabiller pour vous laver, d'accord ? Sans attendre la réponse, elles se mirent à l'œuvre.
_ Tiens, c'est original ça. Tu as vu, ses vêtements sont impeccables.
_ Ah oui. C'est drôle, parce que lui, il est plus sale que mes gosses quand ils vont jouer dans les terrains vagues des Ghettos ! »


Manifestement ignorantes des tours de magie de Sayah – d'un autre côté sa magie était surtout célèbre dans les contrées moins évoluées puisqu'elle remplaçait un peu la technologie Atlante – elles continuèrent leur dialogue amusé, rassurant Archélas à chaque étape jusqu'à le porter dans une grande baignoire au milieu de la petite pièce. De part et d'autre de la cuve, des poignées en métal où pendaient les fameuses sangles et auxquelles le soldat se raccrocha dans un sursaut.

« Là... calmez-vous. C'est une baignoire, on va vous laver. »

Intérieurement, l'infirmière se fit la réflexion que cet homme là n'avait peut-être jamais vu de baignoire de sa vie, et que se laver représentait peut-être un traumatisme pour lui. Elle se pinça les lèvres pour retenir un fou-rire tandis que sa collègue faisait couler un peu d'eau.

« On ne va pas mettre le bouchon d'accord ? »

Comme les fois précédentes, elle n'attendit pas la réponse. Archélas s'était calmé et observait le filet d'eau claire comme s'il voyait une fontaine magique. Son inquiétude pour Ceithli le faisait revenir à lui lentement, là où il s'était complètement laissé aller lorsqu'il se trouvait encore en sa compagnie. Et puis rapidement, les mains des deux infirmières sur son dos pour une toilette énergique lui ôta toute envie de remuer. À moitié coupable au fond de lui, il trouvait quand-même que ce massage improvisé lui faisait du bien ! L'eau était chaude, et bien que l'odeur du savon à la Bétadine lui soit particulièrement entêtante, il se sentait plus léger à mesure que la crasse, sillon noir au fond de sa baignoire d'un blanc immaculé, finissait engloutie dans le siphon. Des clins d'œil s'échangèrent dans son dos, l'une comme l'autre semblant penser qu'une fois propre, il n'était pas si mal. Il eut même droit à un compliment sur son tatouage qui lui donna une subite envie de meurtre, vite envolée au souvenir que le Tecoluta lui avait sauvé la vie. Au bout de longues minutes à être frictionné ainsi, il fut rincé à l'eau tiède, puis un liquide froid vint lui chatouiller la peau une nouvelle fois. Apparemment, il venait de subir un prélavage et avait droit à un second tour, même si pour celui-ci il se débattit lorsque l'une des infirmière menaça de nettoyer des parties de son anatomie qui ne la regardaient pas !

« D'accord, d'accord. Fit-elle d'un ton mi-déçu, mi-amusé. Tendez les mains, je vais vous mettre du savon et vous nettoierez ça tout seul. Mais frottez bien d'accord ? »

Le mot « d'accord » revenait comme un tic de langage, sans attendre le moindre accord. Archélas tendit docilement les mains, étonné par la substance orangée qu'on y fit couler. Le phénomène d'émulsion faillit le faire rire, mais sans Ceithli, il n'avait pas le cœur à s'amuser. Rincé à grande eau à l'aide d'un drôle de tuyau imitant la pluie, les deux infirmière l'aidèrent à sortir de la baignoire et l'habillèrent d'une sorte de chemise qui lui arrivait jusqu'aux genoux et qu'elles fermèrent dans son dos. Le soldat soupçonna tout de même que le vêtement ne couvrait pas l'intégralité de son postérieur à en juger par les courants d'air qui le chatouillaient. On le fit rasseoir sur le banc glacial et il eut droit à un vrai rasage.

« Voilà monsieur, vous êtes tout propre ! Triompha l'une des deux femmes avec une certaine fierté. Si vous arrivez à marcher, on va vous demander de nous suivre d'accord ? Par ici, venez. »

Une seconde porte s'ouvrit sur une autre pièce toute aussi blanche. Là, trois hommes aux visages austères semblaient l'attendre de pieds fermes. Les infirmières le guidèrent jusqu'à une sorte de lit inconfortable et lui intimèrent de ne pas bouger – décidément – puis elles sortirent en lui promettant de l'attendre dehors. Le lit remua tout seul et de grands bras mécaniques semblèrent surgir du plafond pour s'agiter autour d'Archélas qui commençait à paniquer sérieusement.

« Ne bougez pas ! Lui ordonna l'un des médecins qui n'avait visiblement pas que ça à faire. Fermez les yeux et calmez-vous, sinon il faudra recommencer. »

Habitué à obéir aux ordres (et n'ayant aucune envie de s'éterniser dans cette hallucination de dément), il s'exécuta et patienta, le cœur battant follement et les poings serrés. Au final, son décrassage et sa séance d'imageries durèrent plusieurs heures au bout desquelles il fut relâché, épuisé par l'inquiétude et désorienté. Tant de lumières et de magie dont il ne comprenait pas l'utilité le rendait aussi flasque qu'un vieillard ayant vécu deux fois son âge. Ses infirmières le réceptionnèrent presque dans leurs bras lorsqu'il sortit de la salle en titubant.

« Je veux voir Ceithli.
_ Oui oui, on y va. Encore un effort d'accord ? »


Et c'est escorté de ses deux armoires à glace féminine qu'il fit irruption dans une petite chambre. Là, deux lits, le médecin de tout à l'heure derrière ses lunettes en demi-lune, et une très jolie jeune femme qu'il reconnu aussitôt, quoi que l'expression qu'elle affichait lui parue étrange. Aussitôt, l'inquiétude d'Archélas devint une angoisse sourde. Qu'avait-elle de si grave ? Avant qu'il ait pu demander, il se retrouva sur son lit, allongé, couvert, bordé et une aiguille lui fut plantée dans le bras, le reliant à une poche transparente remplie d'un liquide... transparent.

« Ne bougez pas, c'est pour vous soigner. Tout va bien. Le rassura l'une de ses infirmières avec un clin d'œil.
_ Alors cette toilette ?
_ Une plaie au cuir chevelu qui nécessite quelques points. D'autres plaies bien refermées sur l'ensemble du corps, la plus récente semble être celle à l'épaule.
_ Sur la paume de la main droite aussi. Les imageries arrivent.
_ Une protubérance suspecte au mollet droit et des restes d'hématomes sur les lombaires. Le reste sont des écorchures, des ongles salement abîmés mais le tout cicatrise correctement.
_ Merci. Vous pouvez y aller. »


Et les infirmières s'éclipsèrent. Le médecin jeta un rapide coup d'œil sur Ceithli, affichant un air assez curieux. Qui était le père ? La loque humaine qui l'accompagnait ? Est-ce qu'elle le lui dirait ? Est-ce qu'il le prendrait bien ? Renonçant à poser toutes ces questions à voix haute, il se retourna vers le mur et ouvrit une petite trappe qui dissimulait un clavier où il pianota quelques secondes. Le mur scintilla alors que les lumières de la chambre déclinaient, et comme par magie, les imageries d'Archélas apparurent sur le mur. L'air très absorbé par ses réflexions, le médecin pencha la tête. Le soldat lui, n'avait toujours pas réalisé que toutes ces peintures magiques, c'était lui. Il tourna simplement la tête vers la jeune femme et lui demanda d'une voix éteinte si elle allait bien. C'était tout ce qui comptait pour lui. Un petit air coupable cependant de s'être fait chouchouter par deux autres femmes que celle qu'il aimait venait pincer ses lèvres. Mais il sursauta lorsque le médecin reprit la parole d'une voix brusque.

« Bien ! J'ai là vos résultats monsieur Ages. Déclara-t-il en désignant toute une série de chiffres et de symboles étranges qui s'affichaient au mur. Félicitations, vous êtes l'heureux propriétaire d'une Poliomyélite ! S'ajoute à cela une petite pneumonie qui a profité de l'occasion pour s'inviter. »

Il les regarda tous les deux en secouant la tête l'air de dire « ces deux-là sont des abrutis ».

« Laissez-moi deviner, vous remplissiez votre gourde dans n'importe quel cours d'eau ? Un regard vers Ceithli et il reprit, comme s'il leur passait un savon. Vous dites être allés au sud, sous ces climats vous apprendrez que n'importe quoi peut se cacher dans l'eau. Il faut la faire bouillir avant de la boire, ou la filtrer avec un linge propre ! »

L'air exaspéré d'avoir à faire à tant d'ignorance, il soupira. C'était pourtant évident non ? Comment pouvait-on se montrer si stupide ?

« Vous avez deux vertèbres un peu tassées mais elles semblent s'être remises d'elles-même. Ce qui est bizarre d'ailleurs... marmonna-t-il en jetant sur Archélas un regard suspicieux. En fait, votre densité osseuse présente des similitudes avec celle des Morphes sur ce cliché, vous voyez ? Mais pas sur celui-ci qui a été pris quelques minutes plus tard. »

Le soldat le regardait avec des yeux ronds, ne comprenant strictement rien de ce que cet homme lui racontait. Pour commencer, il n'avait aucune idée de ce qu'était une « polie au miel ite ». La pneumonie lui parlait déjà davantage. Quant à sa densité osseuse, tout ce qu'il pu en retenir fut que les images au mur... c'était son corps ! Battant des cils d'un air sidéré, il observait les dessins. Sa peau semblait transparente comme le liquide dans son ballon au bout de son bras, et à l'intérieur, on voyait ses os. C'était... bizarre, mais amusant, magique, fascinant. Le médecin lui, semblait trouver révoltant que son patient s'extasie des images alors qu'il avait mis sa vie en danger bêtement.

« Là, il désigna une tache blanche de la taille d'une épingle à cheveux dans l'épaule gauche, c'est une écharde métallique. Il va falloir la retirer. Bizarrement elle a fait énormément de dégâts et... compte tenu de sa taille restreinte, c'est... ce n'est pas très normal. Nouveau regard suspicieux.
_ C'est à cause de la Sève de M...
_ Et là,
coupa le médecin en montrant du doigt une tache dans le mollet droit, c'est un très joli Dracunculose ! On se baigne dans de l'eau croupie peut-être ? Ce n'est pas très malin. »

Il haussa les épaules comme un défaitiste, affligé par le manque de réaction des deux jeunes gens. Il leur aurait annoncé le mariage des peoples les plus populaires du coin qu'ils n'auraient pas semblé plus intéressés. Il se retourna et fit disparaître les imageries. La lumière se fit plus vive et un aide-soignant entra à ce moment là avec un petit plateau.

« C'est pour lui. Amusez-vous bien, j'ai horreur de ces bestioles. Je ne veux même pas voir un seul centimètre de ce truc. Et il revint vers Ceithli. Revenons-en à nos affaires... »

Pendant ce temps, l'assistant injecta un produit tout aussi transparent dans le tuyau qu'Archélas avait relié au bras. Ensuite, il alla s'occuper de son mollet dans lequel il fit une incision sans prévenir et appuya doucement. Surpris et un peu furieux – bien que son état ne lui permettait pas de réagir trop brusquement – le soldat se redressa pour interrompre le geste de cet individu peu délicat... mais ce fut lui qui s'interrompit lorsqu'il aperçu cet espèce de fil blanc surgir de sous sa chair. L'assistant l'enroulait méthodiquement autour d'un bâton en tirant dessus. Dix secondes plus tard, le soldat vomissait tout ce qu'il n'avait pas mangé depuis des semaines dans un récipient à portée de main.

« Ça va aller, il n'est pas très grand. Mais c'est vrai que ce n'est jamais très ragoûtant à voir. Surtout n'essayez pas de l'enlever vous-même, vous risqueriez de le casser. On va le sortir centimètre après centimètre.
_ De toute façon,
intervint le médecin qui se désintéressait à présent d'Archélas qu'il considérait comme arriéré, vous devrez rester ici quelques temps. On vous donnera ce qu'il faut pour guérir, mais on ne fait pas dans la magie comme Sayah par ici, alors il faudra attendre. »

Et puis plus il les retenait, plus il pouvait étudier sa nouvelle patiente...

« Je vais aussi recoudre votre tête et votre main, et je vais devoir vous couper un peu l'épaule pour enlever cette écharde. » précisa l'aide-soignant à voix basse.

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Re: Mal pour mâle...

Messagepar Ceithli » 31 Aoû 2011, 15:12

La jeune femme était tout simplement en état de choc. Comment était-ce possible? Elle avait pourtant bien pris la potion de nymphe à chaque fois, non? Non...? Le regard fixé au plafond, elle avait instinctivement ramené une main sur son abdomen, n'écoutant rien, ne voyant rien, ne sentant rien. Sauf peut être une nouvelle nausée qui lui prenait mais elle était tellement stoïque qu'elle n'y réagissait même pas. Des larmes commencèrent à couler sur le coin de ses yeux alors qu'on amenait Archélas, le médecin ayant un autre patient la laissa se remettre de la nouvelle pendant qu'il s'intéressait au cas le plus exaspérant.

Fort de ses explications, il commençait sérieusement à se dire qu'il était tombé sur deux paumés qui avaient crapahuté dans tout Nideyle sans aucune précaution. Entre les radios invraisemblables, les blessures et les bestioles, l'homme était un phénomène de foire à lui tout seul, mais il le laissa rapidement aux bons soins des aides soignants pour revenir vers la jeune femme, lui mettant une légère tape sur la joue pour qu'elle se remette du choc


«On se réveille. J'aurai des questions à vous poser sur votre grossesse!»

Un battement de cils, finalement, le médecin avait décidé que la science était plus importante que la paternité d'un type même pas fichu de prendre un bain dans de l'eau propre. La jeune femme le regarda d'un air apeuré, évidemment, il ne s'en rendait pas compte, ne sachant pas déchiffrer le regard noir des morphes, aussi se préparait-il à prendre des notes sur ce qu'elle aurait à dire

«Vous êtes enceinte d'une semaine environs... c'est lui le père?»

Les mots toujours coincés dans sa gorge, la féline se contenta de hocher la tête

«Bon, donc, père: humain.» il jubilait intérieurement. Non seulement il allait pouvoir suivre la grossesse d'une morphe, mais en plus, il allait pouvoir vérifier la théorie selon laquelle, le métissage entre morphe et humain était impossible! Selon les dernières recherches, le croisement donnerait un humain ou un morphe, mais pas un mélange des deux! Fascinant, fascinant... un large sourire sur ses lèvres alors qu'il notait tous les examens qu'il allait lui faire faire: échographie, radiographie, elle allait avoir la totale!

«Bon, comme vous le savez, le mélange entre un humain et un morphe donne soit l'un, soit l'autre. Pour le moment, on ne peut pas parler de bébé, mais jusqu'à la fin de votre grossesse, il est préférable que vous ne vous transformiez plus! On ne sait jamais, si votre bébé est humain, il peut ne pas survivre à la transformation.»

La panique s'empara alors d'elle, elle se redressa sur ses coudes

«Je me suis déjà transformée! Pour venir jusqu'ici!!»
- «Pas de panique, on va regarder tout ça. Mais si vos hormones signalent encore que vous êtes enceinte aujourd'hui, normalement il a tenu le coup!»


Faites que l'enfant soit humain. Ce serait tellement plus intéressant d'étudier ce cas là qu'un enfant morphe dans le corps d'une morphe... il appuya sa main sur l'épaule de la jeune femme pour la forcer à s'allonger. Elle ne savait toujours pas qu'Archélas était là, malgré les grognements à ses côtés, elle n'avait pas fait attention, le choc de la nouvelle avait annihiler tout le reste

«Dès que vous serez réhydratée, je vous conduis dans le service gynécologie, obstétrique et tout ça.. le service où on s'occupe des femmes qui attendent un bébé!!!» précisa t'il en voyant sa tête.. il avait crié assez fort sur le coup, et si Archélas n'avait rien entendu jusque là, cette fois-ci, il était peu probable qu'il ait loupé cette tirade. Fixant de nouveau le plafond, le cœur de la féline se mit à battre fort, un "bip" se faisait entendre à côté d'elle au même rythme...

«Calmez vous!Vous verrez, on va très bien s'occuper de vous!»

Ça, il ne lui faisait pas dire...

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Re: Mal pour mâle...

Messagepar Archélas Ages » 31 Aoû 2011, 17:33

Archélas s'était laissé aller sur une pile de coussins qui lui soutenaient le dos. Les yeux résolument fixés sur le plafond au-dessus de lui, il cherchait à se soustraire à la vision d'horreur qu'il venait de subir. Surtout, ne pas penser à la chose ignoble qui se promenait dans sa jambe... Ne pas y penser... ne pas y penser... ne pas y...

Un haut-le-cœur plus tard, il vidait encore le contenu de son estomac dans son récipient, l'aide-soignant jetant sur lui un regard compatissant. C'était une chose de soigner ce genre de chose et de savoir qu'on l'avait en soi. Lui-même n'était pas certain de la façon dont il réagirait en se sachant infesté par une telle horreur. À cette idée, il en eut des démangeaisons partout mais serra les dents pour ne pas se gratter sous le nez de son patient. Il fixa le bâton à l'aide d'un sparadrap, désinfecta et fouilla le chevet du soldat pour lui trouver un nouveau haricot tandis qu'il partait vider l'autre dans la salle de bain attenante. Comment pouvait-on régurgiter autant de bile ? Il rinça le récipient avec soin, soupirant un peu tristement en pensant qu'il y avait encore des gens tout à fait ignorants de l'existence du savon. Et puis le médecin en chef n'était pas très gentil avec eux. Lorsqu'il retourna dans la chambre, il fit une courte halte devant l'une des commodes métalliques qui fermaient à clé et en sortit un petit tube bariolé ainsi que divers sachets en plastique avant de revenir vers le soldat.

« Je vais recoudre un peu tout ça. Ça risque de piquer.
_ Je sais... »
marmonna Archélas qui avait pour lui le souvenir du baume Larmiqueuse.

L'aide secoua son petit tube qui se révéla être un spray qu'il appliqua sur le cuir chevelu et sur la plaie. Surpris que l'homme ne bouge pas davantage, il jeta un regard inquiet sur son visage. Archélas était pâle, ses traits étaient creusés et il semblait écrasé dans ses coussins comme si un Euther lui était passé dessus. Alors, sortant son aiguille et le fil de leurs sachets stériles, il s'appliqua à suturer l'entaille du mieux qu'il pu.

« Je suis désolé mais votre traitement est déjà bien assez lourd, je ne peux pas ajouter d'antalgique dans votre perfusion.
_ Ce n'est pas grave, je ne sais pas ce qu'est un antachique ni une préfusion... »


Cette fois-ci, l'aide-soignant eut un sourire franc. À lui, l'idée de devoir s'occuper d'individus issus d'un contexte moins évolué que le sien lui paraissait distrayant. En fait, Archélas commençait à lui être sympathique par le simple fait de ne pas remuer d'un cil alors qu'il lui piquait le crâne à répétition.

« La perfusion c'est la petite poche reliée à votre bras. Dedans il y a... hum... c'est de la nourriture si vous voulez, et des vitamines. Comme vous ne gardez rien de ce que vous mangez, on vous mets la nourriture directement dans le sang. Mais attention, c'est un produit spécial. N'essayez pas de manger votre soupe de la même façon une fois chez vous... » s'empressa-t-il d'ajouter.

Archélas entrouvrit un œil, reconnaissant envers ce guérisseur qui prenait la peine de lui expliquer toutes ces choses un peu... effrayantes. Les doigts crispés sur son récipient et le visage couvert de sueur, il rechigna à tendre la main que l'aide-soignant tenait absolument à inspecter. Pourtant, à force de patience et d'explications simples, il fut autorisé à regarder tout cela de plus près, s'étonnant de la propreté de la cicatrice compte tenu de leur manque évident d'hygiène si on s'en référait à l'état dans lequel ils avaient débarqué... et des choses absolument immondes qui se promenaient dans leur organisme... Il posa encore quelques questions à son patient, par intérêt médical mais aussi pour se montrer agréable.

Le soldat se calmait... malheureusement, ça ne dura pas longtemps.

Battant des cils un moment sous la morsure de la lumière trop vive du plafonnier, il interceptait les bribes d'agitation venant de l'autre côté du rideau. Et même s'il avait encore du mal à réaliser ce qu'il se passait tant le confinement de son lit l'apaisait, il compris d'instinct que l'on s'apprêtait à lui enlever sa féline.

« Oh là, oh là, oh là... calmez-vous monsieur Ages... » s'inquiéta l'aide-soignant dont le regard épiait l'électrocardiogramme du soldat.

En fait, il réalisa bien vite – et trop tard – qu'il aurait mieux fait de surveiller son patient et non son monitoring ! Retrouvant subitement toute son énergie le temps d'une seconde, Archélas s'était redressé et prétendait voler au secours de sa protégée. Les couvertures tombèrent à ses pieds, le faisant trébucher. L'aide tenta un saut par-dessus le lit sans grand succès tandis que le soldat se rattrapait au rideau qui s'arracha de sa tringle sous son poids, la perfusion subissant le même sort dans la violence de son mouvement. Occupé à maintenir Ceithli allongée, le médecin se retourna d'un bloc, aussi surpris que furieux.

« QU'EST-CE QU'IL FOUT DEBOUT CELUI-LÀ ?!!
_ Monsieur Ages, s'il vous plaît...!
_ Je veux voir Ceithli !
S'énervait Archélas. Je ne veux pas qu'on l'emmène ! Laissez-là tranquille ! »

Il se raccrocha aux bord de son lit alors qu'un vertige écrasant menaçait de le jeter à terre, et le médecin se recula avec dégoût rien qu'à l'idée d'être salit par Vendredi.

« On ne peut rien vous confier à vous ? Jura-t-il à l'attention de l'aide soignant. Sanglez-le moi si vous n'êtes pas fichu de le tenir !!!
_ … ne veux pas... est à moi... laissez-là...
_ Je peux faire venir l'écho portable...
Hasarda l'aide d'un air penaud.
_ Foutez-lui surtout une bonne dose de tranquillisants dans le cornet, et qu'il cesse de nous casser les pieds !
_ NON NON NON !!! »


Le médecin haussa un sourcil devant l'acharnement d'Archélas, et au bout de quelques secondes d'un silence stupéfait, il éclata de rire.

« Ça va, ouvrez le rideau et rapprochez son lit. On fera quelques examens ici le temps qu'il soit assommé. Et sanglez-le cette fois, regardez dans quel état il a mis son bras... »

Et alors que l'homme retournait dans la pièce voisine et braillait quelques ordres – l'excitation de la découverte le rendant décidément de plus en plus odieux – Archélas fut rallongé par un aide-soignant aux petits soins...

« Excusez le docteur Finkle, il n'est pas toujours très agréable mais c'est un bon médecin... »

Un peu savant fou sur les bords peut-être. En attendant, Archélas fut sanglé sur son lit, sa perfusion réinstallée, les couvertures remises en place. En poussant son lit près de celui de la jeune femme, de nouveau, l'aide expliqua qu'il était attaché pour son bien.

« Pour éviter qu'il se fasse mal...
_ … quel bébé...? Ceithli...? »

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Re: Mal pour mâle...

Messagepar Ceithli » 31 Aoû 2011, 18:52

Enceinte... elle était enceinte... comment? Pourquoi? Elle avait toujours pris soin de prendre sa potion, certes, elle n'était pas forcément efficace, mais si elle était prise tout de suite après malgré tout, elle devait fonctionner! Une semaine, cela faisait une semaine qu'elle était enceinte, alors quand? Balaïnes? Non trop loin. Sur les plaines avant que les winghox ne les capturent? Peut être, oui, mais elle est sure d'avoir bu la potion des nymphes à ce moment là... Puis une phrase du médecin lui revint en mémoire alors qu'elle ne se souvenait même pas de l'avoir entendue «On se baigne dans de l'eau croupie peut-être ?» et à cet instant elle écarquilla les yeux.

Oui, elle se souvenait maintenant, ils étaient rentrés au campement et elle avait dormi juste après avant de prendre son tour de garde, ou l'inverse, elle était partie faire le tour de garde et après avait dormi, mais elle n'avait pas bu la potion...

Des larmes commencèrent à couler le long de ses joues alors que le médecin lui disait qu'il lui ferait des examens pour s'assurer que tout allait bien, qu'elle serait emmenée dans un service au nom bizarre... pourquoi devait-il lui rendre un service d'ailleurs? Pensait-il qu'elle était riche? Les larmes continuaient à couler alors que son visage trahissait son incompréhension et qu'il lui expliquait que c'était un endroit où on emmenait les femmes qui attendaient un bébé, mais elle ne comprenait pas, pourquoi l'emmener? C'est alors qu'un bruit assourdissant éclata et qu'elle entendit la voix grave d'Archélas... il était là?

La panique, la peur, la terreur, le désespoir, tout un flot d'émotions la submergèrent alors que le soldat remuait tout ce qu'il trouvait sur son chemin pour la rejoindre, elle avait tendu la main vers lui, mais son poignet fut fermement attrapé par le médecin qui lui lança un regard indiquant clairement qu'elle n'avait pas intérêt à bouger si elle ne voulait pas être attachée aussi. Des cris, du bruit,; des hurlements, elle ne savait pas ce qu'il se passait mais elle voulait se lever pour le rejoindre, le médecin la coucha rapidement en maintenant ses épaules en hurlant, vociférant des injures à l'intention de l'aide soignant jusqu'à ce que les cris se taisent et qu'Archélas soit allongé à ses côtés.

Le médecin voulut calmer sa fureur à côté, demandant à ce qu'on attache la jeune femme également, s'il se fichait que l'homme se blesse, elle était sa promesse de gloire et de richesse!

Pendant que le jeune homme les sanglait tous les deux, expliquant qu'il ne fallait pas qu'ils se fassent mal, Archélas se tourna vers elle, son visage trahissait l'incompréhension, le doute, la peur peut être... la féline plongea son regard dans le sien, les larmes brouillaient sa vue pendant qu'elles coulaient le long de son nez vers son oreille, ses lèvres étaient gercées par la déshydratation, sa gorge sèche refusant de prononcer le moindre mot, ses poumons en feu alors que les sanglots reprenaient de plus belle, l'obligeant à fermer les yeux et détourner le regard de l'autre côté pour qu'il ne voit pas ça.

Le jeune homme sembla avoir pitié et s'approcha d'elle, posant juste une main sur son épaule


«Allons, allons... vous semblez vous aimer tous les deux! C'est pas une bonne nouvelle pour vous?»

Évidemment, il savait qu'étant morphe, le Docteur Finkle ne la laisserait jamais partir. Il ne savait pas encore le sort qu'il réserverait à l'homme, peut être allait-il le maintenir prisonnier aussi pour s'assurer qu'elle fasse tout ce qu'on lui dit de faire? Un voile triste passa sur son visage, car mine de rien, il les trouvait touchants tous les deux. Ceithli se retourna alors, les yeux toujours embués de larmes alors qu'elle essayait de regarder Archélas à nouveau

«Je... je suis désolée... je l'ai oubliée... la montagne... pardon... pardon...»

L'aide soignant ne comprit rien du tout au charabia de la jeune femme, mais peut être qu'Archélas y comprendrait quelque chose? De toute manière, ils devaient rester plusieurs heures ici, allongés, le temps qu'ils soient bien reposés, nourris et hydratés. Il recula alors pour les laisser un peu seuls, détachant quand même une main à chacun pour qu'ils puissent se tenir... son visage était profondément triste, lui savait ce qu'on leur réservait, surtout à elle. Et si elle tenait à son bébé, elle ne pourrait pas se transformer pour fuir, et de toute manière, il doutait qu'elle parte sans lui.

Dès que ce serait possible, le Docteur Finkle lui ferait des examens pour savoir si l'enfant était morphe ou humain, et la seule chance qu'ils avaient de pouvoir quitter cet endroit - et encore - c'était que l'enfant soit morphe. L'intérêt scientifique serait moins intéressant que de voir comment une morphe pouvait porter un enfant humain. Peut être même qu'il l'obligerait d'une manière ou d'une autre à se transformer peu avant l'accouchement pour voir si l'enfant allait le supporter ou mourir? Il savait que le Dr Finkle n'était pas spécialement cruel, mais il avait toujours rêvé de gloire et de célébrité, et la jeune femme lui offrait une opportunité qu'il ne risquait pas de louper.

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Re: Mal pour mâle...

Messagepar Archélas Ages » 31 Aoû 2011, 21:50

Un vertige atroce s'était emparé d'Archélas, l'immobilisant pour de bon alors qu'il luttait pour rester conscient. Protéger Ceithli... il avait promis... personne ne lui ferait de mal... personne ne l'emmènerait nulle part. Ses doigts se serrèrent autour du rideau auquel il était toujours agrippé, et c'est à peine s'il sentit qu'il était soulevé et allongé. Au bout d'un moment tout de même, il se rendit bien compte que quelqu'un essayait de lui faire ouvrir la main pour récupérer le rideau.

« … laissez-là partir...
_ Ne vous inquiétez pas, elle ne va nulle part. Essayez de vous calmer. »


Les yeux du soldat se rouvrirent. De nouveau, il se heurta au plafond blanc, froid, trop lumineux pour sa migraine. Il grimaça et grogna du même coup, ce qui fit dire à son aide-soignant qu'il reprenait du poil de la bête. La pièce sembla remuer autour de lui. En fait, son lit roulait tout bêtement jusqu'à venir se coller à celui de sa féline, et ce fut uniquement à cet instant qu'il se décida effectivement à se calmer. Ses paupières papillonnèrent un instant et il eut tout juste le temps de voir le jeune homme qui s'était occupé d'eux s'éclipser gentiment. En partant, il prit soin de baisser un peu la lumière, les laissant tous les deux dans une ambiance tamisée plus propice au repos.

Archélas, encore sous le coup de sa récente fureur, peinait à reprendre ses esprits. Ses pensées se bousculaient sans ordre, et il ne savait plus s'il était en plein cauchemar ou si tout ceci était réel. Autant dire que lorsque Ceithli se tourna vers lui, il ne comprit absolument rien à ses excuses... Malgré tout, la voir dans cet état lui fit mal comme jamais, en fut témoin son monitoring qui s'emballa de nouveau. Il tenta de se redresser dans l'idée de la prendre dans ses bras, mais la sangle à son poignet gauche le cloua sur son lit. À bout de forces, il se contenta de tendre l'autre bras et de prendre la main de la jeune femme, la serrant entre ses doigts pour lui signaler sa présence, la rassurer, lui faire comprendre qu'il avait encore assez d'énergie pour l'aider. Il avala sa salive difficilement après une nouvelle quinte de toux qui le laissa étourdit quelques secondes.

« … est-ce que ça va ? Ils t'ont fait mal ? Tu n'as rien ? Ils... ils ne t'ont pas touchée ? »

Mine de rien, s'il avait eu deux infirmières pour le pouponner, il serrait les poings rien qu'à l'idée qu'un aide-soignant ait pu poser ne serait-ce que les yeux sur sa féline. Elle était à lui. Rien qu'à lui...

« Je suis là... » murmura-t-il en entortillant ses doigts entre ceux de Ceithli.

Il porta la petite main écorchée par ses multiples affrontements avec la tente-hérisson à sa joue et ferma les yeux. Il avait mal, horriblement mal, et il ne savait plus si la douleur était physique ou morale. Tout ce qu'il savait, c'est que sa poitrine se resserrait jusqu'à lui broyer le cœur alors qu'une boule s'était coincée dans sa gorge. Coupable jusqu'au plus profond de son âme, il prit une profonde inspiration entrecoupée d'un long frisson. Tout était sa faute, même s'il ne savait pas encore en quoi. S'il avait dit quelque chose ? Si elle avait su, pour les infirmières ? Si elle lui en voulait ? D'ailleurs, n'étaient-ils pas ici pour lui ? Pour le soigner ? Oui, tout était sa faute. Encore. Toujours.

« Pardon... »

Il déposa un baiser humide sur ses doigts et garda le silence un moment. Seuls les « bips » irréguliers des machines se faisaient entendre entre deux sanglots de Ceithli. La tête tournée vers elle comme si la voir simplement lui était vital, il revint au calme, rassuré bien que mort d'inquiétude pour celle qu'il aimait. Il n'aimait pas la voir dans cet état. Moins encore lorsqu'il devinait que c'était à cause de lui... et pour couronner le tout, il ne savait même pas comment se faire pardonner. La bercer avait toujours été son premier réflexe... mais cette fois, les sangles lui interdisaient tout mouvement. Il ferma de nouveau les yeux, se mordant cruellement la joue pour résister à sa propre douleur. Il devait être fort pour deux comme il ne l'avait pas été durant tout le voyage du retour. Non, il n'était pas à la hauteur. Les paroles de la jeune femme lui revinrent alors en mémoire. C'était comme s'il ne les avaient pas entendues la première fois, et il rouvrit les yeux où se lisait l'épuisement.

« Tu as oublié la montagne ? »

Il ne comprenait rien, et le reste lui était sortit de la tête après sa montée d'adrénaline. Mais quel rapport y avait-il avec la montagne ? Peut-être avait-elle oublié quelque chose là-bas parmi leurs affaires, à vrai dire il ne savait pas trop, c'était elle qui s'était occupée de tout. Il battit des cils. Quoi qu'elle ait pu oublier, pour culpabiliser autant, ça ne pouvait être qu'un objet lui appartenant à lui. Sa rapière peut-être ?

« Ce n'est pas grave Ceithli. Ce n'est pas grave... J'en trouverai une autre... »

Et au royaume des quiproquo, nous déclarons Archélas Ages grand Roi suprême !

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Re: Mal pour mâle...

Messagepar Ceithli » 01 Sep 2011, 15:46

Il en trouverait une autre? Si le soldat pensait être le roi du quiproquo, il ne pouvait certainement pas se rendre compte qu'en voulant la rassurer, il venait en réalité de lui briser le cœur. Il trouverait une autre compagne, donc? Elle lâcha sa main et vint alors détourner le regard, se couvrant les yeux pour contenir ses larmes qui coulaient inlassablement alors qu'elle pensait avoir tout perdu à cet instant.

Laissant l'homme à sa totale incompréhension, le médecin revint rapidement et écarquilla les yeux en la voyant ainsi, qu'elle ne commence pas à faire une dépression nerveuse alors qu'elle n'était qu'à quelques jours de grossesse!!


«Hop hop hop! Qu'est-ce qui se passe là? Ho! On se calme, vous allez me faire une fausse couche!»

Mais là à cet instant, elle s'en fichait d'être mal allongée, ou mal couchée, tout ce qu'elle voulait, c'était disparaître, voir aussi ce bébé disparaître puisqu'il était la cause de son malheur. Le docteur la regarda un moment, comprenant soit qu'elle se fichait du bébé - et ça ne l'arrangeait pas du tout - soit qu'elle n'avait pas compris ce qu'il venait de dire. Pour le cas où ce soit la première solution, il fallait qu'il trouve quelque chose pour la convaincre de se battre pour lui. Il s'approcha alors, prenant une allure assez paternelle et réconfortante, ignorant que peut être il allait s'attirer les foudres du soldat à côté pour oser mettre les mains sur la jeune femme

«Enfin, Mademoiselle... avoir un enfant, c'est formidable! Vous allez voir, il va vous aimer plus que n'importe qui au monde! Il est le fruit de votre amour, non?»
- «Il faut croire que non, selon un certain homme!»


Son ton était alors particulièrement lourd, lourd de reproche, lourd de peine et de déception. Elle pleurait pourtant toujours, aussi le médecin comprit que le problème venait de l'homme qui ne voulait probablement pas de l'enfant. Il se tourna alors vers lui, lui lançant un regard perçant et peut être même plein de rancune. S'il venait à louper sa seule chance de gloire à cause d'un de ces arriérés du Nord qui refuse d'assumer ses responsabilités, il allait le tuer à petits feux. Mais il revint d'abord vers elle, reprenant son ton doucereux

«Allons, allons... laissez lui le temps de se faire à l'idée! On n'apprend pas qu'on va être près tous les jours. Laissez lui un peu de temps. Vous verrez, une fois qu'il ira mieux, qu'il sera soigné, nous en discuterons ensembles, mais ne faites pas payer au bébé, voyons, il n'y est pour rien, lui! Et il est déjà une part de vous, non?»

Ses mots étaient parfaitement choisis, manipulateur à souhait, la jeune femme cessa de pleurer et ramena sa main libre sur son ventre, son regard se faisant à la fois triste et un peu perdu, et à cet instant, le médecin sut qu'il avait gagné! L'instinct maternel, cet instinct de conservation, probablement plus fort chez les morphes que chez les humaines à cause de la part animale en elles, cet instinct allait la convaincre.

Elle ferma les yeux, et il se releva doucement, regardant un soldat qui ne semblait pas comprendre ce qu'il se passait


«Vous semblez avoir vécu des choses horribles. Trop de choses! Drakmoniss, naufrage, enlèvement, longue marche, maladie... vous êtes épuisés. Reposez-vous un peu, si jamais vous n'y arrivez pas, on vous donnera quelque chose! Mais vous...» il s'approcha à nouveau de Ceithli et reprit son ton paternel et mielleux «vous, vous devez pensez au bébé... plus que tout, il vous faut du repos, et surtout, ne pas vous énerver! Il faut qu'il soit en bonne santé ce petit!»

Elle hocha alors la tête avant de désigner les attaches qu'elle avait à ses pieds. Il la regarda un instant d'un air suspicieux et la détacha, puis elle se roula en boule sur le côté, tournant le dos à Archélas et fermant les yeux. Il avait dit qu'il se trouverait une autre compagne, elle était trop malheureuse à cet instant pour le regarder, et même, elle aurait presque préféré qu'on le fasse sortir. Le docteur appela un garde pour qu'il les surveille - s'agirait pas qu'elle l'étripe une fois qu'ils seraient seuls. Il avait tout de même laissé une attache à son poignet, supposant qu'elle ne saurait pas la défaire vu la complexité et la modernité de la chose. Un homme assez énorme entra alors et se plaça devant la porte, les bras croisés, mais suffisamment loin quand même pour laisser une certaine intimité au couple, mais suffisamment près pour les séparer en cas de besoin.

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Re: Mal pour mâle...

Messagepar Archélas Ages » 01 Sep 2011, 19:40

S'il y avait bien une chose qu'Archélas admettait volontiers, c'est que les situations dans lesquelles il s'embarquait lui échappaient un peu trop souvent ces derniers temps. Aussi et pour ne pas changer, il ne compris pas du tout la soudaine froideur de sa compagne. Il voulu rattraper sa main qu'elle avait ramenée vers elle avec – il l'aurait juré – un certain agacement, mais elle s'arrangeait pour rester hors de portée. Se retrouvant seul et sanglé de manière à ne pas pouvoir se rapprocher, ce fut comme s'il était perdu, et sa voix s'étrangla alors qu'il la rappelait, sans comprendre.

« Ceithli...? »

Elle ne répondait pas. Elle ne le regardait plus, et elle semblait ne pas même l'entendre. Avait-il été trop loin dans ce qu'il lui avait fait subir ces derniers jours ? Certainement. À cet instant, il ne savait plus ni quoi dire, ni de quoi s'excuser. Tout ce qu'il voulait, c'était qu'elle lui pardonne, quoi qu'il ait pu faire. Jamais il n'avait voulu lui faire de mal, jamais il n'avait souhaité lui causer du tort, même si c'était bel et bien ce qu'il avait fait. N'était-il bon qu'à la faire pleurer ? Il voulait juste la protéger, l'aimer, et puis il voulait qu'elle l'aime, lui, malgré ses défauts. Il était bien conscient de n'être pas parfait – loin de là même – mais il faisait des efforts, et il continuerait d'en faire... mais il avait besoin qu'elle lui laisse une chance. Il avait besoin d'elle. Il avait besoin de son contact et de sentir qu'elle lui faisait confiance. Il ne voulait pas la quitter. Il ne voulait pas qu'elle le quitte. Il ne voulait pas qu'elle ait mal à cause de lui.

« Ceithli, s'il te plaît... je... je suis désolé... je... je quitterai les rangs de l'armée de Livian si tu veux... pour ne plus te mettre en danger... Pardonne-moi... »

Malheureusement pour lui, le docteur Finkle entra à ce moment là et accapara Ceithli pour lui tout seul... ce qui agaça Archélas qui esquissa une moue boudeuse. Moue qui se transforma bientôt en totale panique lorsqu'il entendit le médecin parler d'être père.

Être père ? Où ? Quand ? Comment...? Oui... il avait été question d'un bébé quelques minutes plus tôt... mais il ne savait plus très bien s'il s'agissait d'un délire de sa part ou bien... Comment ? Il avait une vague idée sur la question. Quand ? Il pouvait bien se remémorer toutes les fois où l'occasion s'y était prêtée, ça ne l'aidait pas beaucoup. Où ? Là encore... trop de choix... mais être père. Lui ? Le moniteur à ses côtés trahissait les soubresauts de son cœur dignes d'un grand huit, et il passa du blanc au rouge. Un très joli rouge d'ailleurs. Ses paupières s'enflammèrent alors qu'il refermait ses doigts sur son drap... il fallait bien qu'il se raccroche à quelque chose, sinon... sinon c'était l'évanouissement assuré ! Toute une marée d'émotions le submergeait. La peur la première, suivie d'une liesse un peu puérile, puis d'une souffrance atroce.

Épuisé, déshydraté, sous alimenté, désorienté, perdu dans un monde qu'il ne comprenait pas et qui l'angoissait, assommé de nouvelles dont il restait abasourdit et étourdi par le martèlement de son cœur dans son crâne avant même que l'écho des battements n'atteigne son monitoring, il se sentit englouti sous la morsure d'une colère difficilement contrôlable. En fait, il ne la contrôla pas du tout, et pour s'éviter des sanglots humiliants devant ce médecin qui l'agaçait, il prit le partie de s'en prendre à lui. D'abord parce qu'il lui sortait par les yeux presque autant que Chaemil, ensuite parce qu'il se montrait un peu trop proche de sa féline à son goût. Sa féline. La sienne. Celle qu'il aimait. Celle qui portait... son enfant ? Qu'il cesse d'y poser ses mains sales, celui-là ! Archélas ferma les yeux, conscient que son accès de rage n'était peut-être pas si légitime, cherchant à se calmer comme il pouvait, luttant contre les vertiges qui lui faisaient voir plus d'étoiles que n'en comptait le ciel de Nideyle... mais les mots de Finkle à son encontre furent la goutte d'eau... Cette fois, ce fut une jalousie sourde (et absurde) qui l'emporta.

« Qu'est-ce que vous en savez de ce qu'elle a vécu ?!! Vous n'étiez pas là !!! Et puis ne la touchez pas !!! Et ne lui dites pas de ne pas s'énerver, elle fait ce qu'elle veut ! Et arrêtez de la regarder comme ça, et de lui parler comme si c'était une idiote ! Ceithli, défends-toi !!! »

Dans son idée, il aurait été ravi qu'elle morde l'oreille de ce satané médecin, mais ne la voyant pas bouger – sans doute éberluée par ce nouvel accès de folie de la part de son amant – il tenta de rendre justice lui-même en battant de son unique bras libre le bras du médecin qui recula.

« Il se calme l'homme de Néandertal ?
_ De Ceithli !!! Je suis l'homme de Ceithli ! Ne la touchez pas ! Qu'est-ce que vous lui avez fait ? Qu'est-ce que vous lui avez dit ? Foutez le camp !!! »
menaça-t-il en lui envoyant ses oreillers à travers la figure.

C'est fou ce qu'on pouvait faire avec un seul bras ! Il agrippa l'un des brancards métalliques du lit de Ceithli et tira comme un forcené, se rapprochant d'elle d'un seul coup. Comme aux autos tamponneuses, les deux meubles s'entrechoquèrent tandis que le soldat se faisait des munitions des oreillers de sa compagne. Sa rage, mêlée à la terreur de perdre sa compagne, inondait son visage de larmes alors que sa voix devait s'entendre depuis l'autre bout de la Basse-Ville.

« Dehors ! Dehors ! DEHORS !!!
_ J'crois qu'il veut qu'vous sortiez... »
ricana le mastodonte posté à l'entrée.

Devant le regard furieux que lui lança le médecin, il se cru obligé de sortir sa plaque de lieutenant. Pas de chance, il était flic... et il n'avait pas l'air commode. La porte claqua derrière Finkle tandis qu'Archélas s'étouffait dans une quinte de toux d'une rare violence. Après quelques secondes de silence à reprendre ses esprits, sa main rejoignit machinalement le bras de sa compagne. Il tremblait encore pendant que l'homme chargé de les surveiller croisait les bras sur sa poitrine.

« … Ceithli...? Son appel n'était plus qu'une supplique, faible, douloureuse. Ceithli, s'il te plaît, pardonne-moi. Je ne veux pas que tu me déteste, je ne veux pas que tu me tourne le dos. J'ai besoin de toi, je t'aime. S'il te plaît. »

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Re: Mal pour mâle...

Messagepar Ceithli » 01 Sep 2011, 20:10

La colère d'Archélas avait énervé encore plus la jeune femme qui avait fini par se redresser lorsqu'il lui attrapait le bras pour lui demander pardon. Son visage trahissait sa propre fureur alors que l'homme chargé de les surveiller semblait particulièrement sur ses gardes, près à intervenir si elle venait à lui sauter à la gorge. Techniquement, l'une de ses mains était encore attachée, aussi il était peu probable qu'elle parvienne à lui faire grand mal.

«Est-ce que tu sais au moins de quoi tu demandes pardon? Tu me dis que tu vas te trouver une autre compagne et maintenant tu me dis que tu m'aimes? Faudrait savoir!! Tu veux quoi? Que je me poignarde pour arracher moi-même l'enfant de mon ventre?»

L'instinct de conservation avait pris le dessus et à cet instant, oui elle lui en voulait. Les larmes coulaient de ses yeux alors que l'autre observait la scène de ménage. Elle ne parvenait pas à se calmer, c'était comme si l'univers lui imposait de choisir entre son bébé ou l'homme qu'elle aimait. Et le plus étrange, c'était qu'il y a quelques jours à peine, elle savait qu'elle n'aurait pas hésité à le choisir lui, se disant que de toute manière elle ne voulait pas d'enfant et qu'elle n'était pas prête à en avoir, mais depuis qu'elle savait... tout avait changé.

Elle s'allongea à nouveau sur sa couchette, fixant le plafond alors qu'elle voulait ramener sa main sur son front, mais le soldat la tenait toujours et elle se tourna alors vers lui, regard implorant, ne comprenant pas pourquoi il s'était mis en colère, pourquoi avait-il parlé de l'armée? À quel moment avait-elle parlé de ça? Battant des cils, elle se rendit compte qu'elle avait à nouveau une puissante envie de vomir. Elle arracha alors sa main de l'étreinte du soldat pour la mettre sur ses lèvres avant de se retourner, lui tourner le dos et vomir dans un sceau qu'on lui avait posé à côté, puis elle resta ainsi quelques secondes avant de laisser le dos de sa main sur sa bouche pour étouffer une nouvelle nausée et le regarder d'un air désolé. Visiblement, elle s'en voulait de s'être mise en colère, et progressivement, une profonde peine se dessina dans son regard...

Elle ne savait plus où elle en était désormais...

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Re: Mal pour mâle...

Messagepar Archélas Ages » 01 Sep 2011, 23:08

En une seconde seulement, le temps d'un battement de cils à peine, Archélas vit toute sa vie s'écrouler autour de lui lorsqu'il croisa le regard de Ceithli. Ce n'était plus la féline aimante et inquiète pour lui qu'il avait face à lui, c'était un prédateur qui le haïssait, furieux, blessé sans-doute. Cette fois, il ne fut pas en mesure de garder pour lui la douleur qui lui lacérait le cœur, et malgré ses joues mordues jusqu'au sang, il éclata en sanglot comme un idiot. Tout juste fut-il en mesure d'enfouir son visage au creux de son bras replié devant ses yeux, détestant le policier d'être là à les regarder, détestant le médecin pour son seul mépris, se détestant lui surtout, d'être aussi faible, aussi inutile, aussi encombrant, aussi bête... aussi détesté de celle qu'il avait appris à aimer plus que tout au monde. Comment ferait-il sans elle ? Il ne voulait pas y penser. Il ne voulait même pas le vivre. Seul, par sa propre faute, avec le remords plus lourd qu'une pierre d'avoir fait souffrir Ceithli plus que de raison.

Et puis il laissa retomber son bras, regardant la jeune femme qui venait de lui renvoyer à la figure... ce qu'il avait dit ? La douleur quitta le visage d'Archélas au profit d'une parfaite incompréhension. Il hoqueta simplement, sidéré et ahuri devant les reproches qui lui étaient faits, et affolé surtout face à la violence des propos de Ceithli. Il rattrapa sa main par réflexe et la serra de toutes ses forces – autrement dit pas énormément – comme pour lui signifier qu'elle n'avait pas le droit de tenir des propos pareil. Ses lèvres s'entrouvrirent, et il bafouilla quelques mots, cherchant à comprendre en même temps qu'il tentait d'argumenter, ce qui ne donnait fatalement pas grand chose d'intelligent. Son étreinte sur le poignet de la jeune femme se fit plus resserrée, plus inquiète surtout de la voir en si mauvaise santé, et son cœur chavira de la voir culpabiliser en se retournant vers lui. Elle ne lui en voulait plus... mais lui n'avait pas oublié ses propos et restait ahuri. Se trouver une autre compagne ? Quand avait-il prétendu une chose pareille ? Son regard se durcit lorsqu'il se persuada qu'il devait s'agir d'une manœuvre du médecin, et il s'en voulu de ne pas l'avoir fichu dehors bien avant !

« Je ne veux pas me trouver d'autre compagne, et je ne veux pas que tu te fasse du mal. Je ne sais pas ce que t'as dit ce guérisseur mais je t'aime. Ceithli, fais-moi confiance. Tu me connais mieux que lui... »

Il prit une profonde inspiration, sentant bien qu'il ne resterait pas conscient bien longtemps malgré ses efforts. Il sentait une fatigue écrasante le gagner, une fatigue artificielle qui l'angoissait, parce qu'il se sentait empoisonné et trahi. Comment protègerait-il Ceithli s'il dormait ? S'il mourait ? Il serra un peu plus les doigts, regrettant de ne pas avoir son arme à portée de main... et puis ce fut là : le souvenir remontant à la surface comme une gifle en plein visage. S'en trouver une autre, quel imbécile !

« Je... je parlais de ma rapière...! Tu as dit que tu l'avais oubliée dans les montagnes... »

Sur le moment, il ne sut plus s'il devait en rire ou en pleurer, aussi prit-il le parti de secouer doucement le bras de la jeune femme afin de l'obliger à le regarder.

« Me trouver une autre arme Ceithli, pas une autre compagne... Comment est-ce que je pourrais en vouloir une autre ? »

Évidemment maintenant, il réalisait pourquoi elle parlait de s'arracher cet enfant. Sans-doute l'estimait-elle responsable de ce qu'elle avait pris pour une rupture. Et lui, trop soulagé à l'idée qu'il ne s'agissait que d'un malentendu, avait encore bien du mal à se faire à l'idée que la féline – sa féline – attendait un enfant. De lui. Il allait être papa. Il ferma les yeux, épuisé à l'idée d'avoir à gérer un événement pareil, et sursauta en se sentant partir dans les limbes d'un sommeil forcé.

« Je parlais de mon arme, je ne veux pas te quitter. Je t'aime... Je... je crois qu'ils m'ont drogué alors... Ceithli, crois-moi, je ne te laisserai jamais... jamais. »

Arrivé au bout de ses maigres force et de toute volonté à résister encore, il se laissa retomber dans son lit un peu brutalement. La seconde suivante, il dormait comme il n'avait plus dormit depuis des semaines.

Et devant la porte, le lieutenant soupirait d'un air exaspéré. Franchement se taper la surveillance de deux visiteurs c'était une chose, mais alors les feus de l'amour là, fallait pas exagérer.

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Re: Mal pour mâle...

Messagepar Ceithli » 02 Sep 2011, 11:28

Son arme? Qu'est-ce que sa rapière venait faire dans cette histoire? Elle s'était retournée pour le regarder d'un air méfiant, cherchant à déceler le mensonge derrière la peur, mais la vérité était que le soldat paraissait soulagé, soulagé de voir qu'il ne s'agissait que d'un malentendu, mais probablement terrifié à l'idée d'avoir brisé quelque chose dans le cœur de la jeune femme.

Elle n'avait pas dit le moindre mot, le regardant alors qu'il sombrait dans un profond sommeil... ses yeux se posèrent alors sur l'homme, elle avait l'impression de l'avoir déjà vu quelque part, mais où? Elle avait l'impression de le revoir taper sur quelque chose - ou quelqu'un? - mais ça ne lui revenait pas pour le moment. Contrairement au soldat cependant, elle n'avait pas été droguée, trop dangereux pour le bébé dans la mesure où ils ignoraient encore s'il serait morphe ou humain. Elle se roula alors en boule sur le côté, tournant toujours le dos au soldat en réfléchissant à ce qu'il avait pu dire.

Comment en était-il arrivé à penser qu'elle parlait de sa rapière? Elle n'avait pas précisé qu'elle parlait de la potion des nymphes mais tout de même! La rapière ne l'avait pas aidée à tomber enceinte!

Un soupir s'était échappé de ses lèvres pendant qu'il s'endormait, elle ferma les yeux, réfléchissant à tout ce qui allait lui arriver maintenant. Elle n'avait pas la moindre conscience de ce qui l'attendait, elle espérait pouvoir payer les soins puis quitter l'hôpital avec lui pour rentrer à Ephtéria, lui ferait son rapport pendant qu'elle resterait à l'auberge se reposer... et après? Elle n'en savait rien, et ses yeux se fermèrent doucement pendant qu'elle s'endormait.

Les jours s'écoulèrent très lentement, le couple était constamment sous surveillance et la féline commençait à trouver étrange la manière dont le médecin était aux petits soins pour elle. Il était encore bien trop tôt pour tenter la moindre expérience sur elle, il fallait normalement attendre qu'elle soit enceinte d'au moins un mois, histoire de s'assurer que l'embryon était bien accroché et qu'elle garderait l'enfant. Aussi, les deux «prisonniers» - inconscients qu'ils l'étaient d'une certaine manière, commençaient à reprendre des forces et le Docteur commençait à craindre qu'ils ne veuillent partir, maintenant qu'ils se rétablissaient.

Il avait alors essayé d'expliquer à la jeune femme que cet hôpital était ce qui se faisait de mieux pour suivre une grossesse et s'assurer que tout irait pour le mieux pour le bébé, mais la féline l'avait alors regardé d'un air surpris, battant des cils alors qu'elle était désormais en pleine forme - dans tous les sens du terme, sa poitrine avait déjà commencé à gonfler.


«Je suis désolée, mais je préfère être près de ma mère pour ma grossesse, pas ici. D'autant que cet endroit me met vraiment mal à l'aise et je crains d'être énervée un peu trop souvent! Et il me semble que vous aviez dit que ce n'était pas une bonne chose?»

La situation semblait de plus en plus compliquée à gérer, et le médecin se tourna alors vers Archélas, se disant que si le soldat ne se remettait pas de sa «maladie», elle refuserait surement de le laisser seul et resterait sur place. Un autre problème se posait aussi: le flic. Alors que normalement il aurait du se casser dès le premier jour, sans savoir pourquoi, il était resté, continuant d'assurer la surveillance du couple sans que le docteur ne le demande, et il avait le sentiment qu'il allait également perturber ses plans.

De son côté, Ceithli commençait à s'habituer à ses quelques éléments de grossesse, d'un autre côté, elle n'en était qu'au début, et à part la poitrine qui lui faisait un peu mal et quelques nausées dont elle commençait à avoir l'habitude, elle se sentait bien. La nourriture de l'hôpital laissait à désirer en revanche, et elle avait hâte aussi de rentrer dans le Nord pour avoir un vrai repas.

Ce jour là, Archélas et elle n'étaient pas dans la même pièce. Le soldat avait été emmenés pour faire des examens complémentaires par rapport à sa «maladie dont elle ne parvenait pas à retenir le nom». Dans la mesure où elle allait bien, on l'avait transférée dans une chambre double où elle était seule, l'autre lit était pour Archélas lorsqu'il reviendrait. Les bras croisés, elle regardait par la fenêtre ce ciel un peu orangé, les sourcils froncés alors qu'elle commençait à se poser des questions. Elle commençait vraiment à avoir l'impression qu'on ne voulait pas qu'elle parte d'ici, et sans trop savoir pourquoi, elle n'aimait pas ça, pas ça du tout. Et ce flic? Où est-ce qu'elle l'avait déjà vu?

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Re: Mal pour mâle...

Messagepar Viktor Zacharias Kobalt » 02 Sep 2011, 23:27

Précédemment : Que faire...?
*°*°*°*°*°*°*°*°*

Une semaine plus tôt, Viktor en était réduit à se faire chier au point de râler après la machine à café du Pôle de Sécurité Centrale. Ce n'était pas vraiment sa juridiction mais il était venu rendre une petite visite de courtoisie à sa fille, et puis de fil en aiguille... enfin bref, on s'en fout un peu. Il était donc là, à se plaindre de s'être fait bouffer 2 Ores pour un café au goût de flotte, lorsqu'un type portant l'uniforme des douaniers des Postes-Frontières du Dôme s'était pointé tout essoufflé. Du grabuge, encore ?

Depuis le cirque provoqué par les bestioles échappées de ce labo clandestin – sans compter le bordel qu'avaient mis deux gros malins en chassant le Pelel'je fou – les Postes-Frontières avaient bien du mal à communiquer. Entre eux, mais aussi avec les différents organismes de la Basse-Ville. Pour résumer, ils étaient un peu coupés du monde les pauvres. Résultat : ils envoyaient leurs messagers comme des pigeons voyageurs pour porter les messages. C'était marrant de les voir courir partout... enfin, surtout pour lui. Eux, ils devaient pas trouver ça si drôle. Toujours était-il que le message du jeunot avait fait grimacer notre lieutenant. Deux étrangers au Pôle Sanitaire du quartier Est, dont une Morphe ?

Selon les directives imposées par les grand Pontes, les étrangers nécessitaient une surveillance, juste pour vérifier qu'ils ne se perdaient pas dans les couloirs ou qu'ils n'agressaient personne. Les Winghox en particulier avaient cette fichue habitude de foncer tête baissée dans tout ceux (et ce) qu'ils croisaient. Que même que Nideyle était à eux, soi disant. Bref... pas de Winghox ce coup-ci, mais une Morphe. Ces machins qui se transformaient en bidule...

« J'y vais ! Avait déclaré Viktor spontanément.
_ Ce n'est pas votre juridiction Kobalt !
_ M'en fous. Y'a d'autres volontaire pour faire le plantu ? Non ? Bon bah c'est c'que j'dis, j'y vais ! »


Alors il y était allé, sous le regard inquisiteur des jeunes recrues (c'était qui se type à la gueule déformée ?) et l'œil désapprobateur des habitués (à tous les coups il courait protéger ses intérêts de flic pourri). Son patron avait été appelé – et l'avait lui-même rappelé derrière pour l'engueuler – et il avait finalement reçu les autorisations officielles pour prendre sa mission, si bien qu'en arrivant au Pôle Sanitaire, les hôtesses connaissaient déjà son nom. Il avait tout de même collé son badge sous le nez de quelques interlocuteurs récalcitrants – certains refusant de croire qu'une tête pareille puisse exercer dans la police – et avait fini par atteindre la chambre des deux étrangers. Un type sur la survie duquel il n'aurait pas parié, et le fameux Morphe. En fait, c'était « une ». L'espace d'une seconde, il repensa aux deux précédents Morphes qu'il avait croisé. Joyce, la petite clébarde... et 398JH, l'espèce de joyeuseté scientifique qui ne ressemblait plus à rien. Alors autant dire que son regard se durcit lorsqu'il intercepta l'enthousiasme de ce Finkle de mes deux... et de là, vous avez la raison de sa spontanéité à se farcir une mission aussi chiante que la surveillance de deux étrangers ! Foutre des bâtons dans les roues d'un scientifique, il en avait toujours rêvé ! Rien que pour se venger de ce qu'il subissait au jour le jour à cause de sa carrure à la con...

Le premier jour, il avait juste attendu les bras croisés.
Le deuxième jour, il s'était pointé avec un magazine militaire vantant les mérites de l'Escadron.
Le troisième jour, c'étaient des mots croisés.
Le quatrième, des hand grip.
Le cinquième et les suivants, une console de jeu portable qui accaparait toute son attention...

… jusqu'à aujourd'hui. Absorbé dans un jeu où il s'agissait de faire péter la gueule d'une équipe d'asticots adverses, il semblait se désintéresser de tout. Silencieux – sauf lorsqu'il appuyait les demandes du couple pour se retrouver seuls – immobile la majorité du temps, il avait fini par faire partie du décor comme une grosse armoire posée là. Seul le médecin paraissait gêné par sa présence, et pour cause. Chaque fois que Viktor daignait lever le nez de son jeu, c'était pour le fusiller du regard. Il lui arrivait même de demander à voix haute ce que contenait le truc qu'ils injectaient à Cro-Magnon ou le bidule qu'ils faisaient avaler à Catwoman. Oui, il aimait bien les surnoms. Non, il n'aimait pas les soins mystérieux.

Un truc qu'il aimait encore moins, c'était la technique qui consistait à séparer ses deux clients pour l'obliger à faire un choix. Suivre l'homme en imagerie ? Non. Rien à foutre de ses clichés. Alors après un déjeuner sur le pouce à l'extérieur de l'hôpital, il rejoignit Ceithli dans sa nouvelle chambre. Il la trouva debout face à la fenêtre. Ouai, tu m'étonnes qu'elle tournait comme un lion en cage !

« J'vous ai ramené à manger. C'est gras comme pas permis mais au moins ça a le goût de quelque chose. »

Il posa un grand sac en papier d'un orange provocant sur le lit et l'ouvrit comme s'il voulait fouiller dedans. L'odeur d'un hamburger encore chaud s'échappa aussitôt. Non parce que un hamburger et une grosse portion de frites, y'avait que ça de vrai ! Peut-être même que ça lui remonterait le moral à minette.

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Re: Mal pour mâle...

Messagepar Ceithli » 02 Sep 2011, 23:56

Lorsque la porte s'était ouverte, la féline n'avait pas bougé d'un pouce, elle avait reconnu l'odeur de l'arrivant au moment même où il avait posé sa main sur la poignée. Les yeux perdus dans le vide, elle avait l'impression que ses sens s'intensifiaient un peu, et pourtant elle n'était enceinte que depuis deux semaines. Elle se souvenait que sa mère lui avait signalé que pendant sa grossesse, elle était plus nerveuse et plus sensible à son environnement sous forme humaine, c'est pourquoi elle avait passé pas mal de temps sous sa forme féline, mais elle ne craignait rien puisque ses enfants étaient forcément morphes. Ce qui n'était pas le cas de Ceithli.

Elle ne savait pas quand le médecin pourrait savoir si l'enfant qu'elle portait était humain ou non, et de toute manière, elle s'en fichait un peu. Quoi que l'idée de ne pas pouvoir reprendre son apparence féline la dérangeait un peu... pendant neuf mois? Un grognement sourd sortit de sa gorge alors que l'odeur du hamburger et de pommes de terre remplissait la pièce, elle se retourna pour voir le policier qui lui avait apporté à manger, précisant que c'était gras, mais au moins mangeable. Elle plongea ses prunelles noires dans les siennes, il avait un air de tueur, de bourrin à foncer dans le tas avant de réfléchir, et pourtant pas une seule fois il n'avait manifesté de réelle agressivité alors qu'il devait s'ennuyer à mourir avec ce boulot


«Merci beaucoup...»

Elle décroisa les bras et s'approcha pour regarder à l'intérieur du sac, elle sortit alors le hamburger et souleva le pain pour voir le steak, les tomates, la salade et la sauce étrange. Elle renifla un peu, il y avait des odeurs qu'elle ne connaissait pas

«Qu'est-ce que c'est?»

Il lui expliqua alors que c'était un hamburger, une spécialité de l'endroit d'une certaine manière. Elle haussa les épaules et le regarda dans tous les sens pour essayer de voir comment le manger, il lui mima alors d'écraser un peu le sandwich pour le manger avec les doigts, ce qui l'amusa un peu. Elle essaya donc et du ketchup gicla pour couler sur sa tenue blanche médicale, elle prit le premier truc qui lui tombait sous la main - à savoir une serviette de papier, coup de bol que ça serve justement à ça - pour essuyer sa bouche, avaler et éclater de rire

«Pas très pratique! Mais oui, c'est bon!»

Elle essuya un peu la tache, mais elle s'en moquait, c'était probablement la première fois qu'elle riait depuis qu'ils étaient dans cet hôpital. Elle leva les yeux vers le policier et hocha la tête avant de mordre à nouveau dans le sandwich avec appétit, cela faisait du bien de manger autre chose que les horreurs qu'on lui servait ici. Elle prit un morceau de pommes de terre - coupées bizarrement - et la mangea également avec les doigts, au point où elle en était.

Finalement, elle posa le hamburger, terminant de mâcher avant d'avaler un énorme morceau de viande, puis elle leva les yeux vers le policier en souriant


«Merci, ça fait du bien.» ça faisait surtout du bien de parler à quelqu'un d'autre qu'un médecin ou un infirmier «Mais pourquoi vous faites ça pour moi? Ça ne doit pas être très marrant pour vous de rester là à surveiller des idiots du Nord qui ne connaissent pas toutes vos machines et trucs bizarres?»

Elle sourit un peu, malgré tout, sa question était sérieuse, mais surtout elle en avait une autre

«D'ailleurs, on ne s'est pas déjà vu quelque part? Votre tête me dit quelque chose, mais j'arrive pas à savoir où?»

Elle reprit une bouchée de son hamburger et piqua quelques frites, elle lui tendit d'ailleurs la boite pour qu'il s'en serve un peu s'il en voulait «Je ne pense pas pouvoir tout manger... servez vous!»

Malgré sa présence tout sauf rassurante, elle se sentait mieux maintenant qu'il était là, comme si le médecin ne pouvait pas l'importuner s'il était là.

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Re: Mal pour mâle...

Messagepar Viktor Zacharias Kobalt » 03 Sep 2011, 03:36

Viktor hocha la tête en réponse au remerciement de Catwoman. De rien petite, ça lui faisait tout plaisir de voir le ketchup dégueulasser les draps. Une rondelle de cornichon s'échoua même quelque part entre deux plis du tissu blanc. Une surprise pour la femme de ménage. Les bras croisés sur sa poitrine, il la fixait avec un mélange de curiosité et d'amusement. Elle avait l'air d'une gosse avec son hamburger, c'était assez marrant. Ouai, un peu que c'était autre chose que leur bouffe aseptisée et infecte. Seulement voilà, les réjouissances c'étaient bien cinq minutes, mais ensuite... bah ensuite il y avait les questions gênantes. Perdant son sourire, Viktor alla poser ses miches sur le lit réservé à Cro-Magnon.

Pourquoi faisait-il tout ça ? Parce que. Parce qu'il avait une fille de l'âge de Ceithli. Parce qu'il savait ce que c'était de se faire torturer pour les besoins de la science. Parce qu'il ne souhaitait à personne de subir de telles expériences, sauf peut-être à ceux qui les pratiquaient. Combinées ensembles, ces quelques raisons donnaient un truc du genre il avait une fille de son âge qu'il n'aimerait pas savoir « examinée » de la sorte. Il se pencha juste assez pour aller piquer trois frites dans le cornet au carton bariolé. Technique de gros lâche : répondre seulement aux questions pas chiantes.

« Tournoi des Hieras peut-être ? »

Sûr et certain même. Un nouveau sourire vint déformer la cicatrice qui lui barrait le visage. Si le petit copain chevelu de la gamine s'était barré après la branlée que lui avait mise son adversaire - une Winghox répondant au doux nom de Zlata Bolt - lui avait assisté à tout le tournoi jusqu'au bout. Oui madame. Même que le combat de la féline contre cette même Winghox à moitié dingue ne lui avait pas échappé. Jolie finale. Du combat, du vrai. Rien à voir avec les combats de catch dans la boue proposés à la télé. Bien sûr ça l'avait quand-même vachement vexé de perdre contre un môme moins large que son petit doigt... m'enfin bon. Il avait profité du spectacle, à défaut.

Il engouffra les trois frites à la fois dans sa bouche et mâchonna distraitement, l'air de penser à autre chose.

« J'avais l'air d'un con aussi quand j'suis venu dans votre bled pour le tournoi. Ça veut rien dire... »

Il ne parut pas super convaincu par son argument, peut-être parce qu'il savait qu'il n'était pas une lumière non plus. Alors il décida d'expliquer autrement.

« Vous savez pas vous servir des chiottes, et après ? Moi j'étais comme un abruti à devoir poser mon fion sur un pot d'chambre. Et puis ce type tout vert là... Sayah. Il fait des trucs vachement bizarres. D'jà qu'il est bizarre lui-même... Bref. De ce que j'ai pigé, nos technologies se substituent à la Magie de ce type louche, et donc bah, il est moins populaire dans le coin. Un Atlante face à la magie il a l'air d'un con. Peu de monde la maîtrise, et y'en a encore moins pour s'en vanter. Vous, vous avez l'habitude. C'est tout. »

Des mouvements se firent entendre derrière la porte. Aussi Viktor se leva-t-il pour retourner à sa place comme si de rien était. En passant, il s'autorisa quand-même à piquer quelques frites, suggérant à Ceithli de planquer le tout sous son lit.

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Re: Mal pour mâle...

Messagepar Archélas Ages » 03 Sep 2011, 03:39

La porte s'ouvrit sur un Archélas fatigué mais en bien meilleur état que quelques jours plus tôt. Son teint cuivré était revenu chasser la pâleur de la maladie – des maladies si l'on en croyait le médecin chargé de s'occuper d'eux. Juste derrière lui venait une infirmière à l'air renfrogné qui ordonna au soldat d'aller se coucher. Elle fronça le nez et plissa ses petits yeux de fouine aussitôt qu'elle entra, sa voix égrillarde cassant l'ambiance feutrée de la chambre.

« Ça sent la friture !
_ Ouai, j'avais la dalle et je voulais pas la lâcher.
Répondit le policier du tac au tac sans même lever le nez de son jeu vidéo. J'ai bouffé ici. »

L'infirmière sembla se retenir de pousser une colère meurtrière. Les lèvres pincées, elle fusilla Viktor du regard – et tant pis s'il ne la regardait pas – mais n'insista pas. Quelque chose dans son expression trahissait une sorte de renoncement fataliste. Ce que les deux patients ne savaient pas, c'était qu'elle avait déjà expérimenté la douloureuse expérience de l'affrontement avec le lieutenant quelques jours plus tôt et que – contrairement au millier d'autres fois où elle était montée sur ses grands chevaux – elle n'avait pas eu le dessus avec lui. Mais le policier avait triché, il était bâtit comme un monstre, braillait plus fort qu'elle et ne mâchait pas ses mots. En fait, il l'avait surtout menacée de toutes sortes d'horreur dont elle préférait ne pas se souvenir. Alors elle se dirigea vers un panneau de commande sur lequel elle pianota, activant la ventilation.

« On ne peut pas ouvrir la fenêtre ? Hasarda Archélas qui aurait bien aimé s'enfuir par là.
_ Ça s'ouvre pas. À cause des suicides. » Expliqua Viktor sans ménagement.

L'infirmière jeta un dernier regard assassin au lieutenant avant de sortir en claquant la porte, sa fierté de vieille mégère dans sa poche. Le policier ne bougea pas d'un cil. Le soldat, lui, alla s'asseoir sur son lit sans s'en inquiéter, se contentant de sourire à Ceithli comme pour la rassurer. Depuis quelques jours, il se sentait mieux et parvenait à se déplacer sans manquer de s'évanouir à chaque pas. C'en était fini des vomissements, et sa fièvre avait bien baissé. L'immonde bestiole qui s'était invitée dans sa jambe avait été retirée, et l'écharde dans son épaule également. Enfin, ses quintes de toux étaient devenues plus rares. En revanche, son traitement le rendait somnolent et il avait du mal à se concentrer... y compris sur l'essentiel.

Il avait à peu près assimilé le fait qu'il allait être père, même s'il préférait éviter le sujet de peur de se montrer maladroit... en fait, il évitait de parler tout court. D'abord parce que la présence – même effacée – de Viktor l'embarrassait un peu, ensuite parce qu'il était terrifié à l'idée de débiter une ânerie qui lui ferait perdre Ceithli pour de bon. Aussi se contentait-il du strict minimum, se promettant de réfléchir à tout cela lorsqu'il aurait retrouvé une santé plus propice à la réflexion.

« Excuse-moi c'était un peu long, ils ont tout regardé sur place. Je n'ai pas compris grand chose de ce qu'ils ont dit si ce n'est que je n'avais plus rien d'intéressant dans le corps comparé à la dernière fois. Ça a eu l'air de les ennuyer alors je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle... »

Il reporta son regard sur le lieutenant qui n'avait pu retenir un ricanement. Était-il amusé par son jeu ou par la réplique d'Archélas, le soldat ne sut pas le dire. Tout ce qu'il savait de cet homme, c'était qu'il lui était sympathique malgré son visage peu avenant et son ton abrupte.

Silencieux et désintéressé, celui qui s'était présenté sous le nom de Kobalt ne les jugeait pas, ne les harcelait pas de questions, n'essayait pas de leur faire avaler d'indigestes couleuvres. Et puis il était là comme un étai, immobile chaque jour là où le personnel médical ne cessait de tourner, leur donnant l'impression de ne jamais connaître personne. Et dans ce monde trop compliqué pour lui, Archélas trouvait une sorte de réconfort dans cet homme égal à lui-même et fidèle au poste.

Un soupir las quitta ses lèvres alors qu'il s'installait sur une pile de coussins. Cette nouvelle chambre était plus agréable que la précédente. Un peu moins impersonnelle peut-être... et curieusement, ça ne lui plaisait pas. Lui, il voulait sortir. Voir le soleil, compter les nuage, fouler l'herbe, respirer les pollens, chevaucher Nemesis. L'enfermement, aussi luxueux ou confortable soit-il, ce n'était pas fait pour lui. Voir qu'on les installait comme s'ils allaient passer le reste de leurs jours ici, ça l'angoissait.

« Je veux sortir... j'en ai marre d'être enfermé. Mais il repensa aussitôt au bébé et s'en voulu de son égoïsme. Pardon... Comment est-ce que tu vas ? Ça te plaît ? »

Il pria tellement fort pour que sa féline réponde que non, ça ne lui plaisait pas, qu'il se demanda si elle pouvait l'entendre...

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Re: Mal pour mâle...

Messagepar Ceithli » 03 Sep 2011, 12:22

Lorsque l'infirmière était entrée avec Archélas, la féline avait instinctivement lâché son hamburger pour le mettre dans le sac en papier, s'essuyant les lèvres avec l'autre morceau de papier pour essayer de ne pas trop montrer qu'elle ne suivait pas le «régime» de l'hôpital. Cependant, le policier fut très réactif car il déclara rapidement que c'était son repas, aussi ne dit-elle rien à part râler encore et encore de sa présence qui semblait clairement la déranger.

Le soldat vint s'allonger un peu, aussi se leva t'elle pour se rapprocher de lui alors qu'il expliquait sa propre situation, et son regard s'attendrit un peu en voyant combien il n'appréciait guère, lui aussi d'être enfermé dans cet hôpital. Elle vint s'assoir à côté de lui, grace au policier, elle était de bonne humeur. Caressant doucement les cheveux du soldat pour les remettre en place, à savoir au-dessus de sa tête, puis elle se pencha pour attraper le sac de frites et lui en donner une


«Je vais bien. Je m'ennuie à mourir et j'ai hâte qu'on s'en aille.» elle leva les yeux vers Viktor «Sans vous offenser. C'est probablement parce que vous êtes là que j'ai encore le contrôle de mes nerfs pour ma part.»

Elle piqua une frite, se sentant mieux d'avoir mangé quelque chose de bien consistant - surtout la viande du hamburger, un peu trop cuite, mais le médecin a dit qu'elle ne pouvait plus manger de viande saignante! Et puis quoi encore? - puis elle se tourna vers Archélas en souriant doucement, caressant encore de sa main «propre» ses cheveux.

«Je n'aime pas cet endroit. J'ai l'impression d'être en cage! Et le Docteur tient à ce que je reste pour toute la durée de ma grossesse, mais je lui ai dit que je préférais être près de ma mère. Je ne sais pas s'il a compris, mais j'avais le sentiment surtout qu'il ne voulait pas comprendre.»

Elle leva les yeux vers le policier, parfois, il lui semblait qu'il savait quelque chose qu'il ne voulait pas leur dire, sans trop savoir pourquoi, elle était persuadée qu'il y avait vraiment quelque chose d'anormal dans cet hôpital. Elle se leva alors pour récupérer le sac avec le hamburger et le montra à Archélas

«Est-ce que tu veux goûter? C'est une sorte de plat chaud avec de la viande et du fromage, le tout dans du pain. C'est un peu bizarre au début, mais c'est bon...»

Il allait devoir se relever un peu pour manger, mais bon, il n'était plus à l'agonie désormais! Ses yeux se posèrent de nouveau sur Viktor, il était quand même bien étrange ce gars là, mais une sorte d'honnêteté émanait de lui, c'était probablement ça qui était rassurant, même si ses méthodes ne semblaient pas très délicates en revanche, mais à voir les énergumènes en ces lieux, c'était surement préférable.

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Re: Mal pour mâle...

Messagepar Viktor Zacharias Kobalt » 03 Sep 2011, 13:00

Viktor soupira sans lever le nez de sa console, ses gros doigts glissant sur les touches minuscules. Le gras des frites et le sel s'étalaient partout, à en faire faire une syncope aux infirmières. Repliant son jeu sur lui-même, il le fourra dans sa poche et jeta un œil au couple assez bizarre qu'il avait sous les yeux. En soi, il n'avait rien contre eux. Pour ce qu'il pensait de Catwoman, il admirait son courage. Qu'il s'agisse de conserver son calme dans cet hosto qui la rendait dingue ou d'affronter une Winghox psychopathe lors d'un tournoi, elle restait toujours très cool. Comme les félins en fait. Cro-Magnon lui, était un peu con sur les bords mais il n'était pas méchant. C'était même plutôt un bon bougre, un peu jaloux, beaucoup protecteur, qui s'excitait pour un rien dès que sa place de mâle alpha était menacée... autrement dit constamment. C'était marrant mais un peu chiant à force. Quant au fait que les deux couchent ensembles... il préférait ne pas y penser... La zoophilie, c'était pas son truc.

« Bougez-pas, Finkle va revenir tout seul, il vous aime bien... Fit-il avec un sourire ironique à l'attention de Ceithli. Et vous inquiétez pas qu'il a comprit. Sauf qu'il s'en fout. »

Son doigt plein d'huile pointa Archélas.

« Lui c'est qu'un homme, aucun intérêt. Mais vous... bah vous vous êtes Morphe, alors évidemment que Finkle veut jouer avec vous pour voir comment vous « marchez ». Vous êtes un peu comme un jouet tout neuf pour lui. »

Il n'eut pas besoin d'en rajouter. Ceithli n'était pas stupide et il comptait sur elle pour traduire. Des brimades à cause de sa condition de Morphe, elle avait bien du en essuyer quelques unes. Cro-Magnon à côté avait déjà commencé à virer au rouge fureur maximum. Trop facile ! Fier du petit échauffement qu'il venait de leur prodiguer, Viktor croisa les bras de nouveau. Un peu de rébellion, ça promettait d'être vraiment marrant.

« Si vous voulez sortir, suffit de demander. Y'a des protocoles contre lesquels Finkle peut rien faire et que je me ferai une joie de lui faire bouffer. C'est un peu mon job de faire appliquer les lois... »

Cette blague, tiens ! Quand ça l'arrangeait seulement. Mais là, un scandale, une esclandre, que ça se finisse dans un bain de sang pour ce petit merdeux de scientifique, voilà qui égaierait sa journée ! Chiche ?

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Re: Mal pour mâle...

Messagepar Ceithli » 03 Sep 2011, 13:21

Ignorant les appréhensions que pouvait avoir le policier concernant le couple atypique, la féline fronça les sourcils, comprenant un peu mieux pourquoi le docteur lui portait tant d'attention.

«Évidemment. Une morphe, qui plus est enceinte, il a pleins de choses à observer...» mais pourquoi Archélas? D'après Viktor, il n'était qu'un humain et ne l'intéressait pas, alors pourquoi continuaient-ils à le soigner? Peut être à cause de ces lois? Peut être n'ont-ils pas le choix que de soigner les patients jusqu'à ce qu'ils soient totalement guéris?

Elle avait laissé glisser sa main jusqu'à celle d'Archélas, l'air un peu inquiet tout en écoutant la fin du discours du policier, au moins, ils pourraient sortir lorsqu'ils le voudraient. Pour sa part, elle allait bien, mais Archélas n'était pas totalement rétabli, aussi valait-il mieux attendre qu'il soit bien sur pied.


«Merci pour votre aide...» Elle serra un peu plus les doigts d'Archélas dans les siens, plongeant son regard d'onyx dans les prunelles turquoises «Nous partirons une fois qu'il sera parfaitement rétabli. Je pense que j'arriverai à tenir jusque là!» elle lui sourit doucement, lançant un regard qui disait clairement «et toi? tu tiendras le coup?»

Puis elle se tourna vers Viktor, elle avait entendu parler de puits à souhaits, un peu partout sur Nideyle, mais il s'agissait de puits censés permettre de prier Alrik ou Amroth et elle n'avait pas vraiment l'impression que les gens d'ici croyaient en eux. Elle-même ne croyait pas vraiment en eux non plus, mais avec la poisse dont ils avaient fait preuve ces derniers temps, elle se disait qu'une petite prière aurait pu faire du bien. Tant pis, elle verrait à Banba ou à Ephtéria.

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