Débarquement chez les ploucs

C'est le plus reculé de tous les villages dépendant directement du Roi. Comme déposé ici au hasard au milieu des plaines fertiles, Banba a su se spécialiser dans l'agriculture et l'élevage.

Débarquement chez les ploucs

Messagepar Jonah Kes » 15 Sep 2012, 14:58

La nuit passe au final assez rapidement une fois que le trafiquant s’allonge, bien emmitouflé dans sa cape de cuir épais et fourré, celle de voyage ; même s’il ne dort que d’un œil et émerge de temps en temps pour vérifier que tout se passe bien. On est méfiant ou on ne l’est pas, et malgré qu’il ait houspillé Benedikt pour son manque de confiance en lui, il ne peut pas affirmer se sentir être aussi en sécurité ici que dans son lit !


Ses paupières se soulèvent des heures plus tard, quand la callopsitte se met à "chanter" d’une façon plus ou moins mélodieuse – ces oiseaux ne sont pas particulièrement connus pour leurs talents de cantateurs ! Il ne s’étonne même pas de voir le gros félin campé sur ses pattes et le tatoueur toujours endormi dans les bras de son cher et tendre - incompréhensible, pense Jonah sans toutefois être dégouté -, n’ayant pas fait trop attention à l’ordre des tours de garde des autres. Tant que lui était en premier, là où il voulait, il ne s’intéressait pas au reste !

Debout pour aller chercher le trésor ? On a vraiment l’impression que, pour Kallistrat, le trésor si convoité est posé sur un coussin de velours à un ou deux jours de voyage seulement, et qu’il n’attend que de se faire cueillir par ses grosses pattes poilues ! Mais un peu d’optimisme ne fait pas de mal, et le sourire de Jonah n’est pratiquement pas moqueur cette fois. Il avale son petit déjeuner composé de muesli aux fruits secs et d’un reste de sanglier de la veille – déjà cuit, hein, car la carcasse n’est plus mangeable et le trafiquant met un point d’honneur à ne pas poser son regard dessus (berk, des asticots). Puis tout le monde saute sur sa monture respective, excepté l’orphe lion, que Jonah rangerait pour sa part plus dans la catégorie monture que cavalier...


Le groupe avance assez rapidement, comme s’il s’était vraiment mis dans l’ambiance "voyage" maintenant, et effectivement, comme le pense Vrass, la présence de Kallistrat n’a pas l’air de trop plaire aux montures. Elles auraient pourtant du comprendre qu’il ne représentait plus une menace, non ? C’que c’est bête les animaux. Heureusement qu’ils ne feront pas tout le voyage avec elles ! Une fois à Banba, laisse tomber, ils grimpent dans le train. C’est plus sûr, et plus rapide, ça ne pue pas… Et ils pourront se reposer. Espérons que les animaux y sont acceptés, pense Jonah en lorgnant l’épaisse fourrure de la nuque du lion, qui trottine devant lui.

La journée se passe sans encombre. Ils ne font pas de mauvaises rencontres, pas de teigne ou quoi ; seulement une sorte de buse qui les suit pendant un certain temps, avant de se faire chasser à grands cris par le petit cacatoès blanc ! A se demander qui des deux est le rapace ! En revanche, il ne se trouve pas de lac sur leur chemin cette fois, ce qui fait qu’une fois en vue de Banba, leurs gourdes ne renvoient qu’un faible clapotis ! On peut dire que tout le monde est assez fatigué, et puis l’atmosphère de la journée a été pesante – au niveau de l’air, pas de l’ambiance – celle-ci, sans être particulièrement folichonne, est tout à fait supportable ! Et ce n’est pas toujours évident de papoter en pleine chevauchée, de toute façon.
Mais bref, Banba est maintenant en vue, alors que le soleil commence tout juste à glisser vers l’horizon. Et quelques gouttes se font sentir sur leurs fronts, tandis que les épais nuages au-dessus de leurs têtes se grisent de plus en plus. Ils vont se payer un bel orage, bientôt ! Espérons qu’ils seront déjà à l’abri dans l’auberge. A moins qu’ils ne prennent un train de nuit ? Faut voir les horaires…
Ils descendent de leurs dragonneaux et anticus au moment de passer les portes de la ville ; apparemment, il se tient une sorte de marché, mieux vaut le traverser pied à terre. Des tas de petits vieux paysans les matent d’une façon peu amène, mais étonnamment exempte de peur ou de respect ! Rien n’effraie les vieux, comme s'ils avaient déja tout vus ! Banba, plus de toutes les villes du nord, n’est pas réputée pour sa modernité… Les gens y sont tellement simples ! Agriculture, élevage, troc. C’est tout. On doit s’y ennuyer à mourir, non ? Enfin, au moins, ils ont le chemin de fer ; et c’est tout ce qui compte pour notre troupe.

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Re: Débarquement chez les ploucs

Messagepar Benedikt » 16 Sep 2012, 13:52

Benedikt lève un sourcil amusé en regardant Jonah et l'air légèrement méprisant qu'il pose sur tout ce qui se trouve autour d'eux. Hé oui, ce n'est plus la Basse-ville, il y a un poil plus de paysans, ici ! Si les gens le fixent de cette manière, c'est plutôt à cause de son attitude que d'autre chose, pense le botaniste. Lui apprécie bien Banba, mais forcément, c'est sans doute plus facile quand on aime la nature et quand on a grandit dans le Nord. La traversé du marché ne les protège cependant pas de la pluie qui commence à se faire de plus en plus persistante, et il est plutôt difficile pour eux de se réfugier près des étals abrités avec leurs montures.

« La gare est juste là. On est sensé prendre le train ce soir ? » demande le botaniste en désignant un gros bâtiment en pierre au bout d'une rue adjacente.

N'ayant pratiquement aucune connaissance sur la façon dont les trains fonctionnent, Benedikt ne s'est même pas posé la question de savoir s'il avait encore des départs à cette heure-ci. Il n'en sait pas plus que ça ; il faut un billet pour monter dans un train, il s'arrête à toute les gares, ça doit marcher à l'eau, un peu comme les moulins, vu la vapeur qui s'échappe de la locomotive, aussi il préfère laisser les autres gérer l'affaire.

Benedikt s'arrête quelques secondes près d'une fontaine pour remplir sa gourde, mais l'Anticus se met à tirer sur les rênes qu'il tient dans sa main, de plus en plus fort, et c'est en voyant que les deux dinosaures hérissés de Vrass et Jonah font exactement pareil qu'il se rappelle des paroles de Sayah lorsqu'ils avaient loués leurs montures. De toutes manière, l'Anticus commence à le traîner derrière lui avec obstination, et ils n'en n'ont plus besoin maintenant qu'ils sont à Banba, alors le botaniste le lâche et le regarde filer entre les passants qui se retournent un peu surpris – ils ont l'air d'hésiter, se demandant s'il faut récupérer la bestiole -, les deux quamates sur ses talons, tous les trois probablement très heureux de s'éloigner enfin de l'orphe plus lion qu'autre chose qui les accompagne.

Il y a un grand tableau d'affichage avec tout les horaires, dans le hall de la gare, qui leurs indique que le dernier départ pour aujourd'hui est dans une heure et demi. A tout prendre, il préférerait monter dans celui-là et éviter de payer une nuit à l'auberge. Et puis, ils sont bien plutôt bien trempés, là, et la pluie ne semble pas décider à faiblir avant quelques heures. Autant rester sécher au chaud dans la gare, non ? Benedikt s’essuie le visage avec sa manche et se retourne vers le reste du groupe, avec un regard de « Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ? ».

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Re: Débarquement chez les ploucs

Messagepar Kallistrat Rusia » 19 Sep 2012, 20:47

Comme ses trois nouveaux compagnons l'avaient peut-être déjà deviné, Kallistrat se contenta de ses pattes pour suivre la joyeuse troupe à travers les plaines jusqu'à Banba. D'abord un peu fou et distrait par un rien – à sa décharge, les papillons étaient rudement nombreux sur son passage – il eut tôt fait d'adopter une allure plus raisonnable après quelques kilomètres à trottiner derrière les Quamates. C'est donc un chaton épuisé – quoi que trop fier pour l'admettre – qui fit son entrée à Banba. Se remettant sur ses deux pieds pour imiter ses amis qui venaient de descendre de leurs montures, il s'étira longuement afin de délier ses épaules tout en avançant mollement. Après avoir crapahuté toute la journée, il avait l'impression d'avoir des pierres dans les cuisses. Le temps s'était gâté, mais pour le moment la pluie se contentait de glisser sur sa fourrure dense.

En chemin, ils croisèrent bon nombre de bestioles qui donnèrent l'eau à la bouche du lionceau, même s'il n'eut pas le courage de leur courir après immédiatement. En revanche, il se redressa en bombant le torse lorsqu'il remarqua les yeux écarquillés des enfants qui le regardaient passer en le montrant du doigt. Très content d'impressionner son petit public, il n'en marchait que plus fièrement alors qu'ils se dirigeaient vers une fontaine. C'était plus joli qu'à Guttenvald, moins sombre aussi malgré le temps, et les gens semblaient plus amusants. Et sur ces constatations très inutiles, Kallistrat se pencha pour plonger son gros nez dans la fontaine et laper l'eau fraîche sans plus se soucier de rien, les yeux à demi-fermés comme s'il dégustait un plat délicieux. C'est que, même s'il refusait de haleter comme le faisaient les chiens, il n'en était pas moins assoiffé !

Du coup il ne fit pas attention au départ des montures et ne se décida à se relever qu'une fois totalement désaltéré. Les autres se dirigeaient déjà vers le quai, la tête basse sous la pluie à présent diluvienne qui s'infiltrait jusque sous les poils de notre gros chat gris. Les suivant docilement, il s'arrêta à son tour devant le grand panneau que Benedikt consultait, sans comprendre.

Car Kallistrat ne savait pas lire, et le dernier panneau qu'on lui avait demandé de consulter avait été celui des missions, à Guttenvald. Réfléchissant donc à toute allure, il se décida à répondre directement à Benedikt après le regard d'enfant perdu qu'il lança.

« Tu cherches une mission pour échanger les Ores contre le train ? »

Sa calopsitte jugea ce moment idéal pour venir se poser sur l'épaule de son garde manger ambulant, et se réfugier dans sa crinière où elle se pelotonna comme un oisillon sous l'aile protectrice de sa maman. Chatouillé un bref instant, Kallistrat s'ébroua par réflexe, envoyant de l'eau tout autour de lui sur un rayon de trois mètres au moins ! À quelques pas, un gamin en culotte courte et un béret sur la tête les observait, tranquillement assis sur une pile de bagages, ses jambes se balançant dans le vide. Sûrement un bagagiste, même si chaton ignorait totalement ce qu'était un bagagiste. En revanche, il venait de repérer une poule occupée à picorer quelques miettes, et avant même de faire appel à son peu de conscience humaine, il se jeta sur le gallinacée comme un lion enragé, rentrant littéralement dans la pile de valise qui s'écroula sur lui... l'enfant avec ! Sous l'éboulis, on entendit un caquètement bref et strident, signe que le pauvre volatile venait de finir en entremets pour Orphe lion.

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Re: Débarquement chez les ploucs

Messagepar Vrass Rannveig » 20 Sep 2012, 11:16

Banba... de drôles de souvenirs dans cette ville! Le dernier en date, j'avais l'apparence d'un gamin de douze ans à cause d'un sortilège, mais dans l'ensemble, ça n'avait pas été aussi désastreux que ça. Enfin pour le moment, on mettait pied à terre, s'approchant d'une fontaine pour remplir à nouveau nos gourdes, je me passais aussi de l'eau sur le visage même si la pluie menaçait de nous tremper quoi qu'il arrive!

Le lion gris devait en avoir plein les pattes, moi j'en avais plein le cul! Car mine de rien, les quamates n'ont rien de bien confortable! D'ailleurs, à peine descendu de ma monture qu'elle cherchait à prendre la poudre d'escampette! Pas trop le choix donc, je la laissais partir et on prenait la direction de la gare alors que la pluie se faisait de plus en plus importante. Fais chier, j'aurais du acheter l'ensemble imperméable chez Sayah aussi! Tant pis. Kallistrat avait carrément trempé sa tête dans la fontaine et nous avait tous éclaboussés, je soupirais en levant les yeux au ciel, je me demande si comme pour les chats, une claque sur les fesses le calmerait? Perso, pas envie de prendre le risque d'essayer.

En arrivant à la gare, Benedikt s'était directement approché du panneau pour voir les horaires, s'il y en avait un ce soir, je me posais une question cependant... le prix? Croisant les bras, je jetais un coup d'œil au groupe. Le but du jeu était évidemment de ne pas dépenser trop d'ores dans l'histoire, car si c'est pour que cette chasse au trésor nous coute plus cher que ce qu'elle va nous rapporter, il n'y a pas grand intérêt! Et puis autre chose... est-ce qu'on va accepter de vendre un billet à un lion? Je croisais les bras quelques secondes le temps d'analyser la situation
«Les billets jusqu'à Ephtéria risquent d'être assez cher, surtout qu'on n'est pas des soldats donc on ne peut pas vraiment bénéficier de tarifs avantageux!» - je sursautais alors en me tournant vers le lion qui avait bondi sur une poule et renversé la moitié des bagages d'un pauvre bougre! D'ailleurs, qui pouvait bien se balader avec autant de valises à Banba? Me dites pas qu'un riche marchand traine dans le coin? Je soupirais en m'avançant, chercher un moyen de monter gratos après ça ne va pas être de tout repos!
«Espèce d'estomac sur pattes!!» - je m'avançais pour voir le nuage de plumes qui volaient dans tous les sens et j'aidais tant bien que mal le pauvre gosse à ramasser ses valises «désolé, on ne le connait pas vraiment!»
- «M... mer... OUAAAHHHH!»
- Kallistrat venait de se relever, la gueule pleine de plumes et de sang et le môme finit par prendre ses jambes à son cou! Je soupirais avant de me dire que c'était peut être notre chance! Je me tournais vers le lion avant de lui montrer la fontaine
«Va te rincer et essaie de rester tranquille! j'espère que tu as bien mangé?» - non je ne le grondais pas, car dans sa connerie, il nous a peut être rendu service! Je me tournais vers les deux autres
«Rangeons bien ces valises, elles vont généralement dans un compartiment particulier, le type à qui elles appartiennent doit avoir les moyens de s'être loué tout un compartiment rien que pour ses bagages! Si on joue bien le jeu, on devrait pouvoir le lui squatter! Ce ne sera pas très confortable, mais au moins ce sera gratos!»

Au bout de quelques minutes, le fameux commerçant revenait et effectivement, un autre jeune garçon le suivait docilement avec un chariot et une caisse remplie, surement des cuirs de bête de qualité ou de la laine... vu sa façon de s'habiller, ce type est un tisserand! Il s'approche de nous et fronce le nez rapidement de contrariété
«Où est mon bagagiste?»
- «Je vous demande pardon?»
- jouer les innocents tant bien que mal...
- «Mon bagagiste! Le jeune homme qui gardait mes valises!»
- «Je suis désolé, Monsieur. Nous venons d'arriver. Si ce sont vos valises, elles étaient éparpillées partout et nous venons juste de les ranger.»
- «Je vois... on ne peut décidément pas faire confiance à ces paysans. Merci jeune homme, tenez...»
- il me tendit une pièce, non mais quel radin! Je repoussais sa main de la mienne, il ne semblait même pas impressionné par moi, ni par Jonah et son allure pas très catholique! Le genre de gars tellement imbu de lui même qu'il est persuadé que rien ne peut lui arriver quoi et je soupirais
- «Gardez votre argent, Monsieur.» - j'appuyais bien sur le Monsieur, d'un air un peu agacé mais pour lui ça devait paraître respectueux ou pompeux - «En revanche, nous souhaiterions nous rendre à Ephtéria. Serait-il possible de monter dans votre compartiment à bagages? Nous pourrions les surveiller au cours des différents arrêts jusqu'à la capitale?»

Il me semble qu'il y aura un arrêt à Aspasie... l'homme nous regarda et agita la main comme s'il chassait une mouche, puis il prit un air un peu dédaigneux
«Comme vous voulez! Le compartiment pour mes bagages est le numéro 9, vous n'avez qu'à charger mes valises et y rester si ça vous chante! Mais je vous préviens, je suis dans les petits papiers du roi! Si jamais il me manque quoi que ce soit, je saurais vous signaler à sa Majesté!»

Puis il nous laissa nous débrouiller avec ses valises avant de monter vers les compartiments de luxe pour les voyageurs. Je fronçais les sourcils avant de grogner un peu et me tourner vers le lion gris
«Et chaton! Faut charger ses caisses là bas! Au boulot!» - heureusement, on avait le chariot du bagagiste, enfin les chariots même puisqu'on pouvait aussi utiliser celui du dernier arrivé. Je me tournais vers les autres en me rendant compte que j'ai pris des directives qu'ils n'approuvaient peut être pas
«Si vous préférez vous payer un billet de train, libre à vous! Personnellement, j'ai pas envie de dépenser à l'avance l'argent que va rapporter la mission!» après tout, le but du jeu était qu'on arrive à Ephtéria, mais moi je préférais dormir dans le foin gratuitement plutôt que me ruiner pour une place qui ne sera même pas forcément plus confortable!

En tout cas, le chaton ne risquait pas d'avoir les sous pour payer le trajet, alors je l'embarquais au moins lui pour charger les caisses en les alignant bien au fond du compartiment pour qu'on ait la place de dormir du côté du foin. Les valises étaient chargées aussi, on était donc prêts à grimper. Je m'installais rapidement dans un tas de foin et je m'allongeais en laissant mon sac sous ma tête comme oreiller! Voyage de nuit hein? On ne serait pas à Ephtéria avant demain matin donc au moins, on serait tranquilles...


En espérant que ça vous convienne, s'il y a un problème, n'hésitez pas à poster dans la partie réservée à notre petite mission, j'éditerai ;)

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Re: Débarquement chez les ploucs

Messagepar Jonah Kes » 22 Sep 2012, 13:31

Du coup, on prend le train directement. Ça convient parfaitement à Jonah, qui n'est pas trop le genre à faire trainer les choses, et ça leur évite de devoir payer une nuit à l'auberge ! D'autant plus que Banba n'est pas une ville très marrante, autant ne pas y rester plus longtemps que nécessaire !

Leur encombrant compagnon plein de poils commence déjà à faire des siennes, incapable de se retenir face aux courbes affriolantes d'une poule qui se pavane dans le coin - qu'est-ce qu'elle peut bien foutre sur un quai de gare, d'ailleurs ? Il ne se pose pas cette question, lui, de toute évident, et se jette sur le pauvre oiseau sans maitriser sa masse, ce qui le fait rentrer dans une pile de valises en faisant un barouf pas possible ! Jonah, restant extérieur à tout ça, se contente de se pincer l'arête du nez et d'observer la suite des évènements à quelques mètres, du genre "je suis pas avec eux", au cas où ça tournerait au vinaigre. Mais au final, les choses sont plus à leur avantage : personne n'a l'air de déplorer la disparition tragique de la poule, et le gosse qui était assis sur les bagages a pris la poudre d'escampette dès qu'il a vu le lion se relever avec la gueule en sang à se lécher les babines ! Il est plutôt impressionnant ainsi, c'est sur, mais enfin, ce n'est que du sang d'oiseau - pas d'humain...

Vrass semble avoir une idée. Il a l'air de connaitre assez bien les habitudes des gens du coin, et estime que leur groupe pourrait s’incruster dans le compartiment réservé à ces bagages ! Très bonne idée, a priori, aussi le trafiquant se rapproche-t-il afin d'aider le Winghox et Benedikt à remettre tous ces parallélépipèdes en mode tetris, tandis que l'orphe lion part se débarbouiller de tout ce rouge, effrayant sans doute au passage plusieurs personnes, gosses, mamies, et homme d'âge mur !
Les trois compagnons attendent autour des valises quelques minutes, avant de voir leur propriétaire s'approcher d'eux ; habillé de façon classe pour l'époque, soie et tout le tintouin - si vous demandez à Jonah ça fait un peu tapette -, allure distinguée mais visage quelconque, petit bonhomme voulant paraitre royal... Impossible à blairer après seulement quelques secondes ! Mais bon, ce gars, aussi détestable qu'il puisse être, est potentiellement leur ticket gratuit jusqu'à Ephtéria, aussi Jonah fait profil bas en laissant à Vrass le soin de leur arranger le coup. Il se contente de faire un signe à Kallistrat revenant de la fontaine, la barbiche dégoulinante, lui intimant de ne pas les rejoindre tout de suite ; on ne sait jamais, c'est possible que la présence de cette bête à côté de ses marchandises ne plaise pas trop au commerçant.

Jonah ne peut pas retenir un sourire goguenard à l'attention du winghox, qui doit certainement prendre sur lui pour faire à ce point le lèche-cul envers ce mec que, à n'en pas douter, il n'apprécie pas plus que lui ! Mais cette technique fonctionne néanmoins, aussi le trafiquant ne se moque-t-il pas plus ouvertement et suit des yeux le lion gris qui a empoigné les trois quart des bagages, bien obéissant aux directives de Vrass. Pratique, ce gros tas de muscles... Les trois hommes se répartissent les valises restantes et se dirigent vers le wagon 9, leur maison des prochaines heures.

« Bien joué », énonce-t-il laconiquement à l'attention du tatoueur qui, il faut le reconnaitre, a plutôt bien géré avec ce marchant.
Ils grimpent l'un après l'autre dans le compartiment ; après avoir chargé les valises, ce n'est plus tellement spacieux, surtout à cause du grand fauve ! Jonah, consciemment, laisse Benedikt et Vrass s'installer entre lui et Kallistrat. Devoir dormir contre cette fourrure encore un peu tachée de sang, non merci...

Combien de temps entre Banba et Ephtéria ? Plusieurs heures, qu'il est dans leur intérêt de mettre à profit ; pas de prédateurs, pas de tour de garde, pas de danger ; une bonne nuit de repos malgré le confort tout relatif de l'endroit, qui ne vaut pas une chambre d'hôtel !

Jonah s'allonge sur la paillasse, et une dizaine de minutes plus tard, le train s'ébranle. Il fait un sacré boucan, ce n'est pas le TGV électromagnétique de la Basse-ville, c'est sûr ! Il il vibre à fond, aussi. Mais étonnamment, Jonah se sent rapidement un peu somnolent, comme bercé par tout ce tumulte. Les discussions deviennent difficile par-dessus le bruit, et le trafiquant se contente de regarder droit devant lui, détendu, sans plus prêter attention aux personnes autour de lui. Il se passe des musiques dans la tête. C'est vraiment une atmosphère qui lui plait.

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Re: Débarquement chez les ploucs

Messagepar Benedikt » 24 Sep 2012, 22:21

Benedikt traîne les deux ou trois bagages - Kallistrat en a heureusement embarqué pas mal - qu'on lui a assigné jusqu'au wagon 9, qui n'est pas vraiment fait pour accueillir des hôtes. Mais le botaniste n'est pas vraiment difficile, et a l'habitude de dormir dans les granges et les étables en voyage ; c'est quasiment du luxe vu qu'ils n'auront sans doute pas froid cette nuit, et pas de tours de garde.
Un peu plus inquiétant, c'est la façon dont le train tangue et vibre comme s'il allait exploser maintenant qu'il est en marche. Dans ses souvenirs, le train de marchandises dans lequel il était monté une fois allait beaucoup, beaucoup moins vite. Et c'était effectivement vrai, mais les autres n'ont pas l'air de trouver ça étrange ni de s'inquiéter pour leur survie, aussi Benedikt s'allonge entre le tatoueur et Jonah.

« Vrass... S'il y a un accident, on meurs ? » demanda-t-il d'une petite voix, quelques minutes après.

Incapable de s'endormir, il regarde les autres sombrer dans le sommeil un par un sans bouger. Jonah semble perdu dans un monde parallèle, bercé par les mouvements du train, pendant que l'orphe lion ressemble maintenant à une de ces énorme peluche qu'on trouve à la fête foraine – à l'exception des traces de sang sur sa fourrure, peut-être, tiens -. Benedikt attends encore une bonne demi-heure, puis enlève quelques mèches que Vrass a dans la figure tout en vérifiant qu'il est bien en train de dormir, avant de se glisser hors du compartiment sans un bruit à part quelques craquements de paille qui se perdent dans tout le boucan que fait la locomotive.
Il y a encore cinq ou six wagons remplis de bagages que Benedikt traverse dans l'obscurité, avant d’atterrir dans la partie réservé aux voyageurs. Les compartiments sont plutôt silencieux, il se fait tard et la plupart des gens dorment déjà. Le botaniste, lui, ouvre grand les yeux pour tenter de distinguer le décor cossus dans lequel il marche ; il y a du velours partout, des lourd tissus pleins de motifs et du bois sombre qui semble plutôt précieux. Nul doute sur le fait qu'il se trouve parmi les premières classes ; on se croirait dans une maison de nobles d'Ephtéria, mais roulante, mais Benedikt qui n'a même pas connaissance de cette répartition imagine seulement que tout les voyageurs sont aussi bien logés.

« Les billets doivent coûter vraiment cher, en fait. » se dit-il en longeant l'interminable couloir feutré. Un homme en uniforme qui semblait sorti de nulle part se posta soudain devant lui avec un air suspicieux, avant de se mettre à aboyer – ou parler, mais apparemment, pour lui, c'était tout comme -.

« Qu'est-ce que tu fais là, toi ? »

Bien sûr, ce n'est pas avec les vêtements qu'il portait qu'il allait pouvoir faire croire qu'il était à sa place ici, mais pire encore, Benedikt savait bien qu'il n'avait aucun billet à lui montrer s'il le lui demandait. Et cela, il ne devrait en aucun cas l'apprendre. Il ne répondit alors qu'un « heu.... » approximatif, qui non seulement ne risquait pas de lui donner de la crédibilité, mais qui aggrava la situation quand il continua sans vraiment y réfléchir ; « Je travaille ? »

« Tu te fous de moi ? T'as pas vraiment l'air de travailler, j'ai tort ? Tu ferais mieux de retourner vite fait là où tu devrais être ! »

Le botaniste resta quelques secondes silencieux, l'esprit à plein régime pour tenter de se sortir de cette situation malheureuse, mais ce n'était apparemment pas une bonne idée de le faire, car l'homme en déduisit qu'il n'était pas très clair et qu'il valait mieux qu'il le surveille de plus près. Ce qui impliqua qu'il l'accompagne jusqu'aux premiers wagons où s'activait bien plus de gens que s'imaginait Benedikt et.. qu'il y reste.

4h30 après, après avoir eut enfin l'occasion de s'échapper en douce de la surveillance rapprochée dont il faisait l'objet, ce fut avec un bruit entre le bâillement, le soupir et le grognement que Benedikt se laissa tomber dans le foin, les mains et le visage encore un peu couvert de suie, entre Jonah & Vrass.

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Re: Débarquement chez les ploucs

Messagepar Kallistrat Rusia » 27 Sep 2012, 21:04

Je contredis un peu ce que vous avez écrit, désolé, mais c'est pas forcément dans le caractère du chaton d'aller se rincer ou de s'endormir tout le trajet >< Et en prime je ne fais pas avancer le schmilblick...


Pour toute réponse à l'invective de Vrass d'aller se rincer, Kallistrat se contenta d'un soupir bref et vexé, suffisamment bruyant pour faire entendre sa protestation à son interlocuteur. Les narines pincées sur une moue presque hautaine, il préféra l'ignorer pour se consacrer à une activité bien plus intéressante qu'une toilette : son repas ! Il se vengea donc sur la poule qu'il tenait encore entre ses crocs et la dévora à grand renfort de craquements d'os très éloquents, les yeux à demi fermés de plaisir. C'est à peine s'il jeta un regard d'excuse pour le jeune garçon qui venait de partir en courant en le voyant couvert de plumes et de sang. Trop occupé à savourer sa prise, Kallistrat estimait que ce n'était pas de sa faute s'il faisait peur. En fait, il était même plutôt content que ce soit le cas ! Et indifférent à l'intervention du tisserand, il continua son repas sans même sortir du tas de bagages qui le cachaient à moitié.

Malheureusement, son festin fut de courte durée – la faute à la taille réduite du volatile – et c'est l'estomac frustré que chaton se releva enfin. Il pleuvait toujours autant. Le tisserand s'était éloigné et le quai commençait à se remplir de voyageurs qui s'abritaient sous de grands parapluies, tête baissée. Quant à ses compagnons, ils s'affairaient à présent à porter les grandes boites que Kallistrat avait renversées, les empilant sur des chariots pour les porter jusque dans les petites roulottes métalliques. L'aide de l'Orphe Lion fut d'ailleurs sollicitée, et c'est de bonne volonté qu'il se prêta au jeu, portant fièrement trois valises là où les autres n'en portaient qu'une. Le jeu était nouveau pour lui, et même s'il n'en comprenait pas l'intérêt il y jouait de bon cœur, la crinière dégoulinante de pluie et les oreilles plaquées sur sa tête pour empêcher l'eau de s'y infiltrer.

« Je n'ai pas très bien compris pourquoi vous aviez proposé de surveiller ces boîtes... Demanda-t-il à Vrass au bout d'un moment. Vous avez peur qu'elles tombent à nouveau ? Par la fenêtre ? »

Il tourna son regard vers la vitre qu'on ne pouvait même pas ouvrir, sans comprendre. Évidemment, la notion de vol ne s'imposait pas d'elle-même dans sa petite tête de chaton. En revanche, il lui sembla très rusé de prétendre surveiller quelque chose pour pouvoir voyager sans avoir à crapahuter des heures sous la pluie... et pour cette raison, il admira Vrass. D'un autre côté, à quoi pouvait-il s'attendre de la part du Héros de Nideyle ?

Lorsque le train s'ébranla, chaton coucha les oreilles. Vous n'aviez jamais vu un lion de deux mètres dans ses petits souliers ? Et bien admirez ! Pas très rassuré, Kallistrat jeta un regard suppliant vers Jaune Ah pour qui il s'était pris d'affection la veille, et se calma un peu sitôt qu'il le vit somnoler. Mais lorsqu'il remarqua que le paysage défilait de l'autre côté de la vitre, il se précipita sur la fenêtre pour voir ça de plus près ! Le train dépassait les arbres plus vite que lui-même lorsqu'il courait, et la pluie s'écrasait sur le verre. On voyait les buissons couchés par le vent, les maisons de Banba devenir de plus en plus petite, et même un troupeau de Nox les regarder passer avec étonnement. En résumé dans l'esprit du chaton : c'était magique ! Aussi, comme un enfant qui assiste pour la première fois à un numéro de cirque, Kallistrat passa le voyage la truffe collée à la vitre et les pupilles folles à fixer les détails du paysage comme un dément émerveillé.

C'est à peine s'il entendit les allées et venue de Baie Nez Dicte, indifférent à tout, les griffes de ses pieds plantées dans le bois à cause des soubresauts du train et sa queue balayant le foin derrière lui. Tant et si bien que lorsqu'il daigna enfin quitter son poste d'observation, sa fourrure avait à peu près séchée. Fatigué par ces longues heures de contemplation béate, il alla se pelotonner dans le foin, roulé en boule comme un immense chat, le nez caché entre ses grosses pattes griffues. Curieusement, toujours emmêlée dans sa crinière, la calopsitte n'avait pas bougé d'une plume.

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Re: Débarquement chez les ploucs

Messagepar Vrass Rannveig » 28 Sep 2012, 09:17

Les valises étaient à présent chargées, Kallistrat n'avait pas compris pourquoi il fallait les surveiller, d'un autre côté, il ne devait même pas savoir ce qu'étaient des valises! Les babines encore tachées de sang par endroit, je soupirais en voyant son état! Heureusement qu'il est costaud n'empêche, mais dommage que son cerveau ne soit pas proportionnel à la taille de ses muscles!
«On va s'arrêter dans une ville avant d'arriver à Ephtéria. Il arrive parfois que des voleurs ouvrent les compartiments pour prendre les bagages pendant que leur propriétaire est à sa place! Si nous on est dedans avec les valises, personne ne pourra les voler.»

En général, ce genre de type paie quelqu'un pour rester avec ses bagages, mais là avec tout ce qu'il a, une seule personne n'aurait peut être pas pu protéger ses précieuses valises d'un groupe de voleurs! Là au moins, on est plusieurs et il doit se dire qu'il pourra dormir tranquillement.

On grimpe à bord et on se cale tous quelque part, Jonah et moi dans le foin - suffisamment éloignés pour que Benedikt vienne entre nous - et Kallistrat près de la fenêtre. Lorsque le train démarra, il ne semblait vraiment pas rassuré, les vibrations sous ses pattes ne devaient pas lui plaire! Je sais que les animaux n'aiment pas être sur un truc qui n'est pas stable, je l'ai déjà remarqué avec Iza lorsqu'elle marchait sur une grille ou autre... mais petit à petit, le roulement du train m'aide à m'endormir, les deux mains derrière la tête, je commence à fermer les yeux alors que le gosse sort du compartiment pour aller visiter les lieux
«Fais gaffe, je te rappelle qu'on n'a pas de billet!» - qu'il se fasse pas jeter du train non plus quoi!

Puis finalement, je m'endors, sans vraiment me rendre compte de si Kallistrat a fini par faire de même ou non. Mais le train finit par s'arrêter et le brouhaha des gens qui descendent me réveille, forcément! Il est revenu près de moi, on doit être au beau milieu de la nuit là ce qui fait que c'est tout de même calme... une odeur d'humidité flotte dans l'air
«On est à Aspasie... c'est pas là qu'on descend!»

On devait donc juste guetter que personne n'ouvre le compartiment pour chercher à prendre les valises, aussi je me levais pour me mettre devant la porte, au cas où, et effectivement, elle vint s'ouvrir et deux types qui voulaient surement paraître bagagistes avec une sorte de béret sur la tête apparurent et écarquillèrent les yeux en me voyant
«Euh... désolé, mauvais compartiment!»
- «Je crois bien oui! Ouste!»
- ils refermèrent très vite la porte et je soupirais... je préférais rester là tant que le train n'était pas reparti, puis finalement les machines se remettaient en marche et je retournais vers le foin. Normalement, on ne devait plus avoir de problème avant Ephtéria, on y serait au petit matin si tout se passait bien!


À moins que Jonah ait envie de faire dérailler le train, je pense qu'on peut ouvrir directement le nouveau sujet à Ephtéria maintenant vu que tout le monde dort ^^

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Re: Débarquement chez les ploucs

Messagepar Jonah Kes » 01 Oct 2012, 21:10

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