Neythen « Haine »

Après validation, les fiches restent ouvertes aux ajouts : anecdotes ou descriptions de P.N.J., évolution de l'histoire de votre personnage. Vos fiches sont à vous !

Neythen « Haine »

Messagepar Neythen N. » 01 Juin 2010, 16:45

ATTENTION
Les messages suivants s'adressent à un public averti (scènes de violence). Âmes sensibles, s'abstenir.


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    Avatar & signature : Edward Carnby ~ Alone in the Dark, the new nightmare ~ INFOGRAMES (modifié)

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    Nom : POLKA
    Prénom(s) : Ludwig
    Identification Escadron : Neythen N. (n°378), surnommé « Haine ».
    Race : Répertorié Mechanima (base humaine).
    Âge réel : 43 ans.
    Âge de mise en service : 8 ans.
    Métier(s) : Élite de l'Escadron.
    Dette : 6.492.372 Ores (prise en charge endosquelette et senseurs par l'Escadron).


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    Ses yeux : les capteurs de ses yeux peuvent basculer d'une vue normale à une vue infrarouge ou nocturne. La couleur des iris change alors en fonction de la vision choisie :
    • bleus pour la vision normale
    • verts pour la vision nocturne
    • rouges pour la vision infrarouge (thermique)
    Ses senseurs visuels sont parfaitement étanches et peuvent être polis en cas de rayure sur l'iris. Les canaux lacrymaux n'étant plus fonctionnels, un corps gras fait office de lubrifiant afin de ne pas irriter les paupières.

    Son squelette : une partie de son endosquelette est composée d'un mélange d'alliages très résistants. En résulte une quasi impossibilité de le lui briser. En contre partie, son corps est plus lourd (entre 200 et 210 kilos) et ne lui permet pas de se maintenir à la surface de l'eau lors d'une immersion ! Ses gestes sont plus lents et les douleurs d'ordre mécanique sont nombreuses (douleurs aux articulations due à son poids et au déplacement de son centre de gravité notamment). Ses os d'origines sont bien entendu sujets aux même contraintes que celles imposées à un endosquelette humain, au même titre que ses terminaisons nerveuses, musculaires et tendineuses, et que sa peau.

    http://nideyleforum.free.fr/illustrations/fiches/neythen/neythenbolt.jpgSa magie : sous l'action de la force électromagnétique qu'il contrôle, il est capable de provoquer une interaction entre les particules chargées. Ces particules étant naturellement présentes dans chaque être vivant (influx nerveux), mais aussi dans les éclairs lors d'un orage, la source de cette magie semble ne jamais se tarir. En théorie, ses applications se résument à l'envoi de décharges électriques.

    Applications : selon le dosage, Haine est capable de provoquer un évanouissement, une tétanie ou la mort de son adversaire en fonction des conditions (la mort restant extrêmement rare à provoquer). Il peut, dans une certaine mesure, contrôler la trajectoire de la foudre lors d'un orage, voir même la provoquer en s'alimentant de l'électricité des éclairs. Sa magie correctement maîtrisée peut même servir à des fins médicales (en tant que « défibrillateur » improvisé par exemple) comme purement mécaniques (recharge de batteries électriques). Par temps humide le contrôle de l'électricité devient aléatoire.

    Revers : en contrepartie cette magie lui cause des brûlures plus ou moins sévères et des tétanies semblables à celles que provoquerait un Taser. Le plus souvent ce sont ses senseurs visuels qui en pâtissent et disjonctent, le rendant totalement aveugle. Le bras dans lequel il a concentré son attaque subit également de graves brûlures. Mal employée, sa magie est même susceptible d'entraîner son arrêt cardiaque pur et simple s'il en abuse, c'est pourquoi Neythen n'y a recours qu'en cas de force majeure. En pratique, l'usage de son pouvoir le fatigue rapidement et l'expose à des pertes de connaissance, c'est pourquoi il préfère éviter de s'en servir.


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    Un couteau de chasse.

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    Taille/Poids : 1.85cm pour 205-210kg.
    Signalement : châtain-brun, yeux bleus, verts ou rouges selon les cas. Lorsqu'ils sont déconnectés, ses yeux deviennent translucides comme une ampoule grillée. De corpulence athlétique, son poids s'explique par la présence d'un endosquelette métallique. Neythen se rase peu, préférant laisser une barbe de quelques jours masquer la cicatrice qui court d'une tempe à l'autre, preuve du remplacement complet de ses maxillaires. Il garde des cheveux mi-longs pour les mêmes raisons concernant quelques os du crâne. Peu porté sur l'hygiène, il estime que sentir le savon en milieu hostile n'est pas son truc. De multiples cicatrices couvrent son corps sur chaque zone où le remplacement d'une partie de son endosquelette s'est révélé nécessaire.

    Substitution partielle de l'endosquelette :
    • Remplacement complet os pariétal.
    • Remplacement complet os malaire.
    • Remplacement complet maxillaire supérieur.
    • Remplacement complet maxillaire inférieur.
    • Remplacement complet rachis cervical.
    • Remplacement complet clavicule, G,D.
    • Remplacement complet sternum.
    • Remplacement partiel côte(s), quantité : 7 (5G, 2D).
    • Remplacement complet ulna, G,D.
    • Remplacement partiel phalange(s), quantité : 13 (3G, 10D).
    • Remplacement complet rachis lombaire.
    • Remplacement complet iliaque.
    • Remplacement complet fibula, G,D.
    Greffe senseurs occulaires :
    • Vision standard, G,D (iris bleu).
    • Vision nocturne, G,D (iris vert).
    • Vision infrarouge, G,D (iris rouge).


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Neythen aime qu'on lui foute la paix. Qu'on se le dise : les gens collants, trop prévenants, trop affectueux, trop regardants sur la façon dont il vit sa vie, ça le gonfle !

Par moment très paradoxal, il ne supporte pas qu'on lui dise quoi penser ou quoi ressentir mais se révèle être un soldat docile qui obéit aux ordres de ses supérieurs sans les discuter. Il n'acceptera pas - en revanche - d'en recevoir de la part de subalternes ou de personnes extérieures à l'Escadron. Très attaché aux règles de respect militaire qui le protègent des sarcasmes, il ne tolère en outre aucune familiarité de la part de ses compagnons d'arme.

L'humeur constamment grognon du lieutenant est due à ses multiples douleurs. Physiques tout d'abord, puisque son endosquelette le déséquilibre et sollicite ses articulations plus que de raison. Mais aussi morales car il a du mal à accepter la discrimination dont il est victime en tant que Mechanima. Totalement amnésique, il est tout à fait conscient d'avoir l'état d'esprit d'un enfant, et souffre énormément des reproches de ceux qui attendent de lui le comportement d'une personne de son âge physique. Sa haine est donc la réponse directe à plusieurs souffrances muettes, et lui sert à se protéger des critiques auxquelles il est constamment sujet. Elle est également plus facile à éprouver que la douleur, d'où son choix de la privilégier au détriment d'autres émotions. Pour le résumer grossièrement, N. préfère être haït pour son comportement plutôt que pour le reste sur lequel il n'a aucun contrôle.

Contrairement à ce qu'on pourrait penser de lui, Neythen se soucie davantage du sort de son prochain que du sien. Il agira donc toujours en conséquence, bien qu'il s'arrangera pour prétendre le contraire. Franc, direct, soupe au lait et grossier, il est difficile à apprécier, lui-même ne s'appréciant pas particulièrement. Il fera en outre de gros efforts afin de nier son affection si jamais il devait en ressentir pour quiconque.

Psychologiquement très jeune et puceau comme nous l'évoquions plus tôt, Neythen est comme une grosse marmite d'émotions instables à ne pas provoquer. Parfois sujet à de brèves réminiscences du passé lorsqu'il est soumis à des situations proches de ce qu'il a déjà vécu, il peut lui arriver de réagir de façon violente aux émotions qui le submerge et auxquelles il ignore comment faire face.

En trois mots : ne pas fréquenter.

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Neythen N.
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Re: Neythen « Haine »

Messagepar Neythen N. » 02 Juin 2010, 12:20

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[001] – Ludwig Polka – [001]
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C'était un village aux abords de Banba, plus modeste encore que cette dernière, plus petit aussi. Nous n'évoquerons pas son nom parce qu'à l'heure où vous lisez ces lignes, seules des maisons envahies de ronces et des parterres parcourus par les chats errants ou les corbeaux charognards subsistent encore. Parmi les débris, une poupée que la boue a jetée dans un coin, de la vaisselle brisée, les os blanchis des victimes d'un sort funeste. Il n'en a pas toujours été ainsi. Quelques temps plus tôt, les marchés distillaient leurs effluves d'épices et les rires des enfants faisaient écho aux chants des fontaines. Aujourd'hui, tout est calme. La vie n'arpente plus les murs. Le plus triste, sans-doute, est que les soldats du Roi ne s'aventurent pas sur ces terres trop éloignées de la capitale... quelqu'un sait-il seulement de quelle tragédie ces lieux furent le théâtre ?

Ludwig habitait ici. Il avait une femme qu'il chérissait plus que tout au monde. Ensemble, ils prévoyaient de fonder une famille et de vivre heureux. Ensemble, ils s'imaginaient vieillir et s'aimer jusqu'à la fin. C'était il y a huit ans. C'était avant les Squames. Avant fléau. Avant la mort et la destruction. Et pour seul témoin du désespoir des villageois lors de cet assaut déloyal : l'Escadron. Mais le CH-53 Sea Stallion déployé en renfort arriva trop tard pour sauver le village. Peu d'habitants eurent la vie sauve, aucun ne sut réapprendre à vivre.

La douleur, à jamais, s'était gravée dans le cœur de chacun.

Ludwig y goûta comme les autres lorsqu'il découvrit le corps inanimé de ses parents, de ses proches, et de son épouse. Comme si la vie le désavouait. Comme si Alrik, qu'il avait tant prié, se jouait de leur sort, comme s'ils n'étaient que les pions sur un échiquier macabre. Anéanti, le jeune homme jura alors vengeance, abandonnant toute raison au profit d'une soif de destruction. La sienne comme celle de Fléau et de ses Squames... Aussi, alors que l'équipe d'intervention Atlante évacuait les lieux, il les rattrapa. Lui aussi, voulait se battre !

Les années passées au sein de l'Escadron furent rythmées d'entraînements éprouvants auxquels Ludwig assistait assidument. Jamais il ne manquait une séance. Jamais un soldat n'avait été plus déterminé que lui à progresser. Ses objectifs d'évolution en vue d'être déployé sur le terrain ne furent bientôt plus qu'une obsession. Gravissant les échelons, prenant chaque fois davantage de risques, il s'engagea dans l'armée de l'air où il monta en grade à force de détermination.


[002] – Descente aux Enfers – [002]
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Au dessus des forêts Pourpres au sud de Néobabel, la patrouille presque silencieuse de l'unité aérienne fendait l'air. En formation comme le vol des oiseaux migrateurs, le Hieras en tête - les autres dans le prolongement de ses ailes se déployant en un « V » magnifique.

« Polka au poste de commandement. Ciel dégagé. Rien à signaler. Forêt dense, aucune visibilité, mais les capteurs signalent une activité. Ça grouille en bas, on dirait une fourmilière. On ne sert à rien, on ne pourra pas se poser dans tout ce fatras d'arbres. Il faut envoyer les troupes au sol.
_ Bien reçu Polka. Gardez vos positions.
_ POLKA !!! »

La communication grésilla alors qu'un juron se faisait entendre. Puis se furent les sifflements atroces du vent et le hurlement d'un Hieras à vous glacer les os.

« Centre de commandement à Polka. Répondez Polka.
_ Unité 102 en dispersion. Je répète, unité 102 en dispersion. Hieras incontrôlable. »

En guise de réponse de la part du centre de commandement, un silence radio pesant s'abattit. Averti trop tard, Ludwig se cramponnait de toute son âme à son Hieras qui venait d'effectuer une embardée spectaculaire, le regard fixé sur l'autre créature volant à ses côtés, montée par Alan qui vira et évita de justesse l'attaque du prédateur. Heureusement pour lui, l'oiseau qu'il montait était plus docile et plus maniable... mais surtout plus rapide ! Furieux d'avoir manqué sa prise, le Hieras siffla à vous en faire éclater les tympans. La formation était rompue, les autres s'étant hâté de se disperser. Mieux valait éviter de donner à la monture de Ludwig une occasion de tuer l'un d'entre eux. En se déployant, ils multipliaient leurs chances de faire oublier à la créature son idée... une chance utopique, à vrai dire. Quelques battement d'ailes plus tard, le Hieras s'était retourné vers Alan, obsédé par son instinct d'assassin. Qu'avait-il fait au juste ? Rien, à part être une proie potentielle. Ludwig tenta de rétablir son équilibre et d'en jouer afin d'apaiser sa monture, en vain. On n'apaisait pas un Hieras, on se contentait de le subir. Sentant venir le danger, Alan partit en piqué, espérant se soustraire à l'appétit de son assaillant. Mais loin de se laisser semer, le Hieras le suivit et dégringola à son tour en direction du sol. Ludwig en eut le cœur soulevé. Comprenant que cette ruse était vaine, Alan redressa. Il commençait à être à court d'idée. Il vira à droite, puis à gauche, filant aussi vite que le vent pour empêcher la masse imposante qui le traquait de lui mettre les serres dessus. Il reprit de l'altitude, et le Hieras ouvrit brusquement ses ailes pour le suivre, stoppant net sa chute vertigineuse. Déjà passablement secoué sur son dos, Ludwig chancela. La sangle à laquelle il se tenait s'arracha sous la violence à laquelle les muscles de sa monture se bandèrent, et il se retrouva précipité dans le vide.

Au dessus de lui, il aperçu brièvement Alan slalomer entre les nuages, poursuivit par l'ombre abominable. Le temps pour lui d'actionner son parachute - en vain, et il le savait. Mais quand on est à deux doigts de faire un voyage dans le royaume des morts, on ne réfléchit plus. La toile fila en sifflant mais n'eut guère le temps de s'ouvrir que déjà, c'était le choc. Ludwig hurla sous le coup de la douleur infligée par les premières branches. Pour le reste, ce ne fut que sensations, sons, et de rares bribes d'images défilant par flashs. Il vit des troncs se jeter sur lui, des feuilles lui cingler le visage, des branches lui arracher la peau. Il cru un instant être arrêté par le parachute emmêlé dans les ramures, mais il n'en fut rien. La forêt n'était pas si dense, mais les arbres étaient incroyablement hauts – et hostiles ! Il entendit le bois craquer en même temps que ses os, sans plus trouver la force de hurler lui-même tant la douleur l'écrasait. Sa vue se brouilla lorsque le sang gicla sous ses paupières. Il fit sombre un instant, mais il se débattit pour rester conscient. Lorsqu'il recouvra partiellement la vue, se fut pour voir l'angle de la roche se rapprocher à une vitesse effarante, et l'étendue bleue d'un lac... puis plus rien...

Le néant, vide, tiède, sombre.

Là, peut-être... une lueur ? Non. La douleur, aiguë, brûlante. Ses muscles frémissaient alors que le silence bourdonnait dans ses tympans. Chaque battement de cœur furent autant de coups de masse dans sa mâchoire. À court d'oxygène, il subissait le gargouillis de son propre sang dans sa trachée, et interceptait à peine le murmure lointain d'Alan. Nideyle tournait... l'aspirait, le clouait au sol...

« 102 au poste de commandement, on l'a trouvé.
_ Activez votre balise de détresse 102.
_ Balise de détresse activée. »

Alan était penché sur le corps de son compagnon d'arme tandis que le reste de son unité était resté en retrait. Certains s'étaient éloignés vomir leurs tripes devant le spectacle peu ragoûtant que leur offrait leur supérieur. Il était aberrant que Ludwig ait survécu... même s'il avaient peu d'espoir de le ramener vivant, et encore moins de le sauver.
Le choc avec la roche avait été d'une violence inouïe, mais fort heureusement pour Ludwig – même si tout est relatif – se fut sa mâchoire qui la percuta, déviant ostensiblement sa trajectoire et le projetant à l'eau. Le craquement de sa mandibule fut témoin de son triste sort... vite réglé... Quant à la source dans laquelle il avait plongé, elle n'était plus à présent qu'une immense mare de sang, crânant d'un carmin presque arrogant. Ludwig – ou ce qui restait de lui – y avait flotté sur le dos, le parachute emmêlé dans les jambes, jusqu'à ce que Alan le ramène sur la rive. Il n'avait pas réfléchi et regrettait à présent son geste. Face à la gravité de ses blessures, il en venait à penser qu'il aurait mieux fait de le laisser se noyer...

http://nideyleforum.free.fr/illustrations/fiches/neythen/ch47chinhook.jpg

Bientôt sur les lieux, les hommes de l'équipe médicale ne purent dissimuler leur effroi. Malgré leur expérience et leurs vantardises sur ce qu'ils avaient déjà vu, ils restèrent curieusement muets, comme écœurés que le corps humain puisse résister à pareils supplices. Ludwig fut ficelé à sa civière, stabilisé et évacué. Pour la dernière fois, Ludwig fut héliporté, et plus jamais aucun homme de son unité n'entendit son nom.


[003] – Neythen « haine » - [003]
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« Ah pour un type qui voulait faire partie de l'Élite, pardon ! Il aurait eu une carrière sacrément courte s'il n'avait pas eu toute une unité pour lui sauver les fesses !
_ En parlant de fesses, je viens de finir l'implant du rachis lombaire. Quel sacré bordel il m'a mis en se faisant éclater l'iliaque...
_ Te plains pas, j'ai de la clavicule jusqu'aux orteils... »

Douze heures qu'ils s'acharnaient à rafistoler le corps du jeune homme sur ordre de l'Escadron. Et eux, ils l'aimaient bien l'Escadron, parce qu'il leur finançait des interventions très excitantes. Celle-ci par exemple, serait à ajouter à leur collection. Une pure merveille. C'était même considérablement plus amusant que de substituer les os d'une ostéogenèse imparfaite. Sous leurs doigts experts, c'était un puzzle inextricable de nerfs et de ligaments arrachés... sans parler des tendons et autres cartilages tout juste bons pour de la pâté pour chiens...

« Il paraît qu'ils vont lui coller la dernière génération de senseurs, pour remplacer sa vision.
_ Ouai, des yeux cybernétiques, c'est la nouvelle mode.
_ Jaloux ? »

Ils se jetèrent un regard entendu, souriant largement. Un moyen de ne pas craquer face à l'horreur qui se présentait sous leur bistouri, allez savoir. La morale du pourquoi on rafistole un type au lieu de le laisser mourir ne leur importait que peu, tant qu'on les laissait jouer aux docteurs mabouls. Ludwig n'était pas prêt de se remettre de ce traumatisme, ils le savaient... Mais ils s'en moquaient. Ce n'était pas leur problème. Ils étaient chirurgiens, pas assistantes sociales. Et ainsi flotta sur le bloc un parfum de quasi mépris. Ils étaient concentrés, et c'était tout ce qui comptait.

Ludwig dû subir de très nombreuses interventions à quelques mois d'intervalles. Au début, il fut incapable de communiquer. Difficile de parler lorsque sa mâchoire et tout ce qui s'y trouve n'est plus qu'une bouillie... Mais après quelques temps, il fut branché sur une interface virtuelle. Non pas que ce qu'il avait à dire intéresse qui que ce soit, mais les très nombreux médecins, chirurgiens, et autres scientifiques frétillants face à ce cas à part avaient quelques questions à lui poser. Retrouvait-il ses sensations, après que les terminaisons nerveuses aient été si férocement malmenées ? Parvenait-il à bouger ce doigt-ci, cet orteil-là ? Voyait-il ?

« O.U.I._V.E.R.T.
_ Comment ça vert ? Vous voulez dire que vous voyez tout en vert ?
_ O.U.I.
_ Ah... Vision nocturnee. Essayez-en une autre. » Fit le médecin sans une once de compassion.

Autour de lui, les autres prenaient des notes, noircissant frénétiquement leurs carnets, cochant de mystérieuses cases. Il s'avéra que Ludwig n'avait conservé aucun souvenir de l'accident...et plus généralement, qu'il n'avait conservé aucun souvenir tout court.

« Ce n'est pas grave, de toute façon tout Mechanima reçoit un nom de code. Vous êtes notre... hummm...
_ C'est le 378ième. Le précédent était une femme, Nadya M.
_ Ah oui je m'en souviens. Implant d'un axis... Donc, nous passons à « n ». Neythen N. »

Ludw... Neythen opina docilement. Avait-il seulement le choix ? Non.

À partir de ce jour, il dû se reconstruire une personnalité, un caractère, une raison de se battre pour sa survie. Tout juste se souvenait-il comment parler ou comment manger, mais peu importait à ses éducateurs. Ses journées, ils les passa dans les salles de gym, à répéter inlassablement les mêmes mouvements jusqu'à les apprivoiser. La rééducation fut longue. Douloureuse. Ses gestes furent longtemps incohérents et désordonnés, jusqu'à ne plus devenir que maladroits après deux années entières où il ne sortit jamais du centre hospitalier des nanosciences. Lorsqu'il eut enfin intégré comment coordonner sa marche et se tenir droit, ses progrès furent considérablement plus rapides. Il maîtrisait à présent ce corps nouveau pour lui, et ses nanoparticules s'étaient adaptées à son rythme biologique. Bientôt, on le vit passer de longues heures à courir sur un tapis mécanique, et il occupait son temps libre à jouer avec ses senseurs, jonglant avec chacune de ses trois visions : normale, infrarouge ou nocturne. Lorsqu'il fut jugé apte à reprendre ses fonctions, il fut conduit au QG de Néobabel. Il n'intéressait plus la communauté scientifique qui s'affairait déjà autour d'un autre cas.

Là, on lui expliqua qu'il n'avait pas d'autre choix que de servir l'Escadron, pour combler le découvert abyssal laissé par les factures de ses multiples opérations. Neythen accepta. De toute façon, définitivement amnésique, il n'aurait pas su quoi faire d'autre. Il recommença donc sa formation en tant que soldat.

Certaines notions lui étaient encore étrangères. Les émotions en faisaient partie, et il devait les réapprendre unes à unes. Dans un sens, c'était presque un miracle qu'il soit parvenu à reprendre ses droits sur le monde de la conscience, lui qui avait perdu l'intégralité de la sienne...

Qui était-il ? « N. » Un Mechanima comme on ne les aimait pas, et dans tout l'éventail de sentiments qu'offrait la vie, la haine fut la seule qu'il parvint à apprivoiser naturellement... et à ressentir constamment ! Une haine nourrie par une souffrance plus sourde encore que celle que jamais personne ne pourra éprouver. Considérez cela comme un vestige de sa vie passée. Sans souvenir... sinon celui de la douleur. La douleur d'avoir perdu un être cher... d'avoir été impuissant à protéger... d'avoir perdu tous repères, toute attache, toute raison de vivre... La douleur physique, enfin, d'un corps humain qui ne supportait que difficilement le poids d'un endosquelette qui ne lui appartenait pas... Douleur et haine. Haine et douleur. Non, toutes les notions n'étaient pas présentes à son esprit. Et après ?

Enfermé dans un silence froid et austère, il s'entraîna sans relâche, sans modération, et en acquit des réflexes, une hargne et un goût prononcé pour le corps à corps. Il devint l'un des meilleurs pour la bonne et simple raison qu'il ne craignait rien : il n'avait rien à perdre. Sa vie elle-même n'avait aucun sens, il se moquait de tout, et rien n'était susceptible de l'attacher à ce monde.

Sa magie se manifesta lors d'une intervention, électricité qu'il apprivoisa rapidement, satisfait de pouvoir focaliser ses efforts sur autre chose.

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Re: Neythen « Haine »

Messagepar Seby » 06 Juil 2010, 10:59

Fiche validée


Équipement :
    Un couteau de chasse

Don éventuel :
    Magie électrique
    Applications : selon le dosage, Haine est capable de provoquer un évanouissement, une tétanie ou la mort de son adversaire en fonction des conditions (la mort restant extrêmement rare à provoquer). Il peut, dans une certaine mesure, contrôler la trajectoire de la foudre lors d'un orage, voir même la provoquer en s'alimentant de l'électricité des éclairs. Sa magie correctement maîtrisée peut même servir à des fins médicales (en tant que « défibrillateur » improvisé par exemple) comme purement mécaniques (recharge de batteries électriques). Par temps humide le contrôle de l'électricité devient aléatoire.
    Revers : en contrepartie cette magie lui cause des brûlures plus ou moins sévères et des tétanies semblables à celles que provoquerait un Taser. Le plus souvent ce sont ses senseurs visuels qui en pâtissent et disjonctent, le rendant totalement aveugle. Le bras dans lequel il a concentré son attaque subit également de graves brûlures. Mal employée, sa magie est même susceptible d'entraîner son arrêt cardiaque pur et simple s'il en abuse, c'est pourquoi Neythen n'y a recours qu'en cas de force majeure. En pratique, l'usage de son pouvoir le fatigue rapidement et l'expose à des pertes de connaissance, c'est pourquoi il préfère éviter de s'en servir.

Suite à la modification des règles concernant la magie, Neythen N. est tenu de verser 1.000 Ores dès que possible pour l'achat de cette dernière.

Autre :
    Un endosquelette métallique qui le rend plus résistant mais plus lourd, plus lent, et plus fragile au niveau des terminaisons tendineuses, musculaires et des articulations.
    Des yeux artificiels pouvant passer de :
    • vision standard (iris bleus)
    • vision nocturne (iris verts)
    • vision infrarouge (iris rouges)

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