S.O.S Demoiselle en détresse ?

Au nord, entre Ephtéria et Balaïne, Aspasie est déposée en bordure de fleuve. Plaque tournante du commerce, c'est également une ville très prisée pour sa beauté sereine et ses plages paisibles.

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Re: S.O.S Demoiselle en détresse ?

Messagepar Ceithli » 06 Jan 2011, 09:52

Un silence pesant était installé... elle se doutait qu'il ne la croyait pas vraiment... mais lorsqu'elle termina son assiette, elle fit légèrement craquer sa nuque pour s'étirer un peu et posa sa main sur son ventre, signe qu'elle était rassasiée... puis Archélas finit enfin par rompre ce vide en lui demandant de quoi elle vivait

« Euh... quand vous dites "vous", vous parlez de moi en particulier ou des Morphes en général? Parce que bon, les morphes vivent généralement dans des clans séparés loin de tout et vivent donc de chasse, pêche, culture... enfin ça dépend de leur transformation aussi... mais moi je suis coursier, livreur, messager... enfin bref, je trimballe ce que vous voulez d'un endroit à un autre! Ma famille tient une boucherie... la boucherie Elbereth, vous n'en avez jamais entendu parler? On commence pourtant à avoir notre petite réputation... »

Elle ne se sentirait pas vexée de savoir qu'il ne les connaissait pas, d'autant qu'il ne semblait pas vraiment être le genre d'homme à faire lui-même ses courses et faire plusieurs kilomètres pour aller s'acheter un steak!

« Enfin bref... ce sont mes parents qui tiennent la boucherie, mon frère chasse pour avoir toujours de la viande vraiment fraiche, c'est ce qui fait notre réputation d'ailleurs, et moi je livre... mais je ne travaille pas non plus que pour mes parents, j'essaie aussi d'être indépendante! J'utilise ma vitesse lorsque je suis guépard pour pouvoir rapidement aller d'une ville à l'autre, c'est parfois plus rapide que d'utiliser le train car il ne passe pas non plus si souvent que ça à Banba... donc les messages urgents, les colis prioritaires... parfois les gens préfèrent faire appel à moi que par les services traditionnels! »

Elle afficha une certaine fierté... mais il fallait le reconnaître pour le moment, en dehors de la boucherie, elle n'avait pas beaucoup d'autres boulots, mais elle espérait que ça viendrait à force! C'est pourquoi elle essayait aussi d'être toujours aimable et souriante, pour faire bonne impression

« Voilà ce que je fais, donc... » elle lui jeta un petit regard, signifiant clairement "ça vous convient?" avec un petit sourire pincé... elle se rendait compte qu'il avait du mal à croire cette histoire de morphes... elle aurait bien voulu lui montrer, mais pas là tout de suite, elle finit par soupirer un peu puis se pencha en avant pour murmurer

« Ecoutez... je sais que ce n'est pas facile à croire comme histoire, je suis vraiment étonnée que vous n'ayez jamais rencontré de morphes avant... si vous voulez, je vous montrerai plus tard... de toute manière, il faudra que je me retransforme pour rentrer chez moi... »

Ce qui était totalement vrai...

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Re: S.O.S Demoiselle en détresse ?

Messagepar Archélas Ages » 06 Jan 2011, 16:41

Aussitôt que Ceithli prit la parole, Archélas se raidit. Ses premiers mots le giflèrent en plein visage. « Morphe », « chasse » (qui retentit plusieurs fois en écho), « transformation »... Heureusement qu'il faisait tous les efforts du monde pour penser à autre chose depuis vingt minutes... Il se garda bien de l'interrompre toutefois et lorsque la serveuse passa ramasser les assiettes il leva son verre comme pour en montrer le contenu d'un rouge brique étoilé de granules sombres.

« La bouteille... »

Oui... il allait en avoir besoin. Ses oreilles bourdonnaient déjà d'explications plus vagues que le brouillard au dehors.

« Vous prendrez un dessert monsieur Ages ?
_ Des fruits... et une chambre.
_ Tout de suite. »


La jeune femme se retourna et disparu non sans avoir lancé à Ceithli un regard assassin. Elle connaissait bien Archélas, et Archélas ne buvait pas. Pour employer des termes plus exacts, son Archélas ne buvait pas. Alors sous prétexte que cette sale petite pimbêche pointait le bout de son nez, il commandait une bouteille et une chambre dans la même phrase... comme si elle n'allait pas comprendre ce que la gamine manigançait... Elle tourna les talons et fila jusqu'au comptoir sans mot dire. Pas le droit. Elle serait renvoyée si elle osait. Archélas, lui, hésitait encore sur l'attitude à adopter – totalement indifférent aux sautes d'humeur de la serveuse. En attendant, il ne trouva rien de mieux que de boire quelques gorgées supplémentaires et de se laisser gagner par la chaleur enivrante de l'alcool, les yeux toujours rivés sur la jeune... morphe. Ces mèches noires dans sa chevelure blonde, avaient-elles un quelconque rapport avec la fourrure tachetée des guépards ? Des éclats de voix s'élevèrent dans la grande salle. Les ivrognes qui avaient sifflé Ceithli à son arrivée en était arrivés à un état d'ébriété proche du comas éthylique, et le gérant – aidé de trois grands gaillards bâtis comme des ours – les poussait vers la sortie à grand renfort de coup de pieds judicieusement placés. Le genre d'esclandre qui arrivait tous les soirs et pour lequel habitués comme employés étaient rodés. Sans y prêter d'avantage attention, notre capitaine se repassait les propos de son invitée au ralentit.

« Oui, je crois avoir entendu le Seigneur Manôlis vanter les mérites de cette boucherie quelques fois. Mais il ne m'a loué que la qualité de la viande... pas les étonnantes capacités de ceux qui la livraient. »

Ses yeux semblèrent s'évanouir quelque part au fond de son esprit. Oui. Il avait dû écouter de longs et pas toujours très palpitants discours à propos des morceaux de choix de ses dîners et de l'effet que cela provoquait sur ses invités. Non. Il n'avait jamais été question de bouchers capables de se transformer en guépard... Il porta de nouveau le verre à ses lèvres, et les turquoises refirent surface depuis les confins de sa mémoire. Des colis prioritaires, hein ?

« Les Flabos sont tout aussi efficaces, sans vouloir vous vexer... »

Et surtout, ils étaient moins bizarres. La bouteille de vin sembla atterrir toute seule entre eux deux sur la table, ce qui fit sursauter Archélas. En fait, la main de la serveuse était encore accrochée au goulot. Elle posa une corbeille de fruits de saison d'un geste brusque et disparu de nouveau. Sa mauvaise humeur arracha un soupir las au capitaine. Il posa son verre, se resservit, et s'intéressa plutôt aux fruits. Il y avait là des raisins des glaces, grosses billes de la taille d'un œil et d'un blanc nacré. Il en décrocha deux grains et engouffra le premier dans sa bouche, croqua, et savoura la caresse du liquide sucré qui s'en échappa aussitôt. Il avait quelque chose à demander, mais il avait un dilemme à ce sujet. Il voulait voir. Mais il ne voulait pas voir en publique de crainte de déclencher un mouvement de panique ou la grogne de quelques types racistes. Il voulait voir en privé. Il goba le second grain de raisin. Il n'avait plus faim, mais il avait besoin de s'occuper les mains et l'esprit autrement qu'en picolant comme un soûlard. Seulement voilà, avant qu'il ait eut le temps de se servir autre chose dans la corbeille appétissante, les mots s'échappèrent de ses lèvres.

« Je veux voir. On peut monter ? »

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Re: S.O.S Demoiselle en détresse ?

Messagepar Ceithli » 06 Jan 2011, 17:34

Ceithli eut un léger sourire lorsqu'il mentionna les Flabos

Oui en effet... mais c'est tout de même plus simple lorsqu'il s'agit d'une vraie personne face à vous qui vous livre le message ou le colis plutôt qu'un simple oiseau non? Même si je reconnais qu'ils sont très intelligents et probablement plus rapides que moi sur les très longues distances!

Ceithli fut surprise de la réaction de la serveuse et la regardait d'un air incrédule... qu'est-ce qu'elle avait fait? Puis finalement, elle se disait que c'était probablement parce qu'elle était une morphe, et haussa juste les épaules... elle était tout de même contente qu'il ait entendu parler de la boucherie de ses parents, si leur réputation allait jusqu'aux seigneurs, c'était bon signe, même s'ils ne cherchaient pas spécialement à entrer dans les bonnes grâces du roy... tout comme beaucoup, ils le craignaient depuis la mort du Roi Juste... mais étrangement, ils n'avaient jamais eu à subir de mauvaises grâces de la part des soldats, peut être sa famille était-elle juste chanceuse, ou simplement que les soldats de Banba connaissaient les morphes et savaient qu'il valait mieux ne pas s'attaquer à eux?

Toujours est-il qu'ils n'avaient eu à subir quelques désagrément ou injustice de la part des soldats, ce qui justifiait peut être que Ceithli n'ait aucune appréhension vis à vis d'Archélas... elle regarda la panière de fruits, mais elle avait toujours la mains sur son ventre, ayant bien mangé, elle ne se servit donc pas. En revanche, elle vida d'une traite sa chope de bière avant de manquer à nouveau de tout recracher par le nez lorsqu'il demanda à voir.

Elle rougit légèrement, puis regarda quelques secondes la serveuse... elle venait de faire le rapprochement avec la chambre et de ce que la serveuse avait probablement compris... elle leva les yeux au ciel, pourquoi certaines personnes avaient-elles besoin de sauter directement à des conclusions stupides? Elle haussa les épaules et posa sa bière en essuyant légèrement ses lèvres d'un coups de langue


« D'accord... allons-y... j'espère seulement que je ne risque pas une tentative d'assassinat en redescendant... » dit-elle en regardant la serveuse. Elle suivit donc le Capitaine d'infanterie jusqu'à la fameuse chambre. Tenant fermement son sac sur son dos, elle entra la première après qu'il lui ait tenu la porte de la même manière que lorsqu'ils étaient entrés dans l'auberge. Elle regarda un peu la chambre avant de poser simplement son sac par terre... elle se tourna alors vers Archélas

« Je peux me transformer en restant habillée... en revanche, mes vêtements tomberont lorsque je serai devenue un guépard... je vous demanderais juste de bien vouloir vous retourner lorsque je reprendrai forme humaine afin de pouvoir les remettre... »

Elle respira un grand coup, rougissant légèrement alors qu'elle se mettait à genoux et mettait ses mains pour dissimuler sa poitrine... tout se produisit en quelques secondes, ses cheveux s'étaient raccourcis pour se rapprocher d'une coupe en brosse alors que les poils se formaient sur son visage et ses bras. sa posture changea alors que ses mains s'avançaient pour se poser au sol en de belles petites pattes longues et fines, ses genoux s'étaient redressés de manière à ce qu'elle soit enfin transformée en un guépard en position assise, avec la tunique aux fines bretelles qui commençaient à tomber de ses épaules.

Elle se redressa pour se remettre à quatre pattes et laisser sa robe à terre, elle la récupéra délicatement dans sa gueule pour ensuite aller la déposer sur le lit et se remettre face à Archélas et le fixer de ses grands yeux noirs qui la différenciaient encore d'un simple animal... ramenant sa queue devant ses pattes, elle pencha la tête sur le côté et émit un léger feulement, proche du ronronnement... essayant de lui demander "Satisfait?"

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Re: S.O.S Demoiselle en détresse ?

Messagepar Archélas Ages » 06 Jan 2011, 18:10

Il haussa les épaules. Oui, c'était vrai qu'avoir affaire à une personne plutôt qu'à un Flabo avait ses avantages. Aussi bien pour l'un que pour l'autre. Combien de Flabos rentraient sans avoir été payés ? Ça ne réclamait pas son dû, un Flabo. Ça se contentait de faire l'aller-retour. C'était mauvais négociant... et voilà qu'il se mettait à enchaîner les raisonnements incohérents. Il ramassa son verre et cette fois, le but d'une traite, imitant superbement Ceithli et la manière dont elle s'arrangeait de sa bière. Sauf que lui ne manqua pas de tout régurgiter par le nez. Il se contenta d'un regard un peu embrumé.

« Je vous raccompagnerai. »

Comme si sa présence allait dissuader les cinglés du coin de s'en prendre à elle s'ils l'avait décidé. Et puis, pour quelle raison feraient-ils cela ? Tant qu'elle restait femme, elle n'avait rien à craindre. Évidemment, si un guépard revenait dans la salle commune en passant par l'escalier, là oui, ça risquait de poser problème. Archélas ouvrit la bouche comme pour demander autre chose mais Ceithli s'était levée, et pour ne pas être en reste, le jeune homme fit de même. Il se couvrit de sa capuche, cueilli la clé plantée dans la corbeille de fruit et ouvrit la voie vers l'étage. Il connaissait le chemin pour y avoir passé quelques nuits au hasard, après de longues errances. En réalité, Archélas ne faisait guère que errer... Dormir à l'extérieur, d'un œil seulement, le sommeil agité des bruits environnants et des intempéries, ce n'était pas toujours merveilleux. Ici, il ne pleuvait pas. Ici il faisait chaud. Ici il n'y avait guère d'autres bruits que ses propres ronflements une fois qu'il était couché. Et ici, il pouvait même se laver ! Mais pour l'instant, son objectif était la chambre. Toujours la même. Petite, confortable, donnant sur une cour intérieure silencieuse là où les autres chambres avaient leur fenêtre sur la rue bruyante. Il claqua la porte, et le silence qui s'ensuivit fut bizarrement embarrassant. Heureusement, Ceithli reprenait déjà la parole. Lui, il réfléchissait encore à l'endroit où il allait poser sa clé. Maudis vin chaud !

« Euh... oui, je me retournerai... »

Tiens, il n'avait pas pensé à ça dans sa géniale intention de tout voir. Il la regarda s'agenouiller d'un air sceptique, et enrouler ses bras... oh là, elle n'allait pas se mettre à pleurer non ? C'était tout ce qu'elle avait trouvé pour échapper à... à... Ah ben ça alors...

La bouche à demi ouverte dans une expression tout à fait stupéfaite – et stupide – Archélas regardait le félin qui lui faisait face, ses yeux d'un noir d'encre fixés sur lui. Oh... il avait un peu forcé sur l'alcool là, non ? Non. Il porta machinalement la main à la garde de son épée et recula d'un pas. Il avait beau se persuader qu'il s'agissait de Ceithli... il avait un peu de mal à lui faire confiance. En fait, si l'animal n'avait pas eut ces yeux , il aurait sans-doute tiré son épée... C'était cela, la différence ? Leurs yeux, éternellement noirs. Est-ce que les Morphes conservaient leur conscience humaine lorsqu'ils revêtaient leur apparence animale ? Le mouvement du guépard... pardon, de la jeune femme... Euh non... du guépard. Bref, son mouvement pour déposer la robe sur le lit la fit passer pour un gentil chien l'espace d'une seconde. Ensuite, ce fut à nouveau le regard félin, sauvage, insistant. Archélas en eut un frisson, qui s'intensifia et lui glaça les os lorsque l'autre feula. Là, tout de suite, il se vit mourir dix fois et ravala sa salive avec difficulté. À force de reculer, il s'était retrouvé acculé contre la porte et se sentait désagréablement pris au piège. Après tout c'était sa faute. C'était lui qui avait voulu « voir ».

« D'accord. Morphe. Humain et guépard. Maintenant... »

Il désigna la robe d'une main tremblante. Sa main libre, l'autre étant toujours vissée à la garde de sa rapière. On ne savait jamais.

« Si je me retourne, qui me dit que vous n'allez pas me sauter dessus ? Là, vous n'avez qu'à vous cacher derrière le paravent. » Fit-il d'une voix mal assurée en désignant l'objet au bois ajouré.

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Re: S.O.S Demoiselle en détresse ?

Messagepar Ceithli » 06 Jan 2011, 19:00

Ceithli pouffa de rire, ce qui ressembla à un étrange ronronnement mêlé d'un feulement lorsqu'il désigna le paravent... ainsi donc, il la craignait sous cette apparence? Elle alla prendre sa tunique dans sa gueule à nouveau puis se dirigea vers le paravent. Il y eut un léger bruit, comme un souffle de vent mêlé à un quelques craquements d'articulations, puis les cheveux de la jeune femme dépassèrent du haut du paravent... puis on vit des bras se lever pour s'étirer pendant encore quelques secondes, une jambe passa sur le côté en un petit coups, puis l'autre alors qu'elle s'étirait un peu en attendant que les sensations de la métamorphoses passent... passer de l'état d'humaine à l'état animal était assez simple et sans douleur de par la souplesse du guépard qui était supérieure au corps humain, mais dans l'autre sens, c'était une toute autre histoire... C'est alors qu'elle remit ses bras au-dessus de sa tête alors qu'elle enfilait sa tunique par le haut. Après quelques secondes de bruits de vêtement que l'on réajuste, elle sortit du paravent, vérifiant bien, une fois de plus, que sa jupe tombait bien derrière elle... réajustant rapidement sa bretelle qui tombait sur son épaule, elle revint au centre de la pièce et se planta sur ses deux pieds, les bras dans le dos à fixer le Capitaine comme un enfant qui attendrait le résultat d'un devoir qu'il aurait rédigé...

« Désolée de vous avoir fait peur... j'aurais du vous préciser que je conservais ma conscience humaine lorsque j'étais transformée... »

Elle eut un léger rire, elle trouvait cela étrange de réussir à faire peur à un soldat qui paraissait pourtant tout sauf impressionnable. Elle pencha la tête sur le côté, gardant ce sourire d'adolescente qui faisait son charme

« Ca fait toujours ça la première fois qu'on voit un morphe se transformer... ne vous inquiétez pas... »

Elle écarta alors les bras pour lui montrer qu'elle était tout à fait normale, tournant sur elle même pour qu'il voit qu'elle n'avait pas de queue ou des touffes de poils bizarres qui seraient restées

« Contrairement aux Orphes, nous ne conservons rien de notre apparence animale une fois que nous sommes humains.. c'est soit l'un, soit l'autre... et... il y a nos yeux... et puis, on ne peut pas non plus se transformer trop vite, on a besoin je crois de minimum une minute dans une apparence avant de pouvoir en changer... je n'en suis pas trop sure, je n'ai jamais essayé de me transformer rapidement de l'un à l'autre... mais je sais que c'est dans ces eaux là...»

Elle mit un index sur sa bouche pendant qu'elle réfléchissait... elle se souvenait d'une fois où Jhérer s'était transformé en guépard vraiment vite sous le coups de la colère, mais le résultat avait été tellement douloureux qu'il n'avait même pas pu se battre contre le gars qui l'avait blessée elle... il était resté prostré ainsi au sol dans son apparence animale sans rien pouvoir faire... bon l'avantage était que la surprise avait fait déguerpir le vaurien, mais toujours est-il qu'il ne fallait surtout pas aller trop vite dans sa transformation sous peine de se faire de graves déchirures musculaires voire même se briser les os... chaque chose devait prendre son temps...

Elle remit alors ses mains dans son dos, tout en penchant la tête et en souriant doucement au Capitaine


« Vous.. vous allez bien? »

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Re: S.O.S Demoiselle en détresse ?

Messagepar Archélas Ages » 06 Jan 2011, 20:03

Voir le grand chat récupérer ses vêtements et filer derrière le paravent comme cela le lui avait été suggéré avait quelque chose de bizarre. En fait, c'était toute la scène qui était bizarre. Donc, elle conservait sa conscience en tant que félin, et tout ce qui faisait que les hommes – au sens large du terme – étaient des hommes. Il regarda le pelage moirer à la lueur de la lampe à huile posée sur le chevet. Les muscles rouler sous les poils ras, et les crocs de taille non négligeables s'emparer doucement du tissu. Lorsque le bout de sa queue annelée disparu derrière les panneaux de bois, il respira et relâcha un peu ses épaules. Ce ne fut qu'à la vue de l'un de ses bras qu'il se sentit tout à fait soulagé. Morphe. Il retiendrait la leçon... et subitement, il se rendit compte qu'il avait chaud. Sans attendre Ceithli qui émettait de drôles de craquements derrière son paravent, il se débarrassa de sa pèlerine et alla se rafraîchir le visage dans une bassine posée près de la porte. Le visage enfoui dans un serviette pour l'essuyer, il remua à peine au son de la voix de Ceithli. Il resta une seconde immobile, comme hors du temps, avant de lever le nez de son tissu éponge.

« Ce serai vous mentir que prétendre ne pas avoir eut peur. Surtout que sous votre apparence animale, vous avez dû le ressentir mieux que n'importe qui... »

Il se redressa pour lui faire face. Elle avait l'air d'une gamine qui s'amusait follement. C'était malin, tiens. Il la laissa parler. D'un côté, elle avait l'air soulagée de pouvoir parler de ce qu'elle était. De l'autre, Archélas n'était pas contre en apprendre un peu plus sur ce peuple dont il ignorait l'existence. Pas étonnant que ce genre de conversation ne soit jamais parvenue à ses oreilles. Qui se vanterait de connaître quelqu'un capable de se métamorphoser en ours ? Les gens devaient – au mieux – passer pour des fous. Au pire... et bien sans-doute qu'au pire ils étaient pris au sérieux, et Archélas avait sa petite idée sur ce qui attendait les Morphes qui parlaient trop de leurs capacités. Ça ne devait pas plaire à tout le monde d'avoir un prédateur pour voisin... il entendait d'ici la grogne de ceux qui avaient peur, les rumeurs colportés. Il devait suffire de crier « au morphe » plutôt que « au loup ». Quand on cherchait un coupable, les gens différents étaient toujours montrés du doigt. À plus forte raison s'ils avaient de quoi inquiéter, et quoi de plus inquiétant que... ça...?

« Je vais bien... »

Et c'était vrai. Mais il était un peu vexé. C'est que, il fallait assumer d'avoir eu la frousse de sa vie, lui capitaine d'infanterie et compagnie... Il se détourna pour jeter la serviette sur la console et ôter tabard, brigandine et justaucorps qu'il jeta en vrac dans une corbeille près de la porte. Avec tout ce fatras de vêtements empilés les uns sur les autres, il était étonnant qu'il puisse être trempé. Et pourtant, c'était le cas. Sans autre commentaire, il se contenta de se laver à la va vite. Enfin, juste histoire de... en fait, il prendrait volontiers un bain.

« Les Orphes ne sont déjà pas très appréciés à cause de leurs différences, j'ose à peine imaginer ce qui doit en être pour vous. Honnêtement, à moins de bien vous connaître et de vous faire confiance, moi, ça ne me plairait pas de savoir qu'une bête sauvage loge à deux pas. »

Il la fixa intensément. Il ne cherchait pas à la vexer, mais les faits étaient là.

« Un guépard, Ceithli. Même armé et entraîné, un homme n'a aucune chance face à vous. Pas étonnant que les vôtres ne veuillent pas se mêler aux humains. Les humains sont capables du pire, en particulier pour répondre à ce qui leur fait peur. En fait, je suis étonné que vous soyez parvenus à vous faire accepter à Banba. »

Il aurait plutôt imaginé les villageois leur courant derrière en brandissant leurs fourches. C'était bien dans leur style. D'un autre côté, Banba était l'une des villes les plus éloignées du royaume, et l'une de celles où le Roi n'avait finalement que peu d'influence. Rares étaient les soldats à aller se perdre dans cette ville considérée comme arriérée parce que peuplée de paysans. Il n'y avait rien à voir à Banba. Sauf les montures. Et encore, l'armée du Roi se contentait de passer commande sans jamais se déplacer. Mais peut-être était-il trop défaitiste ? Après tout, les Orphes avaient fini par se faire accepter. Pourquoi pas les Morphes ? Il haussa les épaules comme pour se répondre à lui-même, sans se rendre compte que Ceithli n'entendait rien de ses réflexions intérieures, et qu'il devait passer pour un parfait abrutit à ses yeux.

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Re: S.O.S Demoiselle en détresse ?

Messagepar Ceithli » 06 Jan 2011, 20:34

Ceithli rougit un peu en voyant Archélas enlever ses vêtements... allait-il lui montrer qu'il pouvait se transformer aussi? Existait-il des morphes avec des yeux normaux? Non... il semblait juste avoir chaud et vue l'odeur qu'il dégageait, il avait besoin d'un bon bain... Puis il mentionna le fait que ce ne devait pas être facile de vivre parmi les humains... elle soupira doucement, prenant un petit air triste avant de s'assoir sur le bord du lit, tendant les jambes et les croisant au niveau des chevilles... elle n'avait pas remis ses bottines qui étaient toujours à côté d'elle, là où elle les avait laissées avant sa transformation... elle jeta de nouveau un coups d'oeil, il était vraiment bien bâti, ça la changeait de Jhérer... certes, il était aussi assez musclé, mais il était très fin et sec contrairement à Archélas qui était plus athlétique. Elle rougit et tourna rapidement les yeux pour regarder ses pieds

« A Banba, ça n'a pas été facile. Mes parents s'y sont installés lorsque ma mère était enceinte de mon frère aîné... ils avaient travaillé dur pour avoir assez d'argent pour s'acheter une maison, et leurs voisins ne connaissaient pas les Morphes... un peu comme vous... Notre voisine a fini par vraiment bien s'entendre avec ma mère, et elle l'a aidé à accoucher. Ce jour là, elles sont vraiment devenues amies et mon père s'est donc transformé pour lui montrer ce qu'ils étaient . Ils ont eu de la chance, elle n'a pas eu peur car ma mère est restée humaine à côté d'elle pour la rassurer... et c'est grace à eux que petit à petit, les gens nous ont acceptés...»

Elle sourit un peu tristement avant de se tourner de nouveau vers Archélas et le regarder dans les yeux avant qu'instinctivement, son regard descende un peu plus au Sud et qu'elle tourne vite la tête

« Mais bon... si les adultes étaient à peu près tolérants, du moins assez pour ne pas nous lancer des pierres ou brûler notre maison, les enfants, c'est une autre histoire, croyez moi... si vous pensez que les humains peuvent être cruels lorsqu'ils ont peur, je peux vous dire que les enfants... peuvent être pire...»

Elle finit par se lever et s'approcha du Capitaine, assez prêt pour voir qu'elle lui arrivait à peine sous le menton... elle souleva alors ses cheveux pour montrer sa nuque où se dessinait une cicatrice représentant un étrange numéro brûlé, mais il était déformé, preuve que cette marque datait de plusieurs années

« Les fermiers utilisent des fers numérotés pour marquer par le feu leurs bestiaux... je devais avoir 7 ans lorsqu'un garçon m'a attrapé par les cheveux et a commencé à me tirer vers la grange de son père pour me faire ça... je me souviens que j'étais toute nue, j'apprenais à peine à me transformer et je venais juste de reprendre forme humaine, bien à l'abri dans mon jardin... il m'avait vue et m'a traité de monstre... c'était notre voisin, enfin pas celui dont la mère était une amie de la mienne, un autre... mon frère m'a entendu hurler et a accouru, mais il était trop tard... le mal était fait... »

Elle ramena ses cheveux sur la brûlure puis leva les yeux pour regarder le capitaine avant de reculer, trouvant qu'elle était probablement trop près et que maintenant, il avait surement peur d'elle ou du moins qu'elle se transforme devant lui. Elle lui tourna le dos et retourna près du lit et soupira à nouveau

« Mon enfance est pleine de souvenirs de ce genre... mais heureusement, même les enfants grandissent, et avec le temps, ils ont fini par nous accepter... surtout que nous avions une interdiction formelle de nous transformer, même pour nous défendre... nos parents nous l'avaient interdits et estimaient que c'était notre seule chance d'être acceptés... et je pense qu'ils avaient raison. Nous nous sommes toujours transformés en dehors de la ville, soit pour aller chasser, soit pour mon... travail... »

Elle tourna de nouveau les yeux vers Archélas pour lui sourire, cette fois-ci d'un sourire franc et sincère...

« D'autres questions? Peut être avez-vous envie de prendre un bain, je peux vous laisser si vous le souhaitez... ou attendre ici... »

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Re: S.O.S Demoiselle en détresse ?

Messagepar Archélas Ages » 06 Jan 2011, 21:34

ATTENTION
Les messages suivants s'adressent à un public averti (scènes de violence, érotisme). Âmes sensibles, s'abstenir.


Il lui parlait durement, il s'en rendit compte tout à coup. À force d'être seul et de n'avoir que sa jument à qui parler, il oubliait que les conversations se menaient avec un peu plus de tact. Il n'avait rien contre elle. Bien sûr il ne pouvait pas nier que cette faculté l'inquiétait un peu, et qu'il se sentait menacé malgré lui... mais au fond, elle ne lui avait rien fait. D'ailleurs elle semblait gentille comme tout. Moins folle que Daé qui s'était mise à pleurer toutes les larmes de son corps dans la ruelle avant de disparaître mystérieusement. Il se gratta la gorge, le nez collé au plafond, écoutant distraitement la voix de Ceithli qui lui parvenait de loin en loin. Il tentait de s'imaginer plusieurs choses sans grande conviction. Sous quelle apparence naissaient les petits ? Animale ? Humaine ? À quel âge commençaient-ils à se métamorphoser ? Pouvaient-ils choisir de ne vivre que sous leur forme animale ? Ne choisissaient-ils leur partenaire que chez ceux de leur espèce ? La dernière question le fit battre des cils. Il baissa la tête, délaissant sa contemplation du plafond, et suivit instinctivement la direction imposée par le regard de la jeune femme. Ses pieds. Ah. Il détourna la tête et fit mine de continuer sa toilette, mais le cœur n'y était pas vraiment. Il y avait quelque chose, dans le ton de Ceithli, qui lui mettait le moral dans les chaussettes. Une phrase en particulier, à propos de la cruauté des enfants. Oui. Il en avait bien souvent été témoin. Victime sans-doute, dans son jeune âge. À croire que les humains naissaient cruels et que l'âge ne faisaient que leur apprendre à réfréner leurs pulsions les plus viles. Oui. Ce devait être quelque chose comme ça. Il fallait être sacrément hypocrite ou aveugle pour prétendre que l'homme naissait bon... et là...

… danger ?

À un pas, peut-être deux, Ceithli le regarda brièvement avant de lui montrer sa nuque. Plusieurs émotions se bousculèrent en même temps dans les veines du capitaine, un curieux mélange de compassion et de colère, d'affection et de douleur. Elle aurait tout aussi bien pu retourner à sa place et garder le silence, il avait déjà compris. Le fer rouge avait sa signature, et il ne fallait pas être devin pour comprendre à peu près ce qui avait pu pousser quelqu'un à agir de la sorte. Du bétail. Marquée comme du bétail. Et elle souriait comme si elle évoquait un souvenir entre vieux amis, une bêtise de jeunesse, se consolant du constat absurde que les enfant grandissaient. Par Alrik...

« … si j'avais eu votre don, ce fumier en aurait été quitte pour un peu plus qu'une cicatrice sur la nuque... »

Faire profil bas et s'intégrer, un concept qu'il ne pourrait probablement jamais comprendre, lui qui était né humain et qui n'avait finalement jamais connu l'oppression telle que la subissait les Orphes... et les Morphes. Il s'interrompit, sans vraiment comprendre pourquoi la colère le gagnait si facilement ce soir, ni comment une telle réplique avait pu lui échapper ; jusqu'à ce qu'un détail s'arrête dans son esprit. Il se souvenait maintenant, pourquoi il avait pressentit un danger à voir Ceithli si près de lui. C'était à cause de... ce teint bizarrement rose. Pourquoi est-ce qu'il ne le remarquait que maintenant ? À cause de cette suggestion peut-être : l'attendre. Pour quoi faire ? Il jeta la serviette dans le bac et se dirigea tout droit vers le lit au bord duquel il s'assit à son tour, sans hésiter, si près de la jeune femme qu'il la bouscula légèrement. Des jours, des semaines, des mois sur la route. Seul. Ça n'aidait pas à avoir les idées claires... surtout depuis que le vin jouait avec ses sens. Il devait savoir, avant de s'égarer n'importe où à tort et à travers.

Solution qui l'arrangeait bien : il avait compris, et il n'allait pas dire non. Solution plus humiliante : il avait mal compris, et il n'allait pas tarder à s'en prendre une...

« Attendre quoi ? »

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Re: S.O.S Demoiselle en détresse ?

Messagepar Ceithli » 06 Jan 2011, 21:57

Ceithli rebondit légèrement sous l'effet du matelas lorsqu'Archélas s'assit à côté d'elle... elle écarquilla les yeux de surprise, ne comprenant pas vraiment de quoi il parlait

« Ben... vous aviez dit toute à l'heure que vous me raccompagneriez... non? »

Elle était surprise qu'il se tienne aussi près d'elle... elle qui pensait qu'elle lui faisait peur... elle se rendit compte que son coeur battait fort, mais elle ne savait pas pourquoi... avait-elle peur elle-même? La dernière fois qu'elle s'était retrouvée aussi près d'un homme, ça avait fini comme ça devait finir... son instinct félin avait pris le dessus et... disons qu'elle lui avait grimpé dessus au sens propre du terme... bon elle ne s'était pas transformé ni rien, il fallait plus qu'une simple pulsion pour en arriver là... évidemment, l'homme en question ignorait alors qui elle était, ou plutôt ce qu'elle était...
Là c'était différent, lui savait... et comme tous les autres hommes qui savaient, il allait forcément perdre ses moyens. Elle sourit donc doucement et posa un index sur les lèvres du capitaine avant de rougir à nouveau et de déglutir avec difficulté


« Visiblement, vous attendiez une autre réponse... »

Oh et puis zut... au pire des cas, il lui ferait quoi? La repousser? La frapper? Elle en avait vu d'autre... elle passa donc son index le long du menton saillant d'Archélas pour passer sa main dans son cou et poser enfin ses lèvres contre les siennes... un souffle de feu s'empara alors d'elle et elle commença à se plaquer contre lui, se redressant pour passer son deuxième bras autour de son cou et le plaquer contre elle, alors qu'elle commençait à faire passer ses jambes par dessus lui, elle ouvrit brusquement les yeux pour reculer avant de s'agripper au drap et mettre son autre main sur sa bouche d'un air confus

« Je... je suis désolée... » elle commença donc à se lever et à tourner un peu en rond partout dans la pièce espèce d'idiote... depuis le début il se méfie de toi, il va penser que tu cherches quelque chose, comme la voleuse qui la laissé en plan toute à l'heure ou la serveuse... apparemment les femmes lui tournent souvent autour et il va croire que tu n'es qu'une fille intéressée...

Perdue dans ses pensée, elle finit par se retourner vers lui et prit un air à la fois gêné mais largement souriant


« Il... il faut m'excuser, c'est... disons que c'est mon côté un peu félin.. j'ai tendance à m'emporter et céder à mes pulsions... » puis elle tendit le bras comme si elle venait de dire une bêtise « Oh! ne vous inquiétez pas, je ne risque pas de me transformer ou quoi sous ces pulsions... il faut quand même un minimum d'une certaine concentration lorsqu'on veut se transformer, et je peux vous garantir que ça n'a rien à voir... aucun risque... enfin de ce côté là... » elle se mit à jouer avec ses doigts en les tortillant comme si elle était embarrassée par la situation... d'un autre côté, malgré sa toilette, il avait une légère odeur de fauve et elle devait reconnaître qu'elle adorait ça ... elle plongea alors son regard dans le sien... comme si elle espérait qu'il ne lui en voudrait pas... ou au contraire qu'il poursuivrait...

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Re: S.O.S Demoiselle en détresse ?

Messagepar Archélas Ages » 06 Jan 2011, 23:18

Voilà, j'espère que ça ira. Je te laisse faire l'élipse.


La raccompagner, évidemment ! Quelle question ! Allez savoir pourquoi cette idée qu'il avait pourtant lui-même proposée lui était complètement sortie de la tête... Il fut sur le point de répliquer quelque chose – histoire d'avoir l'air crédible – mais il ne trouva rien de convaincant et sa bouche se referma presque aussitôt. Et maintenant, il devait avoir l'air fin... Vraiment, deux verres de vin c'était déjà deux verres de trop pour ce soir. Il cilla, un peu embarrassé de se trouver si près maintenant qu'il venait de se faire éconduire. Autrement dit pour rien. Oui, c'était aussi ça d'être un homme. S'imaginer des choses là où il n'y en avait pas. Tant pis pour lui. Peut-être qu'il ferait mieux de se lever et d'aller finir de se laver, non ? Non. Il devait la raccompagner. Il avait dit qu'il le ferait, et elle n'avait pas oublié. Lui par contre, il ne savait pas trop bien pourquoi mais cette idée ne semblait pas vouloir s'imprimer dans son esprit. Il ne bougea pas. Il ne savait pas trop quoi faire, ni quoi dire. Il n'avait simplement plus envie de bouger. S'il attendait une autre réponse ? Un peu oui. Elle voulait vraiment savoir ? Elle savait déjà... Se remuer. Se lever. La raccompagner. Il n'en avait déjà pas très envie... mais là... moins encore maintenant qu'elle...

Elle...
Euh...
Bon... D'accord.

Les yeux d'Archélas se fermèrent d'eux même. En une seconde seulement, il sentit un désir fulgurant lui brûler les entrailles et se répandre dans chacun de ses muscles à une vitesse vertigineuse. Si vertigineuse même qu'il se sentit perdre pied d'avec la réalité. Le baiser de Ceithli l'enivrait plus sûrement qu'un tonnelet entier de son fichu vin chaud, et il se sentait prêt à la boire jusqu'à la lie... toute la nuit si elle voulait. La pression qu'elle exerçait pour l'attirer vers elle l'électrisait. L'air lui manquait, et il se prit à penser – il se demanda vaguement comment il parvenait encore à penser – qu'il n'aurait pas été exagéré de parler d'appétit animal la concernant... Oh, il n'allait pas s'en plaindre ! En fait, il envisageait surtout de l'entretenir... voir même de l'attiser. Dans son mouvement pour la prendre à son tour dans ses bras, il effleura les jambes qui se pressaient vers lui. Maintenant qu'il y pensait – encore – il n'avait jamais rien connu d'aussi doux... mais...

Mais...

Il écarquilla les yeux, stupéfait d'être ainsi arraché de force à leur étreinte. Ceithli ne lui laissa pas le temps de répondre, ni même de réagir, et encore moins de comprendre. Elle s'était levé, et lui la regardait d'un air ahuri. Son cœur battait à tout rompre et son corps frissonnait, entre les tremblements de froid dus à l'humidité de ce qu'il avait conservé de ses vêtements, et un désir indéniable qui ne parvenait plus à museler. Il observa la jeune femme tourner comme un lion en cage – sans mauvais jeu de mots. Il déglutit, la gorge sèche, cherchant l'air que sa récente flambée d'émotions lui avait refusé. Les doigts sur ses lèvres comme s'il rappelait à lui le goût de Ceithli, il l'écoutait parler. Distrait. À mille lieues d'Aspasie, de l'auberge, de la chambre. Il n'y avait plus que lui. Lui en qui faisait rage un impitoyable combat de sensations brûlantes. Lui et Ceithli, rationnelle là où lui avait perdu tout espoir de raisonner encore. Ah oui, cette histoire de transformation. Il avait oublié. Non. Il s'en moquait. Il la voulait. Il se leva à son tour pour s'approcher prudemment, comme on approche un oiseau en priant qu'il ne s'envole pas.

« Ce n'est... murmura-t-il imperceptiblement tandis que ses yeux vagabondaient sur les courbes, sur le tissu, sur la robe sous laquelle il venait de se souvenir qu'il n'y avait... rien. »

Un pas.
Son souffle dans son cou.
Ses lèvres sur les siennes.
Ses doigts dans ses cheveux.
Sa main sur sa hanche.

Qu'elle cède à l'instinct du félin en elle si elle le souhaitait, il était tout disposé à en assumer les conséquences... toutes les conséquences. En fait, il ne demandait que ça.

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Re: S.O.S Demoiselle en détresse ?

Messagepar Ceithli » 07 Jan 2011, 02:01

Mouarf! Vilain!


Un fauve...

C'était l'image que Ceithli voyait en Archélas lorsqu'il s'approcha d'elle... il avançait prudemment, tel un prédateur cherchant à ne pas effrayer sa proie avant de bondir, mais au lieu de l'effrayer, cela accélérait son rythme cardiaque et un frisson la gagna alors qu'elle commençait à reculer d'un pas... puis il s'approcha encore plus, légèrement courbé pour ne pas que son visage soit trop haut au-dessus du sien, le dernier mot sembla se perdre dans un souffle avant qu'il ne l'étreigne et ne pose à son tour ses lèvres sur les siennes. Elle eut alors l'impression de se dérober totalement, abandonnée dans ces bras qui la soutenaient sans peine avant de sentir de nouveau ce souffle brûlant et qu'elle ne choisisse de l'enlacer à nouveau, enroulant ses bras autour de son cou, ses jambes autour de sa taille...

Afin de ne pas choquer la sensibilité de nos lecteurs, la suite a été remplacée par un documentaire sur les coléoptères. Nous vous remercions pour votre compréhension!


Elle ne se souvenait pas qu'ils aient seulement eu le temps d'atteindre le lit... quoi qu'à un moment ou un autre il lui semblait qu'ils y étaient passé, mais au final, ils avaient probablement expérimenté chaque centimètre carré de la pièce...

Lorsqu'un trait de lumière passa sous ses paupières, elle battit des cils pour se réveiller... relevant doucement la tête, elle se remémorait petit à petit la nuit, le rose lui montait de nouveau aux joues alors qu'elle se souvenait, mordant délicatement ses lèvres suite à certains passages relativement intenses avant d'ouvrir plus grand les yeux pour se demander où elle était... elle se redressa, elle était totalement en travers du lit dans le sens de la diagonale. Elle tourna la tête d'abord à gauche, tout en étant appuyée sur ses coudes, puis à droite pour voir l'homme étendu, lui dans le bon sens du lit... ses jambes à elle reposaient sur les siennes ce qui lui arracha un sourire... elle était si petite par rapport à lui, et pourtant Alrik savait à quel point cela avait été souvent profitable au cours de la nuit... nouveau sourire, elle dut se mordre de nouveau les lèvres pour ne pas rire et risquer de le réveiller.

Elle retira ses jambes pour faire basculer son corps de manière à avoir son visage près de son épaule... le regardant dormir et ronfler... ainsi donc c'était ça cet étrange ronronnement qui lui avait vrillé les tympans toute la nuit? D'un autre côté, cela ne la dérangeait pas, Jhérer et son père ronflaient nettement plus fort, et dans leur petite maison, il était impossible de ne pas les entendre, ce qui justifiait son sommeil de plomb.

Encore totalement nue dans les draps, elle constata qu'il en était de même pour lui... elle sembla vouloir l'examiner sous toutes les coutures, observant chaque muscle, analysant chaque cicatrice... se demandant d'où elles pouvaient provenir, mais après tout, il était un soldat... Puis elle se redressa pour se lever et se diriger vers la fenêtre, sans aucune pudeur... d'un autre côté, même s'il se réveillait, il l'avait déjà vue désormais dans son plus simple appareil, même si les circonstances étaient différentes. Elle se cacha un peu derrière le rideau pour voir l'extérieur, puis finalement elle se retourna pour le regarder à nouveau... avant de baisser les yeux...

Un humain... elle était morphe... et il ne l'avait pas rejetée et n'avait absolument pas perdu ses moyens, bien au contraire. Elle se sentait femme à nouveau, il était difficile pour elle de rencontrer quelqu'un, mais d'un autre côté... Archélas pouvait-il être considéré comme "quelqu'un" dans ce sens? Il passait sa vie sur les routes, vivant pour son travail... et elle... elle n'était qu'une campagnarde. Elle soupira, vivre au jour le jour, et un jour tu vivras... c'était sa philosophie. Son frère allait la trucider qu'elle ne soit pas rentrée, et même la plus longue des douches n'enlèverait pas l'odeur de cet homme sur sa peau et il piquerait encore sa crise, comme à chaque fois. Elle aurait bien voulu en rire, mais elle regarda de nouveau le guerrier allongé sur le lit et haussa les épaules... elle en avait bien profité, lui aussi, ou alors il était bon comédien.

Elle se recoucha de nouveau près de lui et ses doigts se mirent à parcourir de légères traces de griffues qu'il avait dans le cou


« Oups... j'y suis allée un peu fort... » murmura t'elle avec amusement... elle cala alors sa tête dans sa main, tout en étant appuyée sur son coude et s'enroulant légèrement dans le draps pour ne pas avoir froid, à le regarder ainsi dormir en attendant qu'il se réveille... oui, autant en profiter jusqu'au bout...

Si tu souhaites qu'Archélas se réveille longtemps après, tu peux dire qu'elle s'est rendormie sur son épaule ;)

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Re: S.O.S Demoiselle en détresse ?

Messagepar Archélas Ages » 07 Jan 2011, 16:45

Décidément, elles ont pas d'bol ces pauvres abeilles... :031:


Un ronflement irrégulier qui glissa vers la respiration profonde lorsqu'il tourna la tête vers la porte, à peine perturbé par la jeune femme qui s'agitait à ses côtés. Puis son souffle se fit plus silencieux, comme s'il avait trouvé la position idéale pour respirer correctement.

« … et encore... ce n'est rien comparé à ce que vous avez fait à mon dos... » répondit-il d'une voix ensommeillée un peu rugueuse.

À son tour de battre des cils. La fatigue reculait, le laissant seul avec un esprit reposé. Il joua à observer les rais de lumière sur les lames du plancher, et les quelques formes insolites disséminées ça et là : une botte, une ceinture, une robe, la bassine d'eau renversée autour de laquelle s'était formée une grande tâche sombre. Le gérant allait vitupérer lorsqu'il verrait son parquet détrempé ! Tout ce fatras faisait remonter les souvenirs de son combat de la veille... car oui, ils s'étaient battus, en quelque sorte. Instinct contre instinct. Il soupira. Lorsqu'il était petit, Archélas s'était vu inculquer quelques rares concepts par son paternel. Ça ne faisait pas partie des choses qui arrivaient souvent, et il s'en souvenait comme si c'était hier. Il se revoyait là, tout jeune, l'air penaud. Il s'était retrouvé enfermé dans le bureau de son père – pour ne pas que sa mère entende – et il avait eu droit à une longue tirade très embarrassante. Son père lui avait tout expliqué pour plus tard, quand il serai adulte. Principe numéro un : le mâle domine, c'est son rôle. Principe numéro deux : la femme se soumet, c'est son devoir. Principe numéro trois : seuls les hommes étaient sujets à de tels désirs et étaient autorisés, dans une moindre mesure, à en tirer du plaisir. La scène du bureau s'effaça. Jusqu'ici, tous ces principes imposés de force par son éducation s'étaient toujours vérifiés. Toujours. Avec plus ou moins de nuances parfois, mais le résultat n'en était toujours que le même... jusqu'à cette nuit ! Son regard coula jusqu'au chevet qui n'était plus tout à fait à sa place. Tous ses beaux principes mis sans dessus dessous... et le pire, c'est qu'il avait adoré ça !

Pour commencer, il n'avait rien dominé du tout. En tous les cas pas la première fois. La fois suivante à la rigueur, et encore. Bien évidemment, ce constat suffisait à jeter à bas le principe numéro deux. Caduc ! Quant au troisième... Il ferma les yeux. Jamais... jamais il n'avait vu, ni même entendu ni sentit une femme exprimer... du plaisir. Sauf cette nuit. Était-ce une spécificité liée à son espèce ? Alors il se rappellerait de ne plus faire l'amour qu'à des Morphes pour le restant de ses jours ! À cette pensée, un sourire étira ses lèvres. Il se sentait légèrement honteux et en même temps, totalement satisfait. Lui qui avait toujours pensé qu'il suffisait de se placer l'un sur l'autre, avait expérimenté en quelques heures plus de débauches que son esprit n'avait imaginé possibles... À ces souvenirs, il ressentit les courbatures dans ses reins, dans ses cuisses, et jusqu'à ses plantes de pieds ! Dans son dos – comme il venait de le souligner – sa peau tiraillait sous les coups de griffes infligés par sa délicieuse prédatrice, et ce constat seul fit battre ses flancs d'émotion. Il tourna la tête vers Ceithli. Silencieux. Ses turquoises se plantèrent dans le regard de suie. L'espace d'une seconde, il afficha un air étonné de la trouver là. C'est que... d'habitude il se réveillait seul... Il eut un sourire dont il ne parvint pas à dissimuler l'espièglerie.

« Vous attendez toujours que je vous raccompagne ? »

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Re: S.O.S Demoiselle en détresse ?

Messagepar Ceithli » 07 Jan 2011, 17:33

Ceithli pouffa de rire lorsqu'il se réveilla en marmonnant les traces de son dos... elle mit une main sur ses lèvres, comme si elle était honteuse sans vraiment l'être

« Je suis désolée! » dit-elle sans vraiment le penser... après tout, elle-même avait mal partout... en particulier aux cuisses et au dos, les parties de son corps qui avaient le plus travaillé en quelques sortes... quoique ses bras aussi étaient légèrement engourdis d'avoir été ainsi contractés pendant la nuit. Puis il lui lança un regard espiègle, mais les paroles qui sortirent de sa bouche la figèrent... elle ne savait pas ce qu'elle devait comprendre... voulait-il qu'elle parte, ou faisait-il un sous-entendu par rapport à la veille pour un nouveau round? Elle ignorait pourquoi, un petit quelque chose au fond d'elle lui indiqua qu'il s'agissait de la première idée, même si son sourire mentionnait plutôt la deuxième. Évidemment, il voulait qu'elle parte... c'était normal après tout, ils avaient eu tout deux ce qu'ils voulaient d'une certaine manière. Elle se leva donc doucement avec un léger sourire un peu triste, mais franc tout de même

« Il fait jour maintenant... je ne pense pas qu'il sera nécessaire que tu me raccompagnes... »

Son estomac gronda alors, mais elle ne s'en occupa pas, mit en position assise de manière à lui tourner le dos, étrangement, elle se dissimulait sous le draps désormais, étant un peu perdue dans ses pensées "espèce d'idiote... tu aurais du partir avant qu'il ne se réveille, cela t'aurait évité un tel embarras, et pour lui aussi..." elle chercha du regard sa tunique qui trainait un peu trop loin du lit, d'après ses souvenirs, elle avait perdu une bretelle au cours de la bataille. Elle attrapa donc plutôt son sac qui se trouvait plus près, et récupéra sa tenue de rechange, la même, mais couleur sable. Elle l'enfila par le haut avant de se lever pour la mettre complètement, dissimulant ainsi au mieux son corps au guerrier, lui tournant résolument le dos. Elle sentait les larmes lui monter aux yeux, mais pourquoi? Ce n'était pas la première fois qu'elle avait une aventure d'une seule nuit! Mais elle avait trouvé cela tellement différent... peut être parce qu'il était le premier humain avec qui elle vivait une telle passion alors qu'il savait pertinemment ce qu'elle était? Peut être aussi parce que mine de rien, cette nuit avait été vraiment intense et qu'elle avait eu le sentiment de s'être totalement laissée aller? Toujours est-il qu'elle avait une boule à l'estomac, elle posa d'ailleurs sa main au niveau de sa poitrine comme si elle n'arrivait plus à respirer, mais elle ferma les yeux quelques secondes pour se calmer un peu et ralentir sa tension. Il devait probablement se demander ce qu'elle pouvait bien fabriquer à ainsi rester debout tout en lui tournant le dos. Elle finit par jeter ses cheveux en arrière, grimaçant légèrement sous le coups de ses courbatures au niveau des reins avant de se retourner en essayant de sourire au capitaine d'infanterie. Une main posée sur la hanche, l'autre pendant nonchalamment le long de son corps, les mots sortirent avec difficulté, comme un murmure saccadé

« Je vais juste prendre un petit déjeuner en bas avant de partir... »

Elle avait préféré le préciser pour le cas où il descende et la trouve en bas, tout en pensant qu'elle restait pour s'accrocher à lui. Elle ramassa sa tunique, eut un sourire nostalgique en constatant la bretelle cassée et la rangea dans son sac, puis elle s'assit à nouveau sur le lit pour pouvoir remettre ses bottines, n'osant même plus lui jeter un regard tellement elle craignait de se mettre à pleurer... quelle idiote...

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Re: S.O.S Demoiselle en détresse ?

Messagepar Archélas Ages » 07 Jan 2011, 18:19

Il la vit se redresser et son sourire s'effaça. Dommage, mais il devait s'y attendre. Elle s'était servie. Qu'avait-elle à attendre de plus de sa part ? De l'argent ? Il grimaça. Non. Il ne considérait pas sa nuit comme une passe... ou alors, il s'était bien fait avoir. Il hésita à insister pour la raccompagner, pour le principe, parce qu'il avait dit qu'il le ferait. Mais le ton déterminé de Ceithli le dissuada de prononcer le moindre mot. Il se passait quelque chose, là, juste sous son nez... et il était incapable de comprendre quoi. Il était peut-être temps de se réveiller un peu mieux, non ? À son tour il s'assit. Il n'eut qu'à se redresser. Ses abdominaux protestèrent. Il se passa une main sur la nuque, baissa la tête, se massa doucement, décoiffant ses cheveux sales dont quelques mèches s'accrochaient désespérément à sa barbe drue. Sa colonne vertébrale semblait tassée et rechignait à retrouver sa souplesse. Comme chaque fois que l'on sort d'un long sommeil. Il soupira de nouveau et s'étira, son regard allant se poser machinalement sur la jeune femme... ou en tous cas, sur son dos. Et là, ce fut le coup de fouet : il comptait dormir là toute la journée ?

Il se leva d'un bond et passa devant Ceithli pour ramasser ses vêtements qui jonchaient le sol. Son pantalon était encore humide, et il le jeta dans la corbeille avec ses pièces d'uniforme froissées. Ça ne serait pas prêt avant quelques heures... voir même avant la fin de la journée. Il aurait dû mettre ça sur le pallier la veille. Tant pis pour lui. Il se dirigea vers la commode, manifestement très à l'aise de déambuler d'un bout à l'autre de la pièce nu comme un ver et en ouvrit les portes pour y déloger du change. Il sourit en trouvant ce qu'il cherchait. Oui, c'était décidément un avantage d'être habitué de l'établissement. Les femmes de chambre veillaient toujours à mettre quelques vêtements à disposition des voyageurs victimes des intempéries. Sauf que beaucoup l'ignorait. La plupart ne restait qu'une seule nuit et reprenait la route le lendemain. Lui... il connaissait tous les petits conforts des lieux. En deux temps trois mouvements, il eut enfilé le bas. Il en était à attacher sa ceinture en jetant sur le meuble un regard nostalgique – allez savoir à quoi il pensait – lorsque Ceithli le tira de ses rêveries. Il fit volte face, un peu surpris. Un peu déçu aussi. Surtout perdu. Il faudrait s'y faire, il ne comprenait décidément rien aux femmes... Il fronça les sourcils.

Tout à coup, il percevait vaguement un malaise planer dans la chambre et il tenta de rembobiner les évènements. Bon, pas ceux de la veille, sinon il ne répondait plus de rien. Depuis son réveil. Ça ne s'était pas si mal passé avant qu'il... avant qu'il n'ouvre la bouche en fait. Qu'avait-il dit encore ? Il chercha. Ses mots. Les termes exacts. Où était son erreur ? Une maladresse ? Un quiproquo ? Quelque chose qu'il aurait dû faire ou, au contraire, qu'il n'aurait pas dû ? Et si elle s'était tout bêtement levée du pied gauche ? En fin de compte, c'était peut-être mieux lorsqu'elle filaient avant son réveil. Au moins il n'avait pas à se poser toutes ses questions existentielles. Mais si elle était partie, ça l'aurait rendu...

« Je... »

Il s'interrompit et sembla mâchonner ses propos. Pour un capitaine, il avait l'air d'un abrutit. Il jeta un œil vers la fenêtre. Hum. Aucune aide ne viendrait de par là. Et ce ne fut que lorsqu'il eut fini de boucler sa ceinture qu'il se décida. Comme la veille lorsqu'il s'était dit qu'à ne rien tenter il n'aurait rien, il avança droit sur Ceithli et se planta face à elle comme pour l'engueuler. Il voulait voir son visage, si prompt à réagir spontanément. C'était plus simple pour savoir s'il était sur la bonne voie.

« Si je propose de vous l'offrir, vous allez croire que je cherche à vous payer, et si je ne dis rien, vous allez croire que je vous mets dehors. »

Il lui caressa subrepticement la joue, et puis un éclair fugitif illumina son regard. Il venait de se rendre compte de son geste. D'où ça lui sortait ? Il se recula et battit en retraite jusqu'à la commode en faisant semblant de chercher une chemise.

« Je viens avec vous, j'ai faim après... Mauvaise direction. J'arrive. »

C'était drôle comme ses oreilles lui tenaient chaud tout à coup...

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Re: S.O.S Demoiselle en détresse ?

Messagepar Ceithli » 07 Jan 2011, 20:47

Ceithli écarquilla légèrement les yeux lorsqu'il lui caressa la joue, ce fut alors qu'une sorte de bouffée de colère la prit, un océan d'incertitude, de doute et d'incompréhension s'emparait d'elle alors qu'il se levait pour chercher quelque chose dans la commode. S'il y avait une chose dont elle avait horreur, c'était de jouer au chat et à la souris, surtout lorsque la souris dans l'histoire c'était elle (sans mauvais jeu de mot)... à cette pensée, un frisson lui parcourut la nuque jusqu'à la faire trembler... Elle retira la bottine qu'elle venait d'enfiler, elle aurait besoin de tout son appui, et se leva d'un bond, l'air furieux. Elle ne pouvait pas rivaliser avec lui du point de vue de la force ou du poids, mais elle pouvait jouer sur l'effet de surprise et son agilité... elle lui agrippa le bras à deux mains et le tira vers elle en usant d'un mouvement de balancier pour le jeter sur le lit... de là, elle lui sauta dessus au sens propre du terme, se retrouvant au-dessus de lui appuyé sur ses orteils, la main gauche posée sur son torse alors que son bras droit, tendu, reposait à côté de son oreille, lui permettant ainsi de le regarder droit dans les yeux...

« Ok... alors pour commencer, j'ai horreur des sous-entendus! Tu me demandes de partir, puis tu continues de me vouvoyer signifiant clairement que tu me fiches dehors et maintenant tu me proposes de m'offrir le petit déjeuner en guise de "paiement"? »

Elle essuya d'un revers de la main une larme qui avait osé perler de son oeil, elle ignorait si c'était par peur, rage, peine ou simplement les nerfs... qu'est-ce qu'elle fichait là cette fichue larme? Elle respirait avec difficulté, sa voix semblait nouée alors que pourtant, un étrange grondement semblait sortir du fonds de sa poitrine

« Au lieu de me dire ce que tu crois que je pourrais penser, pourquoi ne me dis pas ce que toi tu penses? »

C'est alors qu'elle sembla se dégonfler comme un ballon... à le regarder ainsi, en étant aussi près de lui à nouveau, elle se rendait compte qu'elle tremblait à nouveau. Elle se redressa donc, pour se retrouver finalement en position assise, le regard baissé vers son torse musclé sans pour autant l'admirer, comme si elle était perdue dans le vide. Le temps semblait s'être arrêté alors qu'elle ne savait pas quoi faire ou quoi dire... elle finit par relever la tête pour le regarder, ses paupières étaient rougies, même si les larmes ne coulaient pas

« Je ne te demande pas de m'épouser, ni même de me jurer fidélité... »

Elle se mit alors à passer son doigt sur l'une des cicatrices du torse de son amant d'une nuit, l'effleurant à peine, comme si elle essayait de ressentir ce qu'Archélas allait bien pouvoir dire désormais...


« Ca m'est égal que tu veuilles me payer pour cette nuit... si tu me vois ainsi, c'est ton problème... pas le mien. Mais...» elle se pencha alors de nouveau vers lui, relevant légèrement les fesses pour pouvoir de nouveau retrouver son visage bien au-dessus de lui « crois moi, j'ai reçu plus que je n'aurais pu espérer au cours de cette nuit... »

Elle resta quelques secondes ainsi, son regard profondément triste à l'idée que c'était aussi compliqué alors que ça aurait pu être si simple. Elle finit enfin par revenir en position assise, à califourchon sur lui, se fichant du côté provoquant de la situation, sa main posée à plat sur les abdominaux du guerrier

« Je veux juste savoir si on pourra se revoir un jour... rien de plus » peu lui importait la réponse... elle était une grande fille, elle pouvait encaisser « et je veux que tu sois franc... plus de sous-entendu... s'il te plait... »

Son regard avait totalement changé d'un coups, comme si une autre personnalité l'avait envahie... elle était là, planté sur lui à attendre que les choses soient claires... même si le côté dramatique fut relativement brisé par les gargouillis provoqués à nouveau par son estomac dont l'appétit grandissait

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Re: S.O.S Demoiselle en détresse ?

Messagepar Archélas Ages » 07 Jan 2011, 22:50

Archélas ressentit une bizarre sensation lorsque les mains de la jeune femme agrippèrent son bras. Mais avant qu'il ait pu l'interpréter ou même y penser, la chambre se mit à valser. Ah non, c'était lui... Il vit simplement la commode reculer et le lit se rapprocher avant de se retrouver là, le souffle coupé et les yeux ronds de stupeur. Sans rire ? Il avait droit à un deuxième round ? Ah... non. Pas le temps d'esquisser le moindre sourire que la voix hachée de Ceithli le clouait au lit, lui reprochant ses misérables attentions comme s'il s'agissait d'autant d'attaques personnelles à son encontre. La première idée qui vint à l'esprit du capitaine à cet instant fut quelque chose proche de « elle est folle », qui fut confirmé quelques secondes plus tard lorsqu'elle parla d'épousailles et de fidélité. Ouh là, elle allait un peu vite là... Un peu trop pour lui en tous cas. Il fallait choisir, il réagissait vite au combat. D'un point de vue plus sentimental, il ne fallait pas trop demander. C'est que c'était compliqué à gérer tout ça, mine de rien. Elle était gentille elle...

Il lui fallu bien deux minutes pour se dépêtrer de son étonnement et réagir enfin. Là, il posa ses mains sur les cuisses qui le maintenait prisonnier. Tout de suite, il n'avait qu'une envie : la repousser. Il était furieux. Furieux qu'elle gâche tout par sa mauvaise humeur. Furieux qu'elle le mette au pied d'un mur d'émotions auxquelles il ne comprenait pas grand chose. Furieux qu'elle fasse de lui un peu ce qu'elle voulait. Ils n'étaient pas mariés. Il faisait ce qui lui chantait. Et même s'ils étaient mariés, il faisait quand-même ce qui lui chantait. Concept numéro 22, quelque part par là. Quelle emmerdeuse... Et pourtant il ne bougeait pas. Être franc, hein ? Il avait besoin de réfléchir. Qu'elle lui foute la paix. Qu'est-ce qu'il en savait de ce qu'il ressentait ? Être seul. Comprendre. Il n'avait plus rien à dire. Il n'avait pas envie de se battre mais il n'avait pas non plus envie de parler, et pourtant, il devrait bien se décider. L'un ou l'autre. L'un et l'autre. Il ne voulait pas qu'elle insiste. Il ne voulait pas la perdre... Il cligna des yeux. Merde...

« C'est toujours un peu comme ça que je rencontre... »

Il déglutit. Il était moins gêné par sa position inférieure que par la douleur de Ceithli. En quoi était-ce différent ? Pourquoi ne pas la remettre à sa place ? Pourquoi devrait-il se justifier ?

« … des femmes. »

Il se cambra légèrement pour échapper à l'entrave de la jeune fille, sans conviction. Il leva le menton et inspira profondément. Ses yeux s'attardèrent sur la tête de lit où ils s'étaient agrippés pour... Changement de direction. La fenêtre. La porte. La corbeille de linge. Finalement, les deux lacs de jais lui convenaient pour y attacher son regard.

« J'étais sur la route hier. Je serais sur la route demain. Qui voudrait d'un époux ou d'un père qui n'est jamais chez lui ? D'un homme dont on ne sait pas s'il reviendra mort ou vivant ? Personne. J'ai appris à ne pas refuser ce que l'on me donnait, mais à ne pas en attendre d'avantage. Ça me suffit. Je crois. Et... j'ai cru que tu serais partie après t'être servie. »

Elles le faisaient toutes, mais il n'ajouta pas cette précision. Il ne voulait pas passer pour la victime désespérée aux yeux de Ceithli, même si au fond, il l'était un peu. Il n'y avait jamais vraiment pensé. C'était tellement plus facile de faire comme si c'était dans l'ordre des choses et continuer sa route comme il l'avait toujours fait. Sans se poser de question. Jamais. Sans s'arrêter sur ce qu'il n'aurait jamais. Pourquoi y penser, puisque ce n'était pas pour lui ? Le mieux, c'était encore de faire comme si tout cela n'existait pas. Ni pour lui, ni pour les autres. Subitement, sa trachée lui jouait des tours et refusait de le laisser respirer ou déglutir normalement. Il cala les talons de ses mains sur ses yeux. On aurait dit qu'il voulait les y enfoncer. Se couper du monde, juste une seconde. Peut-être deux... ou trois...

« Je ne veux pas te payer... je voulais juste faire quelque chose de... gentil. Et je t'ai vouvoyé parce que... c'est un réflexe. La distance, c'est tout ce que j'ai trouvé. »

Ça recommençait, ce besoin quasi viscéral de se retrouver seul. Seul avec ses questions... et cette douleur bizarre dans la gorge. Il laissa retomber ses mains. Du coup, il n'y voyait plus très clair. C'était tout flou. Même Ceithli. Même ses yeux. Tout. Ses doigts s'entortillèrent autour d'une mèche de cheveux blonds qui lui chatouillaient les flancs. Il avait l'air d'un gamin un peu paumé qui ne comprenait pas bien la faute pour laquelle il venait de passer un mauvais quart d'heure. Il ne bougeait plus. Un capitaine autiste, on aurait tout vu.

« Excuse-moi. Quoi d'autre ? Si je passe par Banba, je me souviendrais de la boucherie Elbereth. »

Il se redressa brusquement et enroula ses bras autour de Ceithli. Oui et bien, il ne contrôlait pas tout...

« Excuse-moi. »

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Re: S.O.S Demoiselle en détresse ?

Messagepar Ceithli » 07 Jan 2011, 23:11

ATTENTION
Les messages suivants s'adressent à un public averti (scènes de violence, érotisme). Âmes sensibles, s'abstenir.


La jeune femme le regarda d'un air suspect pendant qu'il racontait son histoire... puis elle eut envie de rire, se retenant cependant et se pencha subitement vers lui pour plonger son regard dans le sien

« Tu n'as pas compris ce que je te disais... je croyais avoir été claire, je ne te DEMANDE PAS de m'épouser, ni de m'être fidèle, tu es libre comme l'air, je le suis aussi... »

Elle fit alors monter doucement ses mains jusqu'à son cou... ses dernières paroles lui avaient suffit, il avait dit ce qu'il pensait, ça lui convenait très bien... le reste elle s'en fichait. Elle semblait avoir de nouveau radicalement changé de personnalité, passant délicatement ses mains au niveau des cheveux du guerrier pour embrasser ensuite son cou, puis le lobe de son oreille avant de se plaquer un peu plus contre lui avant de murmurer doucement à son oreille

« C'est juste que ça aurait été tellement dommage que ce soit la dernière fois... »

Elle se redressa alors et commença à ôter de nouveau sa tunique sable, délicatement cette fois-ci, elle n'avait pas vraiment envie de la déchirer aussi, la retirant par le haut de façon à se retrouver de nouveau dans le plus simple appareil alors qu'elle se penchait à nouveau pour un nouveau round...

La faim avait cependant rendu l'échange un peu plus court, mais lorsque la morphe se redressa pour se retirer, elle lança ses cheveux en arrière avec un sourire ravi, murmurant simplement un
« Oui... tellement dommage »

Elle eut un léger rire puis se dirigea vers la salle de bain pour se rafraichir un peu, attrapant nonchalamment sa tunique alors qu'elle marchait lentement, comme si elle espérait qu'il la regarderait s'éloigner. Puis elle revint plusieurs minutes plus tard, habillée et essayant de remettre ses cheveux en ordre. Elle grimaçait un peu en posant une main au niveau de ses cuisses... cela faisait vraiment beaucoup d'effort en si peu de temps. Elle se rassit de nouveau sur le lit pour mettre ses bottines avant de se tourner vers le guerrier

« Il faut vraiment que je mange quelque chose... » puis elle lui fit un clin d'oeil « et j'accepte que tu m'invites si tu en as envie » elle eut un léger rire et continua de mettre ses chaussures avant de se relever d'un bond et de regarder dehors... la matinée était vraiment bien avancée et elle allait se faire étriper par son frère... mais elle s'en fichait... ce n'était vraiment pas du temps perdu pour elle, et subir la colère de son frère n'était vraiment pas cher payé...

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Re: S.O.S Demoiselle en détresse ?

Messagepar Archélas Ages » 08 Jan 2011, 00:40

Il ferma les yeux, soulagé que cet interlude pénible prenne fin. Mais il ne pu empêcher son cœur de se serrer au changement de ton de Ceithli. Il avait voulu qu'elle cesse de lui en vouloir. Être honnête comme elle le lui avait demandé. En un sens, il y était parvenu. Pourtant, le timbre enjoué, les mots plus particulièrement, le blessèrent plus qu'ils n'auraient dû. Et cette larme, tout à l'heure ? Il se contenta de garder le silence, avec l'amère sensation d'avoir été mis à nu pour rien. Sinon pour l'humiliation. Oui, il avait voulu justifier son comportement. Lui dire, sincèrement, pourquoi il prenait cette distance qui semblait l'agacer. Et à présent qu'il avait tout déballé, remuant la fange douloureuse qu'il avait soigneusement mise de côté jusqu'à aujourd'hui, il réalisait que seule la réponse à sa dernière question l'intéressait. Y aurait-il d'autres fois...? Il aurait dû répondre simplement oui. Se retrancher derrière son apparente détermination. Un rôle si facile à jouer. Il... la détestait ! Il se détestait. Au point qu'il se laissa faire, priant pour que ce nouveau moment de douceur que Ceithli lui accordait l'aiderait à tout oublier. À tout compartimenter dans un coin de sa tête. Refermer la porte et ne jamais la rouvrir.

En attendant, il prenait ce qu'on lui offrait... sans s'attendre à ce que quiconque comprenne pourquoi, ni même s'attarde sur ce qu'il pouvait ressentir. Il se détestait. Il la détestait. Et il lui offrit un sourire forcé par l'habitude lorsqu'elle s'éclipsa pour une rapide toilette. Lui se releva et se rhabilla sans enthousiasme. Toute la légèreté un peu magique – et niaise – qu'il avait éprouvé au réveil l'avait déserté. Il se sentait plus las et plus frigorifié encore que s'il avait passé la nuit à grelotter sous le couvert des arbres. Sa faute. Il aurait dû se taire. Il aurait dû la repousser comme il en avait eu envie. Il se passa une chemise qu'il boutonna mollement avant d'en arriver au terrible constat qu'il n'avait plus faim. Les turquoises de ses yeux se posèrent à peine sur Ceithli. Faire l'amour. Se faire inviter.

« Puisque je l'ai dit. »

Toujours le même sourire. Charmeur à l'extérieur. Froid en dedans. Il enfila ses bottes avec une moue un peu surprise de constater qu'elles étaient bien les seules pièces de son uniforme à être sèches, puis attacha son fourreau, ne souhaitant pas laisser son arme à la portée de n'importe quelle femme de chambre. En ouvrant la porte, il poussa la corbeille contenant ses vêtements crasseux avec le pied jusque sur le pallier et attendit Ceithli pour refermer et la raccompagner jusqu'à la grande salle. Nul besoin de se dissimuler sous sa pèlerine. D'abord parce qu'il était tôt et que les clients étaient peu nombreux. Ensuite parce qu'il ne portait pas son uniforme, et que c'était bien cela qu'il cachait aux yeux de tous.

« Monsieur Ages. Petit déjeuner ?
_ Pour mon invitée. J'ai du linge à vous confier. »


Elle acquiesça. Mais comme la veille, son visage se déforma en une moue contrariée à l'annonce de la fameuse invitée... et encore plus lorsqu'elle apparut derrière Archélas. Et peut-être parce qu'il avait la vague impression d'avoir quelque chose à se reprocher, le jeune homme réalisa tout à coup d'où la serveuse puisait cette formidable mauvaise humeur spontanée. Il s'arrêta, laissant Ceithli rejoindre une table. Celle de son choix. Celle qu'ils avaient occupés la veille au soir peut-être. Et alors que la serveuse s'apprêtait à disparaître derrière il ne savait trop quelle porte, le capitaine la rattrapa d'une poigne peu aimable et l'obligea à se retourner. Tant pis pour elle s'il n'était plus d'humeur à se montrer tolérant.

« Pardon mais je ne vous connaît pas, je ne vous dois rien, et surtout, je ne vous appartient pas sous prétexte que je passe parfois la nuit dans cette auberge, et que mon visage vous est familier. J'espère me tromper. En attendant, vous montrer un peu plus aimable avec cette jeune femme n'est pas une suggestion.
_ Un problème, capitaine Ages ?
S'enquit le gérant occupé à astiquer un verre derrière son comptoir.
_ Votre serveuse semble avoir quelques réticences avec les règles élémentaires de courtoisie. »

L'autre haussa les sourcils. La seconde qui suivit, il ordonna à la pauvre fille d'aller s'occuper de la plonge. Si bien que quelques minutes plus tard, ce fut un jeune homme au tablier humide et étoilé de tâches de graisse qui vint à leur rencontre. Archélas avait rejoint Ceithli et s'était assis face à elle avec raideur, ses courbatures étant décidées à lui en faire voir tout au long de la journée. Cet interlude un peu mesquin l'avait défait d'une partie de ses tensions. Encore une ou deux remontrances comme celles-ci, et il était bon pour reprendre sa vie de tous les jours comme si de rien n'était. Il ne commanda rien, prétextant qu'il mangerait un peu plus tard, et lorsque le garçon repartit avec la commande de Ceithli...

« Garde ça pour toi mais... Tu sais la femme dont je t'ai parlé hier soir, dans la ruelle. J'ai bien peur qu'elle ne se soit envolée avec ma bourse... Il haussa les épaules d'un air désinvolte. Ce ne sera pas un problème pour retrouver de l'argent rapidement et payer tout ça, mais en attendant, j'aime mieux leur réserver la surprise pour plus tard... et profiter de leur eau chaude avant de jouer les ingénus. »

Son regard neutre s'arrêta sur les yeux noirs comme s'il les voyait pour la première fois. Le rôle du soldat un peu distant, c'était pas mal non plus.

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Re: S.O.S Demoiselle en détresse ?

Messagepar Ceithli » 08 Jan 2011, 01:18

Ceithli l'observa et eut l'impression de ne plus rien comprendre.. elle était bien, elle avait l'impression que les choses étaient simples, il lui avait dit ce qu'il était, un peu comme elle lui avait dit ce qu'elle était. Elle, un animal sauvage qui ne peut pas avoir d'attache car on finit toujours par la voir comme un monstre, lui un soldat constamment sur les routes qui peut mourir du jour au lendemain. Mais il y avait quelque chose, alors qu'elle revenait de sa toilette et terminait d'enfiler ses chaussures, elle eut un poids sur la poitrine. Quelque chose clochait. Visiblement, elle ressentait ce qu'il avait ressenti plus tôt lorsqu'elle même était mal à l'aise à l'idée d'être rejetée.

Mais ce ne pouvait être ça... elle le suivit donc en silence. Elle-même perdait de sa bonne humeur après chaque pas, le poids dans sa poitrine s'alourdissait à chaque fois. Lorsqu'elle croisa le regard de la serveuse qui semblait encore plus noir que le sien, elle se mordit juste un peu les lèvres et se dirigea vers une table. Se tournant pour voir ce que faisait le soldat, elle constata qu'il la réprimandait et un autre serveur vint prendre sa commande.

Maintenant qu'ils étaient installés, seuls, elle le regarda de nouveau, cherchant ses yeux qui semblaient la fuir désormais... qu'avait-elle dit? Ou au contraire, y avait-il quelque chose qu'elle aurait du dire? Elle essaya de se souvenir, il estimait être un homme que l'on ne pouvait pas épouser, à cause de son travail tout ça... elle trouvait son argument assez juste, pourtant, il n'était pas le seul et unique soldat au monde, et beaucoup d'entre eux étaient mariés non? Du moins elle le supposait, il était le premier qu'elle avait appris à connaître... puis, il disait que les femmes en général se sauvaient lorsqu'elles avaient eu ce qu'elles voulaient, mais elle n'en n'avait rien fait... et... elle n'avait fait que lui en demander d'avantage... elle écarquilla alors les yeux, du côté d'Archélas, la vision avait du être étrange, elle avait du garder le regard perdu dans le vide pendant plusieurs secondes avant de changer ainsi d'expression. Elle recula alors pour se plaquer contre son dossier... oui, au final, elle s'était comportée comme les autres, et il aurait finalement préféré qu'elle parte, ça lui aurait évité de se justifier.

Puis il mentionna le fait que la voleuse avait pris sa bourse, elle eut un petit sourire gêné... elle avait quelques sous en poche, de quoi payer le petit déjeuner, mais pas assez pour la chambre... visiblement, il proposait de filer à la sauvette si elle avait bien compris, mais cette fois, elle refusait de faire une mauvaise interprétation et donc, ne dit rien... elle haussa juste les épaules en douceur


« Je... je peux au moins payer le petit déjeuner... ça peut te faire gagner du temps...»

Elle lui sourit, puis se pencha en avant, dissimulant cependant son décolleté en mettant ses bras devant

« Archélas... je veux te revoir... pas... pas forcément... pour ça... » elle se remit à rougir... il s'était mis à nu avec elle, elle devait le faire aussi, elle le méritait... et s'il se moquait d'elle, ben tant pis « tu sais... je n'ai pas l'habitude non plus.. des hommes... en général, ils me fuient alors... c'est... plus facile de faire comme si ça ne comptait pas... mais... » les mots se perdirent dans sa gorge... pourquoi ne pouvait-elle pas le dire? Oui avec lui ça avait été différent, oui avec lui c'était nettement mieux parce qu'elle n'avait pas eu à mentir ou se cacher ou à se réfréner... oui le regarder dormir pendant cette simple minute au moment où elle s'était réveillée la première lui avait réchauffé le coeur plus que la nuit entière... de l'amour? Nan quand même pas... une attirance physique, c'est sur... et elle était simplement bien. Ca changeait tellement.

Elle jouait avec ses cheveux lorsque le serveur lui apporta ses oeufs brouillés avec du pain et un verre de lait... elle poussa le tout sur le côté quelques secondes puis pencha la tête avant de finalement se mettre à rire tristement


« On fait une belle paire toi et moi... aussi peu doués l'un que l'autre je pense...» finalement elle leva les yeux pour le regarder à nouveau... elle était triste, non pas parce qu'elle ne savait pas à quoi il pensait cette fois-ci, mais parce qu'elle savait qu'elle avait fait ou dit quelque chose de mal et que probablement elle ne valait pas mieux que toutes ces femmes de joies qui se font payer ce genre de nuit. Elle but une gorgée de lait, une fine moustache blanche se dessina alors au-dessus de sa lèvre qu'elle essuya du revers de sa main. En temps normal, elle l'aurait léché, mais elle ne voulait plus prendre le risque de passer pour une simple aguicheuse... elle se rendit compte qu'elle n'avait plus faim, mais elle devait manger pour pouvoir rentrer à Banba... mais voulait-elle seulement rentrer? Elle leva de nouveaux les yeux, elle voulait lui demander ce qu'il allait faire, où il comptait se rendre... et... si elle pouvait venir avec lui? Mais non... il était un soldat... oh, elle était sure qu'elle pourrait lui être utile, surtout sous sa forme guépard... mine de rien, elle avait déjà vu des soldats avec des chiens, alors un soldat qui aurait carrément un morphe... ça aurait pu le faire.. mais elle savait qu'il refuserait... il l'avait dit, il était solitaire. Elle piqua donc un morceau d'oeuf avec sa fourchette et le mit à sa bouche, avant d'avaler avec difficulté... par moment sa bouche s'ouvrait pour pouvoir poser ces questions qui lui brûlaient les lèvres, mais il était trop tard... elle le sentait...

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Re: S.O.S Demoiselle en détresse ?

Messagepar Archélas Ages » 08 Jan 2011, 02:38

« Non. Le gérant me connaît, il me fera crédit. Je ne te l'ai pas dit pour que tu paie. »

Il croisa les bras. Il ne savait pas trop quoi dire, et contrairement à d'habitude, ça le rendait nerveux. Il fallait qu'il occupe le silence par des mots, c'était comme si c'était vital. Trouver un sujet. N'importe quoi. Est-ce que sa chaise était confortable ? Non, un peu plus élaboré quand-même. Heureusement, elle trouva quelque chose avant lui, sans quoi il aurait été capable de débattre sur la couleur des rideaux... bien qu'après avoir entendu les premiers mots de Ceithli, il aurait préféré... Il se raidit et ses sourcils se froncèrent, mais il ne se déroba pas. Il absorba toute la phrase comme une éponge et la mâchonna. C'était plus simple lorsqu'il n'y avait pas beaucoup de paroles à démêler. Il baissa les yeux, trouvant tout à coup un intérêt tout particulier à détailler les nervures de la table. Elle avait raison. Elle avait un millier de fois raison. Mais lui, il n'était plus disposé à discuter. Borné comme un adolescent en pleine crise qui refuse de concevoir une autre réalité que la sienne. Muet comme un cas psychiatrique incapable de s'exprimer malgré ses efforts. Seule la couleur cramoisie de ses oreilles témoignait que les mots avaient atteint leur destinataire. Le silence pesait, lourd et accusateur, comme si l'auberge entière – pourtant quasiment vide – s'était subitement peuplé d'une centaine de personnes qui le regardaient et murmuraient les pires choses à son sujet. Comme s'ils savaient ce qu'il pensait et avait pensé. Ce qu'il ressentait, ce qu'il aurait aimé dire, et qui ne voulait pas franchir le seuil de ses lèvres. Boudeur. Obstinément boudeur.

Il délaissa les dessins du bois pour s'intéresser aux petits tas informes formés par les œufs, puis à la crème paresseuse qui glissait à la surface du lait. En fin de compte, il regretta de n'avoir rien commandé. Il n'avait pas faim, mais en mettre le maximum dans sa bouche aurait été une excuse toute trouvée pour garder le silence. Il lui avait servit un sourire. Il avait tout fait pour adopter un ton détaché. Et elle... elle avait deviné malgré tout. Ça... c'était vexant ! Lorsqu'il daigna enfin relever le menton, ce fut pour jeter un coup d'œil circulaire. Un client solitaire sirotait une boisson suspecte au saut du lit, l'air ensommeillé. Probablement l'un de ces types à dormir le jour et à travailler la nuit. Une jeune fille d'à peine quatorze ans passait le balais avec énergie, et de l'autre côté de son comptoir, le gérant essuyait ses verres méthodiquement. Mais il n'y avait personne pour le regarder et l'accuser de toutes les perfidies, ce qui le soulagea un peu. Il croisa le regard de Ceithli et détourna aussitôt les yeux avec une gêne un peu idiote. Réflexion faite, très idiote. Aussi s'obligea-t-il à revenir en arrière, et à affronter les yeux sombres, alors qu'il n'avait eu aucun mal à y plonger quelques minutes plus tôt.

« Sans doute. » lâcha-t-il d'un ton rauque.

Il s'éclaircit aussitôt la voix, vexé qu'elle l'ait trahi, réalisant du même coup que de toute façon, il ne devait plus avoir l'air très crédible depuis le début de la conversation. Ses doigts s'enfoncèrent dans ses bras qu'il tenait toujours croisés et serrés comme jamais contre lui.

« Et... tu mets combien de temps à rejoindre Banba sous ton autre forme ? À cheval, il faut un peu plus de deux jours. Une bonne vingtaine d'heures... Tu... livre ailleurs ? »

Il s'interrompit devant la futilité affligeante de ses propos, ferma les yeux, inspira profondément. C'était comme se jeter dans le vide et faire confiance à son seul parachute, autrement dit une chose qu'on ne contrôlait pas soi-même à cent pour cent, dont on n'était pas maître... et finalement bien peu fiable.

« Je tourne souvent autour de Guttenvald, mais c'est une zone que je ne te recommande pas. J'y retourne dès aujourd'hui. Je ne sais pas vraiment où j'irai ensuite. En fait... Il baissa la voix... je n'ai plus d'unité. J'en avais une, et une mission. Et puis mes hommes ont été massacrés à Guttenvald où nous étions arrêtés pour la nuit. Les soldats n'ont jamais été les bienvenus là-bas. Ni personne d'ailleurs... Deux de mes hommes ont disparu. Volatilisés. Je cherche à comprendre et à les retrouver, mais... Enfin, autant dire qu'auprès de mes supérieurs, je n'ai plus la moindre crédibilité. J'effectue des missions sur leurs ordres, et je mène mes recherches sur mon temps libre. »

Ce qui expliquait qu'il ne rentrait pas au port. D'ailleurs, il n'avait pas de port d'attache. Il décroisa enfin les bras, mais il ne sut pas vraiment quoi en faire. Alors il les posa devant lui sur la table, un coude dans chaque main. Il failli ajouter quelque chose mais il se ravisa. Plus tard peut-être. Il était satisfait d'avoir su débiter plus de trois mots sans s'enrouer ou balbutier, mais il n'était pas certain d'avoir tablé dans le palpitant. En fait, c'était plutôt plat... d'un autre côté, c'était toujours mieux que compter les trous laissés par les termites dans le plateau de la table...

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